vignette|Hôtel de ville de Haarlem tel qu’il apparaît sur un tableau du maître de Bellaert de 1460. L’hôtel de ville de Haarlem (Pays-Bas), sis sur le côté occidental de la Grand’Place (Grote Markt), apparaît comme un édifice composite, comprenant des corps de bâtiment édifiés durant l’époque médiévale, auxquels s'adjoignent des parties construites tant à la Renaissance qu'à la période classique.

Extérieurs Le cœur de l’édifice, en même temps que sa partie la plus ancienne, est constitué par un corps de logis en brique de plan rectangulaire, de cinq travées marquées par des lésènes, à corniche crénelée, qui fut construit en 1370 à l’emplacement d’un ancien castel de chasse appartenant aux comtes de Hollande et détruit par un incendie au . Le grêle beffroi, implanté sur le côté droit de ce bâtiment central, est la reconstruction à l’identique et au même endroit, réalisée en 1914, d’une tour érigée entre 1465 et 1468, mais démolie en 1772 (le couronnement du beffroi ne remonte cependant pas au-delà du début ). Se trouvent adossés perpendiculairement à ce corps de logis principal deux bâtiments présentant leur pignon sur la place, dont l’un, celui de gauche, le moins haut et le moins profond, d’allure gothique, date du , mais fut pourvu de pilastres et d’autres éléments classiques en 1633. Enfin, une aile oblongue, placée en équerre contre le flanc droit du corps de bâtiment central, de style renaissance hollandaise, fut ajoutée en 1620, puis prolongée jusqu’à la Grand’Place en 1630, d’après des plans de l’architecte d’origine gantoise Lieven de Key. Du reste, la façade tout entière fut remaniée dans un sens classique entre 1630 et 1633, ce qui se traduisit en particulier par la mise en place d’une porte d’entrée à fronton brisé, de baies à fronton et d’un balcon.

À gauche du bâtiment crénelé se trouve une porte à arc brisé, dite Pandpoort, laquelle après une cour intérieure donne entrée au cloître daté du de l’ancien couvent de dominicains ; celui-ci échut à la municipalité haarlémoise à l’avènement de la Réforme, puis fut réaffecté e.a. comme salle du conseil et bibliothèque publique..

Intérieur À l’intérieur, sont à signaler : une vaste salle à l’étage à plafond gothique ; une série de portraits des comtes de Hollande, en fait copies du de peintures murales du couvent des carmes ; la salle des échevins (Schepenzaal), aujourd'hui salle des mariages, avec un plafond peint et une cheminée ornée d'un tableau de J. de Bray ; la Vroedschapskamer, aujourd’hui vieille salle du conseil, avec deux cheminées d'environ 1620 et des tapisseries de 1629, d'après des dessins de Cornelis van Wieringen et Willem Thibaut, représentant la prise de Damiette par des croisés haarlémois en 1219 et l’extension des armoiries de la ville ; une série de portraits des seigneurs d'Orange ; enfin, plusieurs pièces présentant un intérieur remarquable, nommées Costerskamer, Justitiekamer et Wethouderskamer.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Architecture aux Pays-Bas

Bibliographie F. Bohn, Het Kabinet van Naturaliën van de Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen 1759–1866, Haarlem 1941. Wim Cerutti, Het stadhuis van Haarlem: hart van de stad, Haarlem 2001. Th. Coomans, De middeleeuwse bedelordearchitectuur in Nederland, Bulletin KNOB, , 2002, . C.W. Rooyaards, P. Jongens, H.E. Phaff, Het stadhuis van Haarlem, Haarlem, 1961. .

Haarlem Catégorie:Monument national aux Pays-Bas Catégorie:Monument à Haarlem Catégorie:Architecture classique