Mézériat (prononciation ) est une commune française du département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Appartenant au canton de Vonnas depuis 2015, la commune des Mézériatis fait partie de la Bresse savoyarde près de la Dombes entre Mâcon et Bourg-en-Bresse.

Géographie Localisation

La commune se situe à environ vingt kilomètres de la préfecture Bourg-en-Bresse, dans la plaine de la Bresse., à la confluence entre la Veyle et l'Irance.

Communes limitrophes

Points extrêmes Nord : Les Pigots, Est : Terre du Poirier, Sud : Les Curtallins, Ouest : La Forêt,

Hydrographie

La Veyle traverse la commune d'est en ouest, notamment le bourg du village. Une partie de la rivière fait office de frontière avec Vonnas. La Morte est un bras de la Veyle qui se sépare vers le lieu-dit Chandé pour se jeter dans cette dernière quelques centaines de mètres plus loin en aval entre Montfalcon et Les Plans. L'Irance est une rivière qui forme la frontière sud de la commune avec Vandeins et se jette dans la Veyle au bourg près de la route départementale D 26. Le Bief de Cheval Queue ou de Montlessard est un ruisseau du nord du village qui forme une partie de la frontière avec Confrançon et Saint-Genis-sur-Menthon. Ce cours d'eau prend sa source au lieu-dit Brevet et se jette dans la Menthon qui va confluer quelques kilomètres plus loin avec la Veyle.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marlieux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports

Routes La route départementale traverse la commune du nord au sud et est la route principale puisqu'elle est nommée la Grande Rue dans le bourg du village. est reliée à la et rejoint le nord-est de la commune. Elle permet de rejoindre Chaveyriat ou bien Saint-Didier-d'Aussiat. De plus, elle permet de rejoindre la route départementale afin de se diriger vers Bourg-en-Bresse. Cette voie relie Marlieux au sud Pont-de-Vaux au nord. La route départementale est reliée à la et rejoint le nord de la commune. Elle permet de rejoindre le centre de Mézériat pour les poids lourds venant de Vonnas et le quartier de Vaudrenand, là où la voie se termine. La route départementale est une route en deux tronçons séparés par le . La première partie débute le long de l'église et permet aux véhicules légers de rejoindre Vonnas tandis que le seconde commence au nord de la voie ferroviaire afin de rejoindre Montfalcon, Polliat ou la route . La route départementale est une voie isolée du bourg et passe à l'est de la commune. Reliée à la à Montfalcon, elle permet de rejoindre Le Logis-Neuf à Confrançon et la route départementale par nord et les villages de Vandeins et Montcet par le sud. La route départementale traverse une petite partie de la commune au nord-est au lieu-dit les Pigots. Cette voie débute à Mâcon par le pont Saint-Laurent et prend fin dans la ville de Bourg-en-Bresse. Elle permet de rejoindre par l'ouest Saint-Cyr-sur-Menthon, Mâcon et le département de Saône-et-Loire tandis que par l'est, elle permet de rejoindre le Logis-Neuf, hameau de Confrançon, Bourg et les autres villes importantes du département.

Aucune autoroute ne traverse Mézériat. Toutefois, quatre se trouvent dans un rayon de vingt kilomètres :

l'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse, passe au nord de la commune. Deux gares de péage sont près de la commune, celle de Saint-Genis-sur-Menthon et celle de Bourg-Nord à Viriat ; l'autoroute A39 débute à Viriat dans un échangeur avec l'A40 et permet de rejoindre la préfecture jurassienne : Lons-le-Saunier ; l'autoroute A6 est une autoroute reliant Paris à Lyon et qui est accessible depuis l'A406 pour aller à Lyon et par l'A40 pour se rendre à Paris ; l'autoroute A406 est une autoroute reliant l'A40 et l'A6 et qui permet aux usagers de gagner un quart d'heure pour aller à Mâcon Sud en évitant le centre. Afin d'accéder au contournement de Mâcon, il suffit de se rendre à la gare de péage de Crottet. Cette autoroute permet d'accéder à l'A6 en direction de Lyon.

Voies ferroviaires thumb|La gare de Mézériat.

La commune est traversée par la ligne de Mâcon à Ambérieu. La gare de Mézériat est desservie par des trains TER Rhône-Alpes qui circulent sur la ligne 23, Mâcon - Bourg-en-Bresse - Ambérieu.

Pour rejoindre les grandes villes en train, il faut passer par Bourg-en-Bresse ou par Mâcon qui sont reliées aux grandes lignes.

Transport aérien

À Jasseron, dans la banlieue est de Bourg, se trouve l'aérodrome Bourg Terre des Hommes situé à une vingtaine de kilomètres de la commune. Il est utilisé pour la pratique d'activités de loisirs et de tourisme. De l'autre côté, à l'ouest, se trouve un petit aéroport à Charnay, non loin de Mâcon géré par la chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire à une vingtaine de kilomètres. Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de pour effectuer des vols vers l'international.

Transports en commun thumb|140px|Arrêt Gare SNCF.

La commune est reliée au réseau TER Rhône-Alpes grâce à la ligne 30 dont un arrêt se situe près de la gare ferroviaire.

Urbanisme Typologie Au , Mézériat est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (27,9 %), prairies (27,7 %), zones urbanisées (9,4 %), forêts (2,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestations anciennes

La première mention du village date de 927 date le recueil des chartes de Cluny Dictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr où il porte le nom de Masiriaco. Dans le même recueil, on trouve Maseriacum en 1049. En 1074, le cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon mentionne Maisiriacus et Meseriacus.

Au , plus précisément en 1224, Meisire est utilisé pour se référer à la commune d'après le cartulaire lyonnais. Une cinquantaine d'années plus tard, en 1272, Maysiriacus est le nom utilisé. Au début du siècle suivant, en 1325, Maysiria est cité dans le pouillé de Lyon alors qu'on trouve Maysiria vers 1365.

D'après les archives de l'Ain, Meyseriacus est le nom de Mézériat autour de 1443 et devient Meyssiriacus vers 1492. À la même année, on trouve le nom de Meyseria dans le pouillé de Lyon. Cinq années plus tard, le terrier des Chabeu utilise Meysseriacus pour parler du village. En 1536, Mesiriaz est le nouveau nom de la commune tandis que Meyseriaz l'est vers 1563 selon les archives de la Côte-d'Or.

Le nom actuel apparaît pour la première fois en 1656 sans accent (Mezeriat). Une variante apparaît vers 1662, Meizériat est référencé dans un des ouvrages de Guichenon. On trouve en 1665 dans les Mazures de l'abbaye royale de l'Isle-Barbe le nom de Meyseria alors qu'apparaît Meziriat dans l'enquête Bouchu.

Avant la Révolution française, Meziriat devient Méseiriat en 1734. On trouve la trace de Meizériat en 1793.

À la suite de l'absorption de Montfalcon par le village en 1795, la nouvelle commune prend le nom de Mezeriat-Montfalcon puis devient au début du siècle suivant Mézériat. On trouve toutefois dans les archives de l'Ain le nom de Meyseriat vers 1850.

Origine du nom L'origine du nom de la commune est inconnue<ref>Historique de Mézériat, sur mezeriat.fr</ref>. Plusieurs hypothèses essaient d'en donner l'origine, le nom vient peut-être de la racine celtique Meze ou Mey signifiant maison. Toutefois, il pourrait provenir du nom d'un propriétaire gallo-romain, hypothèse plausible du fait que certaines communes des environs porte le nom d'un propriétaire dont Bâgé-le-Châtel. Enfin, Mézériat proviendrait du mot latin miseria signifiant misère.

Histoire L'occupation du territoire daterait des hommes préhistoriques comme le témoignent des poypes datant de l'époque de la pierre polie.

Le village mentionné dès le , il apparaît comme paroisse et seigneurie.

En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le traité de Lyon, Mézériat intègre la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne.

Entre 1790 et 1795, elle devient une municipalité du canton de Châtillon-les-Dombes, et dépendait du district de Châtillon-les-Dombes.

Durant la Révolution française, à la suite d'un arrêté du Directoire du , la commune absorbe celle de Montfalcon, commune à l'époque de 261 habitants.