vignette|220px|left|Buste de Mabuchi à Hamamatsu
( - ) est un philologue et poète japonais waka de l'époque d'Edo.
Biographie Né en 1697, Mabuchi est le troisième fils d'Okabe Masanobu, prêtre shinto à Hamamatsu. Les Okabe constituent une branche inférieure du sanctuaire Kamo-jinja de Kyoto.
À l'âge de 37 ans, Mabuchi s'installe à Kyoto et devient disciple de Kada no Azumamaro tandis qu'il est au service de Tayasu Munetaki, fils du shōgun Tokugawa Yoshimune. À la suite de la mort du maître en 1736, Mabuchi déménage à Edo en 1738 où il enseigne le Kokugaku. Mabuchi fut recommandé en 1746 par Kada no Arimaro pour occuper la charge de wagaku goyō (conseiller spécial en études japonaises) auprès du clan Tayasu, poste qu'il occupa jusqu'en 1760 au service de Tayasu Munetake. Après avoir quitté ce service, il s'installa en 1764 à Hamachō, dans le quartier d'Edo de Nihonbashi, où il fonda l'académie Agatai, à laquelle il consacra activement ses dernières années, se partageant entre écriture et enseignement de ses disciples.
En 1763, alors que Mabuchi se rend au grand sanctuaire d'Ise-jingū, Motoori Norinaga le rencontre et devient son disciple. Cette seule nuit de discussions, plus tard connue comme « la nuit à Matsuzaka » est, l'unique occasion au cours de laquelle Norinaga reçoit directement l'enseignement de Mabuchi, bien que les deux hommes correspondent ultérieurement.
Un panneau explicatif se tient à l'emplacement de la résidence de Mabuchi à Edo (Hisamatsu-cho, Nihonbashi, Chūō, Tokyo). Sa tombe se trouve au cimetière Tokaiji à Shinagawa. Un musée est situé près de sa maison natale à Hamamatsu (Higashi-Iba, Hamamatsu, Shizuoka).
Situation Mabuchi conduit ses recherches dans l'esprit de l'ancien Japon par ses études du Man'yōshū et d'autres ouvrages de la littérature ancienne. Disciple de Kada no Azumamaro, Mabuchi est considéré comme un des quatre grands du Kokugaku, courant intellectuel qui s'oppose à l'étude de la tradition bouddhiste en faveur des classiques japonais.
Outre plusieurs essais sur le Kokugaku (Bun'ikō, 1762 ; Kaiko, 1764 ; Kokuikō, 1765 ; Shoikō, 1766 ; Goiko, 1769), Les travaux de Mabuchi comprennent des commentaires sur le Man'yōshū (Man’yōkō vers 1765) et d'autres œuvres de l'histoire de la littérature (Kanjikō, 1757 ; Genji monogatari shinshaku, 1758 ; Nimanabi, 1765), les norito (prières shinto), le kagura (danses shinto), le sens des poèmes et les thèmes des œuvres anciennes. Il plaide pour un retour au style de la poésie du Man'yōshū et tente de relancer le style chōka au sein de la poésie waka.
Parmi ses œuvres figure également le Noritokō (ou Noritogoto no kamuga he), rédigé en 1768, premier commentaire approfondi de l'ensemble du corpus des norito contenus dans l'Engishiki, publié cependant à titre posthume seulement en 1800 par son disciple Arakida Hisaoyu, et qui conserve aujourd'hui encore une importance historique fondamentale pour l'étude des norito.
Parmi ses disciples se trouvent Motoori Norinaga, Arakida Hisaoyu, Katō Chikage, Murata Harumi, Katori Nahiko, Hanawa Hokiichi, Uchiyama Matatsu et Kurita Hijimaro.
Sources Louis Frédéric : Japan Encyclopedia. Harvard University Press, 2002 (titre original : Japon, dictionnaire et civilisation, traduction de Käthe Roth), , . Peter Nosco: The National Learning Schools. In : William Theodore de Bary (Hrsg.): Sources of East Asian Tradition. Volume Two : The Modern Period, Columbia University Press, 2008, , et suiv.
Notes et références
Voir aussi Nationalisme japonais Keichū Ueda Akinari
Catégorie:Clan_Kamo Catégorie:Naissance à Hamamatsu Catégorie:Naissance en avril 1697 Catégorie:Décès en novembre 1769 Catégorie:Philosophe japonais du XVIIIe siècle Catégorie:Poète japonais du XVIIIe siècle Catégorie:Écrivain japonais du XVIIIe siècle Catégorie:Érudit Kokugaku Catégorie:Décès à Edo Catégorie:Décès à 72 ans