La classe Brumaire est une classe de seize sous-marins construits pour la marine nationale française peu avant la Première Guerre mondiale. Tous participent à la guerre, trois seront coulés.
Histoire
Conception La classe Brumaire est une modernisation de la classe Pluviôse. Repartant de son concept initial de sous-marins à double coque, l'ingénieur naval Maxime Laubeuf remplace les moteurs à vapeur par des moteurs diesel type MAN, afin d'améliorer le temps de plongée. Les Pluviôses mettaient environ pour plonger. C'était le temps nécessaire pour rentrer la cheminée d'évacuation des fumées des moteurs à vapeur, fermer les panneaux, purger les ballasts et passer sur les moteurs auxiliaires électriques en découplant les dynamos, ce que les Brumaires faisaient en . Cette amélioration est cependant à relativiser par le fait qu'à la même époque les sous-marins allemands exécutaient la même opération en . Il fallait au moins la moitié de l'équipage pour manipuler 18 vannes de remplissage et 30 purges sur les sous-marins français alors qu'un seul homme était nécessaire dans un u-boot.
Bien que la forme générale est reprise des Pluviôses, certaines formes extérieures sont retouchées par l'ingénieur Fernand Fenaux, permettant d'améliorer la vitesse ( en surface au lieu de et en plongée au lieu de ). On notera aussi le remplacement de 248 éléments d'accumulateurs de chacun par 124 éléments de chacun, portant la distance franchissable en plongée 84 nautiques au lieu de 27 nautiques
Les moteurs diesel type MAN seront construits sous licence par les sociétés Ateliers et Chantiers de la Loire (Nantes et St Nazaire), Sautter-Harlé (Paris), Ateliers Normand (Lorient), Etablissement d'Indret (Indret) et la Société des Moteurs Sabathé (St Étienne) selon les besoins des différents chantiers navalshttp://www.navypedia.org/ships/france/fr_ss_brumaire.htm Descriptif de la classe brumaire sur le site Navypedia. Ces moteurs connurent de nombreuses avaries du fait de difficultés de mise au point.
Comme pour les Pluviôses, les moteurs électriques seront produits par la "Compagnie Générale Electrique" (Nancy). Armement
Unités NomIndicatifChantier navalLancementMise en serviceFin de carrière.PhotoBrumaireQ60Arsenal de Cherbourg Désarmé en avril 1928 puis vendu pour la ferraille à Cherbourg le aux chantiers de démolition Cousin pour la somme de soit de 2020.150pxFrimaireQ62Arsenal de Cherbourg Condamné le . Utilisé comme cible de tir à partir du , pour être finalement vendu à Cherbourg pour la ferraille le .NivôseQ63Arsenal de Cherbourg Condamné le et vendu à Cherbourg pour la ferraille le (chantiers de démolition Cousin).150pxFoucaultQ70Arsenal de Cherbourg Touché par une bombe et grenadé par deux hydravions biplan de reconnaissance Lohner L de la marine austro-hongroise (N°132 du Lieutenant Commander Dimitrije Konjović et le N°135 piloté par Walter Železnià) à au sud de Kotor le , il n'a plus de lumière, à une voie d'eau et un début d'incendie. Il s'enfonce jusqu'à 75m de profondeur mais parvient à refaire surface. Ne pouvant relancer les moteurs sans électricité et subissant toujours des attaques aériennes, le Lieutenant de Vaisseau J. Lemaresquier ordonne l'abandon et le sabordage du navire (ouverture voies d'eau, purge ballast et mise à feu grenade type Guiraud). Aucune victime à déplorer, l'équipage fut récupéré par un torpilleur ennemi et fait prisonnier. Le Foucault sera cité à l'ordre du jour de l'Armée navale (Journal Officiel du ) et devient le premier sous-marin victime d'une attaque aérienne.EulerQ71Arsenal de Cherbourg Retiré du service le et vendu pour la ferraille à Cherbourg le pour soit de 2020 https://memorial-national-des-marins.fr/crypte-he/184363-euler Fiche du Euler sur /memorial-national-des-marins.fr.FranklinQ72Arsenal de Cherbourg Retiré du service le et vendu pour la ferraille à Bizerte le .FaradayQ78Arsenal de Rochefort Retiré du service le et vendu pour la ferraille à Bizerte le à M. Boccara .VoltaQ79Arsenal de Rochefort Retiré du service le et vendu pour la ferraille à Bizerte le .NewtonQ80Arsenal de Rochefort Désarmé le , retiré du service le et remis aux Domaines. Il est vendu à Cherbourg le à l'Union des Syndicats ouvriers de la Manche pour la somme de soit de 2020./http://sous.marins.disparus.free.fr/index.php/chants/105-newton?start=1.150pxMontgolfierQ81Arsenal de RochefortCondamné le , désarmé et vendu pour la ferraille à Cherbourg le .150pxBernoulli Q83Arsenal de Toulon Le , il entre dans le port de Kotor et détruit la poupe du destroyer austro-hongrois Czepel. Le , il percute accidentellement le U-Boot U-47 après un duel aux torpilles raté. Au cours d'une patrouille, il est probablement victime d'une mine marine et coule devant Durazzo le .. Il était commandé par le lieutenant de vaisseau Eugène Robert Defforges. Cité à l'ordre du jour de l'Armée navale (Journal Officiel du 19 juin 1915).150pxJouleQ84Arsenal de Toulon Coulé par des mines durant la bataille des Dardanelles le , sous le commandement du Lieutenant de vaisseau Aubert du Petit-Thouars de Saint-Georges. Cité à l'Ordre du jour de l'Armée navale (Journal Officiel du 6 juin 1915).CoulombQ85Arsenal de Toulon Désarmé le , retiré du service le , il servira de cible à l'aviation le . Il sera finalement vendu pour la ferraille à Toulon le (Société Pons pour la somme de soit de 2020)..150pxAragoQ86Arsenal de Toulon Retiré du service le et condamné le , il est conservé pour former le barrage de la darse des pétroliers à Toulon. Le , il devient flotteur pour la fermeture de la darse du parc à mazout et sera vendu pour la ferraille (pour 56 387 francssoit de 2020) à Toulon le à la Société de Matériel Naval du Midi..CurieQ87Arsenal de Toulon Se prend dans un filet anti-sous-marins, le en essayant d'infiltrer la principale base navale autrichienne à Pula, devant faire surface pour éviter l’asphyxie de son équipage. Canonné en surface par la marine ennemie, le lieutenant de vaisseau Gabriel O'Byrne ordonne l'abandon du navire. L'équipage est récupéré et fait prisonnier par les cuirassés ennemis. Renfloué et restauré, il reprend du service sous les couleurs austro-hongroises, avec l'indicatif U-14. Il est retourné à la France le , il reprendra le service actif jusqu'au , date de sa condamnation. Rayé des listes le , il sera vendu pour la ferraille à Toulon le à M. Caselli pour soit de 2020. Cité à l'Ordre du jour de l'Armée navale (Journal Officiel du 6 aout 1915).Le VerrierQ88Arsenal de Toulon Condamné le et retiré du service le , il est soumis en baie de la Garonne (en face du Pradet) à une expérience d'explosion sous-marine sur un fond de . Renfloué et étudié, il est vendu pour la ferraille à Toulon le .
Références
Voir aussi Sources et bibliographie
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Articles connexes Liste des sous-marins français Histoire de la marine française depuis 1789
Liens externes
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