La Liste des personnalités liées à Jean-Jacques Rousseau est une approche complémentaire de la biographie de Jean-Jacques Rousseau, évitant de surcharger l'article principal. Jean-Jacques Rousseau a croisé de nombreux personnages plus ou moins célèbres. Les personnalités recensées sont contemporaines du philosophe-écrivain. Elles ne sont incluses dans cette liste que dans la mesure où leur relation directe ou épistolaire apporte un éclairage particulier à la vie et l'œuvre de Rousseau.
Sont donc exclus les prédécesseurs dont les œuvres auraient pu inspirer Rousseau (ce dernier ayant beaucoup lu) et les multiples commentateurs postérieurs à sa mort.
Voir :
Article principal : Jean-Jacques Rousseau Chronologie de la vie de Jean-Jacques Rousseau
A D'Alembert, (1717-1783) coresponsable de la rédaction de l'Encyclopédie, est présenté en 1749 à Jean-Jacques Rousseau par Diderot, lequel lui a confié la rédaction des articles sur la musique. En 1758, les Encyclopédistes ont déjà pris leurs distances avec Rousseau. C'est le moment où celui-ci décide de répondre par sa lettre à M. d'Alembert sur les spectacles à l'article sur Genève paru dans l'Encyclopédie. Les deux hommes sont opposés, le théâtre est immoral pour Rousseau, il reste utile pour D'Alembert, qui réplique courtoisement l'année suivante par une Lettre de M. D'Alembert à M. J.-J. Rousseau. La rupture survient rapidement du fait du caractère soupçonneux de Rousseau qui prête à son ancien ami la paternité d'une fausse lettre attribuée au roi de Prusse. D'Alembert de son côté, proche de Voltaire, finit par traiter Rousseau de fou. Claude Anet (1706-1734), neveu du jardinier de Madame de Warens à Vevey, la suit à Annecy. Il est dans la place comme homme de confiance à l'arrivée de Jean-Jacques. Il transmet à ce dernier sa passion pour la botanique. Il est devenu l'amant de Madame de Warens bien avant Rousseau. Les deux jeunes hommes se partagent les faveurs de leur maîtresse jusqu'à la mort de Claude, d'une pneumonie. Monsieur d'Aubonne est un ami de Madame de Warens ; cette dernière le charge d'évaluer les capacités de Jean-Jacques qui a alors 17 ans. Il trouve l'adolescent ignorant et borné, ce qui amène la baronne à faire entrer Jean-Jacques au séminaire d'Annecy.
B
Christophe de Beaumont (1703-1781) est archevêque de Paris lorsqu'il publie en 1762 une lettre en forme de mandement dans laquelle il condamne les propositions religieuses de l'Émile. Rousseau réplique en par sa Lettre à M. de Beaumont, où il soutient que la liberté de discussion dans les questions religieuses est plus conforme à la religion que la tentative d'imposer une croyance par la force. Famille Bernard Suzanne, mère de Rousseau Gabriel, frère de Suzanne est marié à Théodora, la tante de Rousseau ; il est à double titre l'oncle de Jean-Jacques, il en devient le tuteur après l'exil du père en 1722. Abraham, fils de Gabriel et cousin de Jean-Jacques est le condisciple de celui-ci pendant les deux années passées en pension chez les Lambercier. Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) fréquente Rousseau à partir de . Les deux hommes partagent l'amour de la nature et un certain ressentiment contre l'humanité. Au cours de longues promenades, Rousseau lui confie certaines anecdotes que Bernardin publie dans ses mémoires. Charles Bonnet (1720-1793) est un philosophe et naturaliste genevois. Il fait partie du Conseil des Deux-Cents et critique Rousseau pour son discours sur l'inégalité. Il est un adversaire irréductible de Jean-Jacques lors de son exil en Suisse. Charles Borde (1711-1781) est un écrivain lyonnais que Rousseau rencontre à Lyon en 1740 avant de se rendre à Paris. Borde lui donne quelques conseils amicaux pour son installation. Imprégné des idées de Thomas Hobbes, il s'oppose à celles de Rousseau sur le contractualisme. Les deux Discours, la Nouvelle Héloïse et lÉmile sont autant de prétextes à des échanges passionnés entre les deux hommes. James Boswell (1740-1795) est un écrivain écossais. Il rencontre Jean-Jacques à Môtiers. Thérèse Levasseur devant rejoindre Rousseau parti en Angleterre, Boswell se charge de l'accompagner depuis Neuchâtel et devient son amant au cours du voyage. Jean-Louis de Boubers, éditeur bruxellois, le premier à réaliser l'édition complète des œuvres de Rousseau en 1774, sans l'accord de ce dernier. La Comtesse de Boufflers (1724-1800), est la maîtresse du Prince de Conti et la belle-sœur de la maréchale de Luxembourg. Elle fait partie du petit cercle de la haute noblesse que fréquente Rousseau pendant son séjour à Montmorency. Au moment de sa condamnation par le Parlement de Paris, elle suggère à Jean-Jacques de se réfugier auprès de son ami David Hume en Angleterre. Rousseau s'y résout trois ans plus tard. Leurs relations se refroidissent après la querelle Rousseau-Hume, et Jean-Jacques en vient à la considérer comme l'une de ses pires ennemis. De son côté, Marie-Charlotte ne cache pas son dégoût à la lecture des Confessions. Julie-Anne Boy de La Tour (1715-1780), veuve d'un négociant lyonnais, héberge Jean-Jacques pendant son séjour à Môtiers. Fidèle amie, elle correspond avec lui pendant douze ans. Mathieu Buttafoco (1731-1806), ami de Pascal Paoli, entre en contact avec Jean-Jacques en 1764 pour lui demander de rédiger un projet de constitution pour la Corse.
C Jean-Joseph Cajot (1726-1769) écrivain français ayant critiqué l'œuvre de Rousseau et notamment l'Emile. Le Père Castel (1688-1757), est un des premiers contacts de Rousseau à son arrivée à Paris ; il s'oppose ensuite à lui. Le duc de Choiseul (1719-1785) est le principal ministre de Louis XV de 1758 à 1770, Jean-Jacques Rousseau le considère, à tort, comme l'âme du complot contre lui. Horace Coignet (1735-1821) est un compositeur lyonnais rencontré à Lyon en 1770. À la demande de Rousseau, il compose la musique de sa scène lyrique Pygmalion. François Coindet, jeune employé de banque d'origine genevoise, s'attache à Rousseau lorsque celui-ci s'installe en solitaire en 1758 à Montmorency et auquel il rend de menus services. Malgré les rebuffades régulières du grand homme, il lui garde une fidélité admirative. Étienne Bonnot de Condillac (1715-1780) est avec Diderot l'un des premiers amis de Rousseau. C'est à lui que Jean-Jacques remet un manuscrit des Dialogues : Rousseau juge Jean-Jacques en 1777. Louis François de Bourbon-Conti (1717-1776) est un mécène et l'un des protecteurs de Jean-Jacques Rousseau. Il héberge sous un faux nom le philosophe à son retour d'Angleterre pendant un an dans son Château de Trie en 1767-1768, alors que celui-ci est très isolé et perturbé par la querelle avec Hume. Monsieur de Conzié, marquis ou comte selon les auteurs, est un ami de Madame de Warens à qui il loue la propriété des Charmettes, près de Chambéry. Conzié continue à correspondre avec Rousseau après la mort de la baronne. Olivier de Corancez (1734-1810), est un journaliste. Il fréquente le Rousseau des dernières années et collabore avec lui en 1774 à un projet d'opéra resté inachevé. La Marquise de Créqui (1704-1803), entretient une longue correspondance de 25 ans avec Rousseau jusqu'à leur rupture en 1770 pour des motifs futiles de part et d'autre. Elle encourage Jean-Jacques à donner une suite à lÉmile : Émile et Sophie, les solitaires restée inachevée.
D
Richard Davenport est un riche propriétaire anglais qui héberge Jean-Jacques Rousseau pendant son séjour en Angleterre dans sa résidence de Wootton Hall, Staffordshire, du au . Madeleine Delessert (1747-1816) est la fille de Madame Boy de La Tour. Amie fidèle, Rousseau lui dédicace ses Lettres sur la botanique. Alexandre Deleyre (1726-1796), collabore à l'Encyclopédie et se lie avec Rousseau dont il devient un ardent disciple. Jacques-François Deluc (1698-1784), horloger à Genève, est membre du Conseil des Deux-Cents et chef du parti des Représentants ; c'est un partisan de Jean-Jacques Rousseau. Denis Diderot (1713-1784), rencontre Rousseau à la fin de 1742. Il s'établit une forte amitié entre les deux jeunes hommes totalement inconnus à l'époque. C'est sur la route qui le conduit en visite à Diderot enfermé au château de Vincennes en 1749 que Jean-Jacques a la fameuse illumination qui lui inspirera le Discours sur les sciences et les arts. Mais, peu à peu, les idées des deux hommes divergent notamment sur la question de la valeur de l'homme dans la société. Dans Le Fils naturel, Diderot écrit en 1757 : . Rousseau se sent attaqué et s'en offusque. Dans la première version du Contrat social, mise au point en 1760, dite « Manuscrit de Genève », Rousseau introduit une réfutation de l'article « Droit naturel » de l'''Encyclopédie, dans le chapitre « La Société générale du genre humain », qu'il supprime dans la version définitive de 1762Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, p. 452. Il y a ensuite une rupture définitive. Ils conçoivent tous les deux une grande amertume de cette rupture mais, contrairement aux amitiés brisées avec les autres encyclopédistes, ils évitent tous deux les affrontements directs. Nicolas-Bonaventure Duchesne (1711-1765), est le libraire-éditeur parisien de Jean-Jacques Rousseau (actuellement Éditions Stock). Charles Pinot Duclos (1704-1772), est un écrivain rencontré chez Madame d'Épinay, il reste un des plus fidèles amis de Rousseau. Abel Ducommun, jeune maître graveur, prend en apprentissage le jeune Rousseau en . Jean-Jacques subit les coups et les rebuffades d'un maître trop autoritaire pendant trois ans avant de fuir l'atelier en . Pierre-Alexandre Du Peyrou (1729-1794), notable de Neuchâtel, est un des plus fidèles défenseurs de Rousseau dont il est l'exécuteur testamentaire. Louise-Marie-Madeleine Dupin (1706-1799), est l'épouse du fermier général Claude Dupin. Jean-Jacques essaye de séduire la dame qui accueille ses avances avec froideur. Elle lui pardonne et emploie Rousseau comme secrétaire de 1745 à 1751. Il tient aussi le rôle de gouverneur du fils du couple, Dupin de Chenonceaux. Madame Dupin tient une cour brillante dans son château de Chenonceau, ce qui permet à Jean-Jacques d'élargir le cercle de ses connaissances. Il quitte cet emploi après avoir rédigé son Discours sur les sciences et les arts pour se rendre indépendant, mais conserve des relations amicales avec Madame Dupin.
E/F Jacqueline Faramand (1696-1777), est la nourrice de Jean-Jacques qui l’élève en même temps que sa tante Suzon. Il l'appelle affectueusement Mie Jacqueline. Elle épouse en 1733 un teinturier, Jacques Danet. Louise-Florence d'Épinay (1726-1783). C'est son amant, Dupin de Francueil, qui lui présente Rousseau, lequel devient son ami et qu'elle appelle affectueusement mon ours. Jean-Jacques lui présente à son tour le baron Grimm dont elle fait son nouvel amant. Après son retour de Genève où il s'est reconverti au protestantisme, elle met à sa disposition la petite maison de l'Ermitage que Rousseau habite en 1756-1757. Elle apprécie très peu l'aventure sentimentale restée platonique de son protégé avec sa belle-sœur Sophie d'Houdetot. Elle rompt avec Jean-Jacques et lui demande de libérer l'Ermitage. François d'Escherny (1733-1815), philosophe suisse, est un ami de Rousseau. Marie Fel (1713-1794), cantatrice, est la créatrice en 1752 du rôle de Colette dans Le Devin du village. Samuel Formey (1711-1797) est un théologien protestant, adversaire de Rousseau contre lequel il écrit plusieurs livres critiques : L'esprit de Julie, L'Anti-Émile et Émile Chrétien. Dupin de Francueil (1716-1780) est le beau-fils de Madame Dupin qui emploie Rousseau comme secrétaire. Rousseau collabore avec lui à un ouvrage de vulgarisation scientifique qui reste inachevé. C'est lui qui présente à Rousseau Mme d'Épinay , alors sa maîtresse.