La famille de Brocas de Lanauze est une famille de la noblesse du Bazadais, de l'Agenais et du MarsanCatalogue de la Noblesse Française, Régis Valette, édition 1989, , article Brocas de La Nauze (de) Guyenne et Agenais ; maintenue en 1717 (0 représentant masculin actuel connu). Au , aucune famille du nom de Brocas n'est répertoriée dans les différents Catalogues des familles subsistantes de la noblesse en France, ni à l'Association d'entraide de la noblesse française..

Histoire Origine

Elle tire son nom de la seigneurie de BrocasCette ancienne seigneurie relevait de la vicomté de Marsan. En 1680, Brocas est un fief mouvant rendant un hommage féodal au titre de la vicomté de Marsan. Voir ; notamment la fig. : « Directe (censives) et fiefs mouvants vers 1680 en Marsan d'après les fonds modernes » ; et la liste des vicomtes de Marsan.. Depuis le , différentes familles sont connues avec le patronyme de Brocas (et ses variantes)de Brocas, de Broca, de Broqua, du Broca alias Dubroca(s). Elles se répandent à l'intérieur des frontières de la Guyenne et de la Gascogne depuis leur première installation dans le proche voisinage des sires d'AlbretGuillaume du Broca (de Brocas) est attesté en 1047 comme témoins dans le Gers (Revue de Gascogne, bulletin de la société historique de Gascogne, volume 11 du 1er janvier 1870. Art. Bordes, page 559). Vers 1095-1096 : Guillaume-Amanieu est seigneur de Brocas près de Labrit. Ce Guillaume-Amanieu, son épouse Béliarde (La mention du prénom d'une épouse dans un acte d'une époque aussi lointaine, peut indiquer qu'elle était d'un rang aristocratique suffisamment important pour être citée et associée à cette donation de dîme ; voir Frédéric Boutoulle, Les femmes dans les cartulaires gascons au siècle d'Aliénor d'Aquitaine : à propos de l'exclusion des filles dotées) et leur fils Arnaud de Brocas. Ils font la donation d'une dîme à l'abbaye de Saint-Sever pour la terre de Maurans à Brocas. À cette même époque, ce Guillaume-Amanieu est donné comme témoin d'une transaction entre Pierre de Bergons et Eicard d'Aurice (voir Don Du Buisson, Historiae Monasterii S. Severi, , Jacques Dubourg, 1876). Guillaume-Amanieu "le Croisé" est attesté à la Première-croisade aux côtés de ; voir Recueil des historiens des Croisades, , . voir Chartes et documents hagiographiques de l’abbaye de Saint-Sever (Landes) : (988-1359) (Vol. 1-2), par Georges Pon et Jean Cabanot, Dax, notes n°379 et n°669 :... « Guillaume-Amanieu fait partie de la suite du vicomte de Béarn qui a participé à la Première croisade ».. Nous retrouvons depuis, différentes branches du nom de Brocas, toutes présumées être du même lignage, dont la famille de Brocas de Beaurepaire et Roche Court.. Les Brocas gravitent dans le sillage de la Maison d'Albret ; des Vicomtes de Béarn qu'ils suivent à la Première croisade puis en Espagne lors de la Reconquista ; des Vicomtes de Marsan (dont relève Brocas) ; des familles de Gabarret seigneurs de Langon ; de Bouville (Beauville), vicomtes de Bezaumes ; et des premiers seigneurs de Benauges dans l'Entre-deux-Mers. À l'intérieur des frontières de la Guyenne et de la Gascogne, sont cités des personnages du nom de Brocas, Broca et Broqua dès le début du . Le premier personnage du nom est attesté dès le Revue de Gascogne, bulletin de la société historique de Gascogne, volume 11 du 1er janvier 1870. Art. Bordes, page 559, Guillaume du Broca est attesté en 1047 (le 11 des nones de novembre), aux côtés de Géraud de Bordes et Jean de Laget dans la Charte d’une donation de la moitié de la dîme de la métairie d’Auloue par Pierre de Polignac en faveur du recteur de l’église Saint André de Pouy-Petit, au diocèse d’Auch.. Puis au , ils sont trouvés à Duras et La RéoleEn 1126 Helias Broca (Hélie de Brocas) est témoin aux côtés de Bernard de Bouville Beauville, vicomte de Bezaumes, dans un cartulaire concernant l'achat du prieuré Saint Ayrard à Duras, château de Duras (Archives Historiques du Département de la Gironde, , , , cartulaire, f° 32). En 1163, dans une sentence du roi d'Angleterre en faveur du prieur du monastère de La Réole, est nommé En Johanni Broca (noble Jean de Brocas, En ou N' devant un prénom masculin ou Na et N' devant un prénom féminin = (Dominus, noble de race) ; (Archives Historiques de la Gironde, , , cartulaire, folio 38, verso), puis encore en 1198 pour l'inféodation d'une maison par le prieur du monastère de La Réole (Archives Historiques de la Gironde, , , Cartulaire, folio 54 verso, ) est témoin en premier sur la liste : Hujus rei testes sunt : « Johannes Broca et R. filius ejus…, (noble Jean de Brocas et son fils noble R., sans doute Raimond, trouvé à La Réole en 1200/1201. En Raimond de Brocas est présent le -1201 lors d'un accord passé entre la ville de La Réole et le seigneur de Castets-en-Dorthe, près de Langon : « d'En Ramon Broqua (noble Raymond de Brocas) » fait partie des huit jurats nobles de La Réole (Archives Historiques de la Gironde, , , article 43, et Archives Historiques du Département de la Gironde, , , ), les autres jurats ou magistrats de la ville sont : En Monin de Pins, d'En Guilhem Martin, et d'En Guilhem Aysselin, et d'En Guiraut Delport, et d'En Ramon Broqua, et d'En Arnaut de Pins, et d'En Bidal Gaufre et d'En Raol del Murat, losqualz eren juratz, - tous nobles. En 1203-1204, « Auger Broquart (Auger de Brocas), P. frater ejus (P. de Brocas, sans doute Pierre), milites (chevaliers) », sont nommés comme témoins dans une Charte en Périgord de l'Abbaye de Notre Dame de Chancelade (voir Le Cartulaire de l'Abbaye de Notre Dame de Chancelade, , Louis Grillon et Bernard Reviriego, Périgueux, dans le verger des comtes de Périgord, Archives en Dordogne ). En , sont témoins d'une Charte pour La Réole : Vital et Hélie de Brocas (Vital Broca et Helias Broca) (Octave Gauban, Histoire de La Réole, La Réole, 1873, : Traité entre les Villes de La Réole, Saint Macaire et les Villes d'Agen et du Port-Sainte-Marie pour la liberté des chemins…). Le : Noble En'Arn. Brocar (Noble Arnaud de Brocas) et En'Auger Brocar (Noble Auger de Brocas) sont témoins d'une donation absolue et sans réserve faite au roi d'Angleterre , à sa femme Aliénor et à son fils Edouard, du château de Puyguilhem avec ses droits et revenus, et avec le terrain nécessaire pour y construire une bastide. (Charles Bémont, Recogniciones feodorum in Aquitania, 1914, ). Le à Bordeaux, Reconnaissance féodale de (noble) En Auger de Brocas, et (noble) En Arnaud de Brocas, jurats, pour ce qu'ils tiennent directement du roi d'Angleterre à Puyguilhem, - voir Charles Bémont, Recogniciones feodorum in Aquitania, 1914, et Archives Historiques du Département de la Gironde, , , … /… Augerius Brocard (Auger de Brocas) et Arnaldus Brocard (Arnaud de Brocas). ; dans le GersEn 1173, Raymond de Brocas (Raimundus de Brocar) est témoin avec son épouse noble Gassie de La Coltize (Na Gassion de cha Coltiza), dans une donation à l'abbaye de Gimont (Cartulaire de l'abbaye de Gimont, publié pour la Société Historique de Gascogne, par l'abbé Clergeac, Paris, Champion ; Auch, L. Cocharaux, 1905, p.31, Abbaye I.49, n° XLIX). Puis en 1184, noble Garcie du Broca (En Gassios dez Brocar), est également témoin d'une donation dans le même Cartulaire de l'Abbaye de Planselve près de Gimont (Cartulaire de l'abbaye de Gimont, publié pour la Société Historique de Gascogne, par l'abbé Clergeac, Paris, Champion ; Auch, L. Cocharaux, 1905, p.61, Abbaye I.93, n° XCIII) - voir aussi M.L. d'Armagnac Del Cer, comte de Puymège, Les vieux noms de France, 1949, .. Puis à partir du à Barsac<ref> Le , Bernardus de Broquadez, pro se Petro de Broquats, fratre Guillelmi de Broquatz… deu Castar… sunt homines (Bernard de Brocas, Pierre et Guillaume de Brocas, frères, - voir Archives Historiques de la Gironde, , , et encore à Bordeaux, le , Pierre de Broquatz (Pierre de Brocas), frère de Guillaume de Broquatz (Guillaumede Brocas), cités dans une reconnaissance de plusieurs hommes francs du Roi, habitants la prévôté de Barsac - voir Recueil d'actes relatifs à l'administration des rois d'Angleterre en Guyenne au XIIIe siècle : Recogniciones feodorum in Aquitania, Charles Bémont, Paris Imprimerie Nationale 1914, n° 638 (598) p.290.</ref> ; à Sault-de-NavaillesAttestés en 1225, 1242 et 1252 (Rôles gascons Tome Ier - N° 1096. (Année 1242) et Simon de Montfort, sa vie (120 ?-1265), page 297 Additional Charters « Querele de Saltu » N° 3299 ; British Museum, N° XV et page 300 N° XVI « Querele de Saltu », Archives Nationales J.1031, N°5, par Charles Bémont, 1884). La branche de la Famille de Brocas de Beaurepaire et Roche Court est issue de ces Brocas de Sault. ; à Orthez<ref>Attestés en 1261, jurats nobles de la ville. En 1261 - 1270 et 1301 : En Bernard et En Arnaud de Brocas : Les Brocas sont attestés dans le Martinet d'Orthez dès 1261, lors d'une transaction pour la vente d'un bois au profit de la ville d'Orthez : « En'Bernat de Brocas (noble Bernard de Brocas) » est témoin de cette transaction avec d'autres témoins tous nobles et encore en 1301. En 1270, dans la liste des six jurats nobles témoins de la Charte des Bouchers d'Orthez est à nouveau nommé « En'Bernat de Brocas » (sans doute le même). La vicomtesse Marguerite échange avec Orthez, les droits des fours contre les bois de Laquy : « N'Arnaut de Brocars » (Noble Arnaud de Brocas) est nommé parmi les Magistrats (Jurats) d'Orthez (tous portent la Particule nobiliaire EN ou N de la noblesse de race) en 1271 ; voir Yves Darrigrand, Orthez Médiéval, éditions Terres et Hommes du Sud ; et Jean-Pierre Barraqué, Le Martinet d'Orthez, édition Atlantica, </ref> ; à Saint-SeverEn 1268, Na Guiraut de Brocas (Noble dame Guiraude de Brocas) : voir : traduction charte : 1268 juillet, La Communauté de Saint Sever achète à Arnaud-Guilhem de Grabassat la dîme de Saint-Pierre de Mazères pour 450 sous de Morlans. Dans le texte, Na Guiraut de Brocas est l'épouse d'En Arnaud-Guilhem de Grabassat (?), chevalier (caver), et la propriétaire de cette dîme. Les Brocas détenaient cette dîme de date très ancienne (voir note ).. Au à RionsLe , lors d'un bail à fief, Guilhem de Brocat (Guillaume de Brocas) est témoin de cette transaction ; voir Archives Historiques de la Gironde , , . Le , lors de la vente de la seigneurie de Rions par Guilhem Seguin, alors seigneur de Rions à Berard d'Albret (Bibliothèque Nationale, Collection Doat, , ), "Maître Guilhem de Brocats (Guillaume de Brocas)" est présent et nommé parmi ceux de Rions ; il est probablement le notaire royal Guillaume de Brocas qui exerçait à Bordeaux entre 1298 et 1320. Sa signature a été relevée sur l'expédition d'une reconnaissance féodale consentie le par un saintongeais, Pey du Bosc, en faveur du prieur de l'hôpital Saint-James, pour des terres situées à Callonges, dans la paroisse de Capian près de Rions ; voir Archives Historiques de la Gironde, , reproduction des seings des notaires, signature ). Le , Guilhem de Brocat notaire public (Guillaume de Brocas, notaire royal) est témoin dans un acte relatif à la baronnie de Capian en faveur d'Arnaud-jean de Langoiran, damoiseau, pour les terres qu'il tenait en fief ; voir Société Archéologique de Bordeaux, tome XVII (17), p.78. Pour ce même Guillaume de Brocas, voir Archives Départementales Gironde, H.346. En 1340, Guillelmus de Brocatz (Guillaume de Brocas), reçoit des biens du défunt Pierre de La Roque de Rions, damoiseau, ce qui peut indiquer une parenté avec cette famille ; voir Archives Historiques de la Gironde, , .