René, Richard, Camille Dinkel, né le à Saint-Étienne-lès-Remiremont (Vosges), est un conservateur régional des monuments historiques et ingénieur des services culturels et du patrimoine honoraire français.

Carrière et activités Après avoir obtenu son certificat d’études primaires le , un CAP d’ajusteur le , puis un CAP d’aide-comptable le , il entre le dans l’entreprise familiale de bâtiment et travaux publics, menant les chantiers d’un bout à l’autre (étude, financement, élaboration des projets, suivi jusqu’à la réalisation finale) jusqu’au , date à laquelle il est admis par concours au Centre des agents techniques du bâtiment à Colmar le .

Par ces expériences et ses différentes fonctions en entreprise et les formations au Centre de Colmar, il acquiert une formation complète qui lui permettra d’être sélectionné, le , comme Agent contractuel dans l’Agence des Bâtiments de France de Strasbourg (Bas-Rhin) (aujourd’hui Service territorial de l'architecture et du patrimoine) comme Technicien. Reçu premier au concours de Réviseur des travaux d’architecture le , il sera nommé responsable du Service technique à Versailles à partir du . Il est promu Contrôleur des travaux d’architecture (Réviseur principal), puis intégré dans le corps des Ingénieurs des services culturels et du patrimoine de classe supérieure.

Parallèlement à son activité professionnelle au Ministère de la culture et de la communication, il milite pendant près de 30 ans comme secrétaire général du syndicat national des affaires culturelles Force ouvrière (entre 1973 à 2000)Obtention de reclassements indiciaires pour les agents du corps du contrôle des travaux d’architecture, puis de dommages et intérêts, motivés par le paiement tardif des sommes dues dans le reclassement dans le corps du contrôle des travaux d’architecture. Une première dans la fonction publique qui débouchera sur les instructions n° 76-162-B du 20 décembre l976 et n° 79-146-13 du 13 octobre 1979, puis sur une circulaire du ministère du budget n°B-2B-140 du 24 octobre 1980Circulaire Ministère du budget Direction du budget , n°B-2B-140 du 24 octobre 1980 relative aux conditions d'octroi des intérêts de retard, demandés par les agents de l'État à la suite de décomptes erronés de leur rémunération d'activité ou de leur pension, réclamation recevable dans les limites de la déchéance quadriennale. Les intérêts de retard seront calculés sur la base du taux de l’intérêt légal fixé en application des dispositions de la loi n" 75-619 du 11 juillet 1975Le Quotidien du Maire Hebdo, Le journal de la décentralisation, ISSN 1155-2042, n°11, Semaine du 21 au , pages 9 et 10 : Conservation du patrimoine et un transfert de charges de plus ! Page 10. Entretien : René Dinkel, Conservateur régional d’Alsace, Secrétaire général du syndicat FO des Affaires culturelles : « Nous allons vers une délégation systématique de la maîtrise d’ouvrage. S’il y a transfert de charges, ce ne peut être, pour l’instant, que par l’intermédiaire des Conservateurs régionaux des monuments historiques, qui officient dans les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC). Ils y sont prêts, assure René Dinkel, conservateur régional d’Alsace et secrétaire général des affaires culturelles. Mais ils demandent que les élus en soient informés ». Page 11 et 12 : Entretien Hervé Quélin, Président du Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques ( Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques (GNERMH) « Les entreprises préparent la transition en montant des structures régionales ». Page 12 : Benjamin Mouton, Président de la Compagnie des Architectes en chef des monuments historiques « Je suis pessimiste, c’est le départ d’un mouvement qui ira très loin ».

Affecté en Franche-Comté, le , il exerce différentes fonctions d'assistance technique, juridique et administrative du personnel techniques des "Conservations régionales des monuments historiques de Franche-Comté - Bourgogne et Rhône-Alpes".

Nommé, à compter du en qualité de conservateur régional des monuments historiques en Provence-Alpes-Côte d'Azur puis, à partir du , en Alsace.

Le , il est nommé membre du conseil ministériel de la recherche au ministère de la culture, de la communication et des grands travaux en qualité de représentant désigné par les organisations syndicalesArrêté du 18 janvier 1991 relatif à la composition du conseil ministériel de la rechercheSchéma stratégique de la recherche au Ministère de la culture 1997-2000.

Il rejoindra l’administration centrale à compter du , comme chargé de mission auprès du Sous-directeur des monuments historiques pour notamment mettre en place un « observatoire économique des travaux sur les monuments historiquesObservatoire économique dont la création est évoquée par M. Bruno Bourg-Broc dans son avis au nom de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales sur le projet de Loi de finances pour 2012, Assemblée Nationale le , rapport au Parlement » et représentant suppléant du ministre chargé de la culture, à la commission des marchés de bâtiment et de génie civilArrêté du 29 avril 1991, journal officiel du 7 mai 1991, p.6108.

Il suit, en 1992, les cycles de perfectionnementPerspectives économiques européennes et coopération avec les États d’Europe centrale et orientale ; décentralisation et déconcentration ; management et gestion des ressources humaines ; management et changement dans la Fonction publique pour l’encadrement supérieur de l’ENA, avant d’être chargé, avec Peter Rupp, par le Conseil de l’Europe, de l’analyse des politiques nationales du patrimoine culturel dans 27 pays, analyse qui débouchera sur l’établissement d’un « Rapport sur les politiques du patrimoine culturel en Europe », repris ultérieurement pour constituer le Réseau européen du patrimoine Réseau européen du patrimoine : Rapports nationaux « Politiques nationales du patrimoine ».

René Dinkel est également l’auteur de l’Encyclopédie du patrimoine, publiée en septembre 1997, fruit de 35 années d’expérience, synthèse de ses publications et de celles qu’il a initiées avec le concours de nombreux acteurs du patrimoine (associations, laboratoires, artisans et entreprises spécialisées, experts, institutions publiques et privées…).

Il termine sa carrière en qualité d’enseignant pour la formation d’architectes du patrimoine architectural rural, mission qu’il assume à partir du , pour le compte de l'École d'architecture de Paris-La Villette et le Centre européen de formation PARTIR Centre européen de formation PARTIR (Patrimoine Architectural Rural, Techniques d’Identification et de Restauration), fonction qu’il exercera jusqu’à son départ à la retraite le .

Aujourd’hui, il contribue, au sein de plusieurs associations et sites (dont WikipédiaPage utilisateur de René Dinkel, certifiée via OTRS), aux actions de protection, conservation et mise en valeur du patrimoine.

Les formations dispensées Dans le cadre de ses diverses activités professionnelles, il a animé de nombreuses formations sur les procédures de protection et conservation du patrimoine. Cours de formation aux ingénieurs des services culturels et du patrimoine, Technicien des services culturels et des bâtiments de France et adjoints techniques des Bâtiments de France (Marchés publics ; Conservation des monuments historiques, objets mobiliers, orgues (au centre national de formation d'apprentis facteurs d'orgues à Eschau) et diverses procédures de protection ; Histoire, législation, techniques et marchés publics de restauration et construction des orgues; Hygiène et sécurité sur les chantiers; Suivi d'opérations; Responsabilités des différents acteurs, Préparations aux concours…) de 1991 à 1997. Formation des Architectes des bâtiments de France,, Centre des hautes études de Chaillot (Responsabilités des divers acteurs de la restauration et mise en valeur du patrimoine), 1995. École nationale du patrimoine (ENP), stage de formation sur le thèmeStage animé avec Eric Brottier, Technicien-Conseil en patrimoine campanaire « Connaissance et gestion du patrimoine campanaire », en . Université du Maine (Le Mans), dans le cadre du DESS « Valorisation du patrimoine culturel et développement local »Université du Maine : offres de formations DESS « Valorisation du patrimoine culturel et développement local »], de 1996 à 1999 Depuis la réforme Réforme Licence-Master-Doctorat (2003-2006) et l'harmonisation européenne des grades universitaires, les diplômes de DESS, DEST et DEA ont été remplacés par le diplôme de master, également de niveau bac+5. Les titulaires d'un DESS ont de plein droit le grade de Master (France). École nationale du patrimoine (ENP) et Direction de lArchitecture et du Patrimoine (DAPA)Stages avec Loïc Métrope et des techniciens conseils en orgues ., sur les thèmes « Conserver – restaurer : les orgues, connaissance, conservation et restauration de l'instrument et du buffet », et « Les orgues : création et animation », en 1994 et 1995. Centre européen de formation PARTIR (architectes à former au patrimoine architectural rural et aux techniques d'identification et de restauration) et chargé de cours sur le bâti ancien et sa restauration par l'école nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette de 2001 à 2003.

Distinctions Chevalier de l'ordre national du Mérite le Décret du 3 avril 1987 portant promotion et nomination, Journal officiel du 5 avril 1987, Présidence de la République. Insignes au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite remis à René Dinkel le 17 juillet 1987, par Jean-Pierre Bady, Directeur du patrimoine. Chevalier l'Ordre des Arts et des Lettres (). Nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par Jack Lang, ministre délégué à la culture. Prix du livre 1997 de La Demeure historique pour l’Encyclopédie du patrimoine ().

Vie privée Il est le d’une famille de 9 enfants, de Dinkel Antoine, René, Alphonse et de Madeleine, née Gérard. Il est marié à Denise Olivetto avec qui il a eu 3 filles. Bibliographie Ouvrages généraux personnels

Articles spécifiques aux techniques et l’archéologie des murs

Articles sur les mécanismes des savoir-faire et les procédures de restauration

Publications et communications sur le patrimoine en Europe

thumb|200px|Le glissement de terrain et les solutions techniques.

thumb|200px|Anciennes Glacières de Strasbourg. Contributions à des réflexions et ouvrages collectifs Coordination générale d'un « "Monuments Historiques Provence-Alpes-Côte d'Azur, Suivez le Guide" » , qui sera traduit en Allemand et anglais. Débats sur la réutilisation du patrimoine : restauration des ruines (projet Jean-Michel Wilmotte) : philosophie et conditions de restauration-réutilisation de ce type de patrimoine. Les Entretiens du patrimoineLes Entretiens du patrimoine et de l'architecture consacrent un vaste échange, sur le thème « Faut-il restaurer les ruines ? » en à CaenÀ cette occasion une communication de René Dinkel « Lumière sur la consolidation des murs médiévaux en Alsace », est publiée pp. 82 à 90. Maintien des Anciennes Glacières de Strasbourg. Plusieurs équipements industriels ont été conservés dans le cadre du projet d’aménagement en hôtel et ont été inscrits en 1991 sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, selon les termes de l'arrêté : « en tant qu'enveloppe de protection in situ d'un ensemble technique indissociable ». L'ensemble des machines et de leurs annexes, quant à elles, est protégé par un Classement aux Monuments Historiques (en date du ) Anciennes glacières. À l'origine d'un projet de guide des monuments historiques d'Alsace ouverts au public en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui initiera un « Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace » ouverts ou non au public et un »Manuel « Patrimoine Alsace, mode d'emploi » édité par les Éditions La Nuée bleue, / DNA en .