/ La famille du Pont de Ligonnès (anciennement de Molin du Pont), devenue Dupont de Ligonnès au , est une famille originaire du Vivarais, qui s'est ensuite transplantée en Gévaudan. Elle a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française le Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au , 2002, page 155..
De cette famille sont issus notamment des officiers, un vicaire général, un évêque de Rodez, des maires, un conseiller général, des chevaliers de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, ainsi que le principal suspect d'un drame familial connu comme l'« affaire Dupont de Ligonnès ».
Histoire Origine Cette famille avait pour patronyme primitif de Molin, du Mollin ou du MoulinB. de Diesbach Belleroche sur les « de Molin du Pont, Dupont de Ligonnès, Dumolin du Fraisse », 2001, 2011, 2012 et 2020 : http://www.diesbach.com/dge/ligonnes.html — nom auquel était adjoint celui de la seigneurie du Pont de Mars au Chambon-sur-Lignon, puis qui tomba en désuétude au milieu du Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, volume 5, page 332.. À la fin du Grand Siècle, les membres de cette famille ne portaient plus que le nom de leur terre du Pont ou du Pont (devenu Dupont par agglutinationAu , à la suite d'une erreur d'état civil que la famille ne fera jamais rectifier.) de Ligonnès pour la branche aînée (scindée en deux rameaux) — tandis que la cadette (éteinte au en ligne légitime) conservait le patronyme d'origine et se nommait du Molin du Fraisse.
Le premier ancêtre certain de cette famille, Pierre de Molin (ou du Moulin), seigneur du Pont de Mars (près de Saint-Agrève) en Vivarais et du Chambon au diocèse du Puy, a épousé en 1507 Anne VialateGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 15, pages 123 à 126. Il aurait été fils de Guillaume de Molin, seigneur du Pont de Mars, qui avait épousé en 1475 Alarie d'Arlempdes.
Terres et châteaux Outre ses possessions originelles en Vivarais, en 1625, un membre de cette famille hérite par alliance des terres du comté de Valon — restées, ainsi que la seigneurie du Pont de Mars, dans le rameau aîné du Pont, et ce jusqu'à son extinction au .
En 1669, le rameau cadet du Pont hérite de la terre et du château de Ligonnès, paroisse de Sablières, canton de Valgorge en Bas-Vivarais — que ce rameau devait posséder jusqu'au et dont il conserve le nom.
Durant la seconde moitié du , par héritage également, ce même rameau entre en possession du château de Pomayrols, en Rouergue (actuel département de l'Aveyron) — cédé aux Aymar de Jabrun en 1809.
En 1908, les Dupont de Ligonnès acquièrent le château de Ressouches dans le département de la Lozère — passé à l'actuelle propriétaire, Chantal Bazin de Jessey, née Dupont de Ligonnès..
Noblesse La famille fut maintenue noble sous l'Ancien Régime : les 4 et par l'intendant du Languedoc Claude Bazin de Bezons ; le par l'intendant du Languedoc Nicolas de Lamoignon.
Régis Valette retient comme principe de noblesse pour cette famille l'année 1507.
Cette famille n'a pas de titre de noblesse régulier, mais porte proprio motu les titres de courtoisie de marquis et comte de Ligonnès depuis 1754 — ainsi que de vicomte de Ligonnès.
Personnalités Dans le rameau du Pont de Ligonnès (puis Dupont de Ligonnès), on retiendra les personnalités qui suivent :
Aux Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du Dupont, ou du Pont, de Ligonnès : Antoine-Christophe de Molin du Pont, sénéchal et gouverneur du duché de Joyeuse ; Ignace du Pont de Ligonnès, maréchal des logisSous l'Ancien Régime c'était un grade de bas-officier. des mousquetaires noirs avec brevet de mestre de camp ; Raphaël Pancrace du Pont de Ligonnès, mousquetaire gris ; Charles Gabriel du Pont de Ligonnès, officier de cavalerie, commandant de la garde nationale de Mende en 1795 ; Antoine-Ignace du Pont de Ligonnès, chanoine-comte de Brioude en 1776, vicaire général de Lodève, décédé en 1806.
Aux : Édouard du Pont de Ligonnès, garde de la Porte du Roi en 1814, chevalier de la Légion d'honneur en 1815, officier, docteur en médecine, membre de la Société d'agriculture de la Lozère, conseiller général — qui avait épousé, en 1827, Sophie de Lamartine, sœur de l'écrivain Alphonse de Lamartine, l'une des plus grandes figures du Romantisme en France. Marie Marthe Dupont de Ligonnès (1840-1902), supérieure du couvent Saint-Vincent-de-Paul de Chartres de 1895 à sa mort. Charles du Pont de Ligonnès (1845-1925), officier, maire d'Auxillac (ancienne commune de la Lozère) puis, après sa démission de l'armée et son ordination, supérieur du grand séminaire de MendeLe futur de Ligonnès finança en grande partie la construction du nouveau grand séminaire ( Paul Nègre, Charles de Ligonnès — Évêque de Rodez et Vabres — 1845-1925)., vicaire général, protonotaire apostolique et évêque de Rodez et Vabres. Ce prélat a laissé son nom à la rue Monseigneur-de-Ligonnès à Mende. Bernard Dupont de Ligonnès (1865-1936), officier d'infanterie, maire de ChanacOù il a laissé son empreinte, en y ayant fait ériger une statue du Sacré-Cœur à la suite d’un vœu prononcé durant la Première Guerre mondiale. (https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/La-famille-Dupont-de-Ligonnes-plongee-dans-le-deuil-306595-3250520) en 1925 et conseiller d'arrondissement à Mende — témoin de la Grande Guerre en France puis dans les Balkans, dont les souvenirs ont été publiés en 1998 sous ce titre : Un commandant bleu horizon. Souvenirs de guerre de Bernard de Ligonnès, 1914-1917Souvenirs de guerre présentés par Yves Pourcher, Éditions de Paris, Paris, 1998..
Au : Xavier Dupont de Ligonnès (1961), recherché dans le cadre de l' « affaire Dupont de Ligonnès » — depuis la découverte, le , des corps de sa femme et de leurs quatre enfants, enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes.
Armes et devise Le rameau aîné (éteint) des du Pont portait pour armes : D'azur à un heaume d'argent accompagné de trois étoiles d'or.
Ignace du Pont, dit le comte de Vallon, seigneur du Pont (du rameau aîné), a fait enregistrer en 1696 ces armes complexes : Écartelé : au 1 de gueules à un casque taré de front d'or, accompagné de trois étoiles du même, deux en chef et une en pointe ; au 2 d'azur à trois croisettes d'or, deux et un ; au 3 d'azur à deux lévriers d'argent, accolés de sable ; au 4 d'argent à trois pals de gueules.
Les du Pont de Ligonnès puis Dupont de Ligonnès (rameau cadet, seul subsistant) ont adopté pour brisure : De gueules à un heaume d'or taré de trois-quart, accompagné de trois étoiles d'argentLe blason est visible dans la chapelle du château de Ressouches dans la commune de Chanac, possession des Dupont de Ligonnès à partir de 1908. (https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/La-famille-Dupont-de-Ligonnes-plongee-dans-le-deuil-306595-3250520).
Ces mêmes armes brisées ont été adoptées par la commune de Saint-Germain-du-Teil en hommage à Charles de Ligonnès, qui avait commandé les mobiles de Lozère pendant la Guerre franco-allemande de 1870Nos évêques — Photographies et Biographies, Imprimerie de la Croix du Nord, Lille, 1907...
Devise personnelle de Charles de Ligonnès, évêque de Rodez et de Vabres : In fidei lumine virtus.
Alliances Les principales alliances de la famille sont les suivantes : d'Arlempdes (1475), Vialate (1507), de Chalendar de Cornillon (1577), (de) Truchet, de Pouzols (1580), Chapelon (1585), de Saint-Cierge (1600), de la Baume (1625), Bonet du Fraisse (1630), de Bernard de Talode du Grail, du Roure, de Combladour (1669), de Saignard, de Fay de Gerlande, de Roux de la Loubière (1712), du Serre de la Rochette (1745), de Brun de Montesquieu, de la Roche-Négly (1792), de Lamartine (1827), de Seguin de la Tour de Reyniès, Quarré de Verneuil, Bouygues (1832), de Laulanhier (1863), Saint-René Taillandier (1900), Chabert (1926), Trabaud (1929), Bazin de Jessey (1955), Gourlez de La Motte (1956), Hodanger (1991), de Verdun, etc.
Descendance actuelle À la suite de l'« affaire Dupont de Ligonnès », cette famille n'est plus représentée en ligne masculine après le décès du et dernier marquis en 2013. Il subsiste cependant Alexandre Dupont de Ligonnès, fils illégitime d'Hubert Dupont de Ligonnès et de Catherine Moreigneaux et donc demi-frère de Xavier Dupont de Ligonnès. Par ailleurs, Christine, sœur du principal suspect, Xavier Dupont de Ligonnès, déclare ne pas croire à la mort de ses neveux. Dans un livre paru en , elle prétend que son frère n'a pas assassiné sa famille, mais que celle-ci a été exfiltrée avec lui en secret, l'assassinat n'étant qu'une couverture mise en scène par des services secrets. Cette hypothèse, qualifiée de théorie du complot. par des journalistes, a été fortement controversée, son frère Xavier étant recherché par Interpol depuis le .
Postérité Rue Monseigneur-de-Ligonnès, à Mende Blason du village de Saint-Germain-du-Teil (Lozère), en souvenir de Charles de Ligonnès
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du Dupont, ou du Pont, de Ligonnès. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, page 155. Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, tome 2, pages 204 à 205. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 5, page 332, Paris, 1934-1949. B. de Diesbach Belleroche sur les « de Molin du Pont, Dupont de Ligonnès, Dumolin du Fraisse », 2001, 2011, 2012 et 2020 : .
Articles connexes Affaire Dupont de Ligonnès Château de Ressouches (Chanac) Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Armorial des familles du Languedoc
Liens externes
* en:Dupont de Ligonnès murders and disappearance#Family