Arnold Böcklin, né le à Bâle et mort le à San Domenico di Fiesole en Italie, est un peintre, dessinateur et sculpteur suisse.
Avec Ferdinand Hodler, Max Klinger et Lovis Corinth, il est l'un des principaux représentants du symbolisme allemand, courant artistique rompant avec la peinture académique et le naturalisme de la seconde moitié du . Des surréalistes, comme Giorgio De Chirico, Salvador Dalí et Max Ernst, ont vu en lui un de leurs prédécesseurs et l'ont salué comme un .
Biographie Fils du marchand Christian Friedrich Böcklin et d'Ursula Lipp, Arnold Böcklin part s'installer en Allemagne pour étudier de à , à l'académie des beaux-arts de Düsseldorf. Il y est disciple du peintre romantique Johann Wilhelm Schirmer et rencontre également Anselm Feuerbach.
De retour en Suisse, il fait la connaissance de l'historien de l'art Jacob Burckhardt et prépare avec lui un voyage en Italie. Il s'établit à Rome, où il épouse Angela Pascucci. Il travaille de à dans cette Olympe de l'art classique, poétique et pictural.
En , il part pour Munich et, de à , enseigne comme professeur à l'École des beaux-arts de Weimar. Il quitte l'enseignement en et retourne à Rome. Il visite Naples et Pompéi, et approfondit ses inspirations artistiques.
En , rentré dans sa ville natale, il peint plusieurs fresques à sujets mythologiques pour le salon du Kunstmuseum, qui expose également plusieurs de ses tableaux.
En naît son fils Carlo, qui sera également peintre. Il part pour Florence, de nouveau attiré par l'Italie. Il y rencontre Hans von Marées et, la même année, sa fille Béatrice meurt peu de temps après sa naissance.
Il peint en la première de ses cinq versions de L'Île des morts, son tableau le plus célèbre. Serge Rachmaninov composera, en , son poème symphonique L'île des morts () d'après le tableau d'Arnold BöcklinParmi bien d'autres enregistrements, on peut signaler celui de l'Orchestre symphonique de l'U.R.S.S., sous la direction d'Ievgueni Svetlanov (Le Chant du Monde / Melodia C 01351-2)..
Il retourne en Suisse à Zurich. Atteint de ce qu'on appelle à l'époque une « maladie apoplectique » (un accident vasculaire cérébral), il part se reposer près de la mer en Italie : à la Spezia, à Lerici, à San Terenzo, puis finalement à Florence en . La Galerie des Offices lui commande un autoportrait pour sa collection particulière du corridor de Vasari.
En , il acquiert une villa dans le quartier San Domenico de Fiesole et il y meurt en . Il est enterré au cimetière des Allori de Florence.
Œuvres 1847 châteaux en ruine 1858 Pan dans les roseaux, 199.7 x 152.7, Munich, Neue Pinakothek 1865 Villa en bord de mer, huile sur toile, , Munich, Neue Pinakothek 1850 (attribué) Paysage Romain, 31.8 x 46, Metropolitan Museum of Art, New York 1872 Cléopâtre, huile sur toile (), Kunstmuseum (Bâle) 1872 Autoportrait avec la Mort jouant du violon (1872), huile sur toile (), Alte Nationalgalerie (Berlin) 1872 Vénus anadyomène, Musée d'art de Saint-Louis 1872 La Mort de Cléopâtre, Kunstmuseum (Bâle) 1872 Ulysse et Cléopâtre, huile sur toile, , Kunstmuseum (Bâle) 1875 Flora, Museum der bildenden Künste, Leipzig 1880 Ruine au bord de la mer, huile sur toile, ), Fondation Gottfried Keller, Aargauer Kunsthaus, Aarau 1880-1886 Les cinq versions de L'Île des morts 1880 : Bâle, Kunstmuseum 1880 : New York, Metropolitan Museum of Art 1883 : Berlin, Alte Nationalgalerie 1884 : détruite lors du bombardement de Rotterdam pendant la Seconde Guerre mondiale 1886 : Leipzig, Museum der bildenden Künste 1882 Le Bois sacré, Kunstmuseum (Bâle) 1883 Im Spiel der Wellen (Dans le jeu des vagues), huile sur toile (), Neue Pinakothek, Munich. 1885 Le Silence de la forêt, huile sur toile (), musée national de Poznań (Pologne). 1886 Jeux des Néréides, huile sur toile, , Kunstmuseum (Bâle) 1896 La Chasse de Diane, musée d'Orsay (Paris) 1888 Vita somnium breve, Kunstmuseum (Bâle) 1877 Les Champs Élysée, 37 x 55, Winterthour, Musée Oskar Reinhart « Am Römerholz » 1896 La Guerre, huile sur bois, , Dresde, Galerie Neue Meister et Ulysse et Polyphème, gouache sur papier, 39,1 x 143,2
1897 Bouclier avec le visage de Méduse, relief en papier mâché peint, musée d'Orsay (Paris)
1898 La Peste, huile sur bois, 149.8 x 105.1, Kunstmuseum Bâle 1871 L'Automne et la mort, 79 x 136.5, Munich, Schack Galerie.
Anecdote Otto Weisert a créé une fonte typographique de style Art nouveau en et l'a nommée Arnold Böcklin en son honneur.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie R. Andree, A. Böcklin, Die Gemälde, 1977 ; éd. 1998. H. Holenweg, F. Zelger, A. Böcklin, Die Zeichnungen, 1998. H. Kohle, « Les hallucinations d'Arnold Böcklin. L'art à l'époque de la psychologie scientifique », dans : Claire Barbillon, Catherine Chevillot, François René Martin (dir.), Histoire de l'art du (1848-1914). Bilans et perspectives, Paris 2012, . K. Schmidt et al., Arnold Böcklin, Réunion des Musées Nationaux, 2001, . .
Liens externes
. Arnold Böcklin dans Artcyclopedia. Monographie sur Projet Gutenberg.
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