Ambrières-les-Vallées est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire.
Elle est une ville-porte du parc naturel régional Normandie-Maine et doit son nom à sa position à proximité du confluent de la Varenne, de la Mayenne et de la Colmont, rivières entre lesquelles elle s'est peu à peu développée
Géographie Localisation vignette|gauche|Vue du bourg et de l'église Notre-Dame depuis la mairie.
File:Ambrières-les-Vallées 53 vue générale.jpg| La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine dans le pays de Passais.
Cet ancien chef-lieu de canton est situé à 115 m d'altitude, à 42 km de Laval et 11 km de Mayenne.
Elle est une ville-porte du parc naturel régional Normandie-Maine et une Station verte.
Le bourg se trouve dans l'aire d'attraction de Mayenne ainsi que dans sa zone d'emploi. Elle est la ville-centre de son unité urbaine et de son bassin de vie.
Communes limitrophes
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune.
Le territoire communal est limité à l'ouest par le lit de la Mayenne, un affluent constitutif de la Maine, donc un sous-affluent de la Loire, ou un affluent direct de la Loire si l'on considère que la Maine et la Mayenne ne font qu'un, comme le traduit la proximité de leur nom et le fait que le mot Maine soit employé en amont de son confluent avec la Sarthe.
La Varenne, qui draine le centre de la commune et y est grossi des eaux du Guint et du Buron, y conflue, ainsi que la Colmont.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Fraimbault à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Le bourg est une ville-porte du parc naturel régional Normandie-Maine, reconnu géoparc mondial par l'Unesco le , labellisation qui sera officialisé en ...
Urbanisme Typologie Au , Ambrières-les-Vallées est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine d'Ambrières-les-ValléesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mayenne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,5 %), terres arables (34,9 %), zones agricoles hétérogènes (17,4 %), zones urbanisées (5,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..
Parmi ces logements, 78,1 % étaient des résidences principales, 8 % des résidences secondaires et 13,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ambrières-les-Vallées en 2022 en comparaison avec celle de la Mayenne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (8 %) supérieure à celle du département (5,3 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Ambrières-les-Vallées en 2022. Typologie Ambrières-les-Vallées. Mayenne. France entière. Résidences principales (en %)78,185,582,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)85,39,7 Logements vacants (en %)13,99,28
Projets d'aménagement En 2025 est lancé le projet de grande ampleur de réaménagement du centre du bourg structuré par la construction d'un nouvel Ehpad et la création d'un passerelle accessible aux vélos sur la Varenne, en redonnant de la cohérence du centre urbain autour des commerces, grâce à sa labellisation « Petites villes de demain »...
Voies de communication et transports La commune est desservie par la RD 23 qui lui donne accès à Mayenne et à Domfront en Poiraie.
Toponymie Attestations anciennesLéon Maître, Dictionnaire topographique du département de la Mayenne,1878. : Ambreras (1080) de Ambres (1201) de Ambreriis (1024) Ambreres (1241)
Selon Lucien Beszard"Notes de topographie mayennaise", in Bulletin de la commission historique et archéologique de la Mayenne, consultable sur Gallica., se prononce « anbrer ».
Dans le premier élément du nom, on peut reconnaître le radical de l'hydronyme gaulois ambra, dérivé d'une racine indo-européenne signifiant « eau », « humidité »Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Errance (2012)., interprétation justifiée, comme l'écrit l'abbé AngotDictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, 1900-1910. : .
Son nom est Ambrières jusqu'en 1910, puis devient Ambrières-le-Grand pour réduire les confusions postales avec la commune homonyme du département de la Marne. En 1972, la commune fusionne avec Cigné et La Haie-Traversaine et prend alors le nom d'Ambrières-les-Vallées. La Haie-Traversaine redevient commune en 1986.
Histoire
Moyen Âge L'histoire de la localité commence vers 1049. À cette époque, Guillaume le Conquérant vient de prendre Lassay. Pour répondre aux attaques d'Henri , roi de France et de Geoffroy Martel, comte d'Anjou et décide de bâtir une forteresse, sur le territoire du baron de Mayenne qui prenait parti pour son adversaire.
L'actuel hôtel de ville est élevé sur l'emplacement de cette place forte (1049-1066) assise sur un rocher escarpé et inaccessible du côté de la Varenne et bénéficiant du retranchement naturel de deux vallées et de leurs cours d'eau. Ce château est à l'origine de la ville qui se trouvait à la frontière du Maine et en avant-poste de la Normandie.
En 1199 les barons du Maine n’acceptent pas la succession de Jean sans Terre aux possessions angevines de Richard Cœur de Lion. Grâce à l’intervention du jeune Arthur de Bretagne (et avec l’appui de Philippe II Auguste et de Guillaume des Roches) Juhel III de Mayenne reçoit, donc, le château..
Les guerres féodales finies, les habitants s'installent près de l'église, sur l'autre rive de la Varenne et c'est là qu'Ambrières prend réellement son extension.
Temps modernes Vers la fin du , Ambrières est toujours une ville murée ; les vestiges des remparts limitent encore, face à la rivière, la place du château. Le , Anne Leclerc, qui était veuve de Pierre Drouet, juge général de la baronnie d'Ambrières lègue « tous ses meubles, tous ses acquêts, et la tierce partie de ses propres pour la fondation d'un hôpital où il y aura des personnes qui instruiront les jeunes enfants ».
Révolution française et Empire Pendant la tourmente révolutionnaire, Ambrières est souvent le théâtre d'opérations menées par Louis de Frotté. Ce dernier, à la tête d'une armée qui a compté jusqu'à hommes recrutés pour la plupart dans la région, étendait son action jusqu'à Domfront, Juvigny-sous-Andaine, Pré-en-Pail, Villaines-la-Juhel, Gorron et Mayenne.
Sanctionnés par des mesures cruelles, les Chouans se rebellent. Le , à 21 heures, « quinze à dix-huit hommes pénètrent dans la ville, massacrant le corps de garde, saisissent le commandant de la garde nationale, tuent sous ses yeux ceux dont ils avaient décrété la mort et l'égorgent le dernier ».
On emmène les familles suspectes en prison à Laval ou à Rochefort-sur-Loire et les administrateurs du canton n'osent plus exercer leurs fonctions. Maîtres de la ville de à , les Chouans de Frotté se font payer les fermages des biens nationaux sans oublier d'opérer des réquisitions et d'exiger une rançon de de toutes les familles qui ont un fils enrôlé dans la garde mobile.
En 1799, la division royaliste d'Ambrières est sous les ordres du baron Armand-Joseph de Commarque, chef d'état-major dans l'armée de Frotté ; on le fusille avec son chef à Verneuil.
Époque contemporaine Le , la localité subit les assauts d'une épidémie de choléra qui fait dix-neuf victimes en quelques jours. Soignés par les sœurs d'Évron, les malades reçoivent la visite de Wicart et du préfet de la Mayenne. Le fléau se termina, avec une procession en l'honneur de saint Roch, le .
De nombreuses maisons rue des Moulins, route de Gorron, routes de Oisseau et de Domfront sont détruits par les bombardements du , lors de la bataille de Normandie, après le Débarquement des Alliés. Le pont sur la Varenne est détruit par les Allemands le pour retarder l’avancée des Américains et l’église est incendiée par un obus américain pour déloger un tireur embusqué allemand..
En 1972, la commune fusionne avec Cigné et La Haie-Traversaine. La Haie-Traversaine redevient commune en 1986, puis, en 2014, la fusion-association entre Ambrières et Cigné devient une fusion simple, renforçant leur intégration . ..
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Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux