La famille Hennequin est une famille éteinte depuis 2018 qui fut anoblie en 1359. Elle compte des personnalités militaires et ecclésiastiques de premier plan.
Généralités de la province de Champagne, originaire du Comté de Flandre, , la famille Hennequin d'Ecquevilly remonte à Pierre Hennequin, qui, l'an 1319, fit don d'une verrerie à l'église de Troyes. Il vivait en 1352, avec Jeanne de Raisy, sa femme, dont il eut deux fils, Oudinot, qui va suivre, et Guillaume Hennequin, fourrier du Roi, en 1367.
Oudinot Hennequin, né à Troyes en Champagne, fut anobli par Charles de France, duc de Normandie, alors régent de France pendant la captivité du roi Jean II, son père, en Angleterre. Les lettres d'anoblissement sont datées de Melun, le , à raison de plusieurs services signalés, rendus à l'État par le même Oudinat Hennequin, et particulièrement au camp devant Breteuil.
La famille s'est depuis illustrée, et ce pendant plusieurs siècles, dans les premières fonctions de la magistrature au parlement et à la chambre des comptes de Paris.
La postérité d'Oudinot Hennequin s'est divisée successivement dans les branches suivantes : des seigneurs de Mathau et de Blines ; des seigneurs d'Espagne et de Croissy ; des seigneurs du Perray et de Chauvigny ; des seigneurs de Dammartin ; des seigneurs d'Ozon et de La Merie ; des seigneurs de Soindre ; des seigneurs de Boinville, barons, puis marquis d'Ecquevilly, seule branche subsistante au ; des seigneurs d'Assy et de Sermoise ; des seigneurs de Pullenoy et de Gellenoncourt, comtes de Curée, barons de Flesnel et du Saint-Empire, en Lorraine, branche qui a donné un grand-chambellan de Barrois, décédé en 1740 ; des seigneurs de Lantages ; des seigneurs de Charmont et de Collaverdy, etc.
Membres notables de la famille Cette famille a donné plusieurs prélats, entre autres : Odard Hennequin de Lantage ( † ), évêque de Senlis en 1526, puis de Troyes en 1527 ; Aymar Hennequin (1543-1596), de la branche d'Assy, évêque de Rennes, en 1575, nommé à l'archevêché de Reims, dont il prêta serment au parlement, en qualité de duc et pair de France, le . Il mourut en 1596, sans avoir pris possession. Jérôme Hennequin ( † ), frère d'Aimar, fut évêque de Soissons, sacré à Borne en 1585, par le cardinal de Joyeuse : il assista aux États-généraux tenus à Paris en 1593. Elle a aussi produit des lieutenants-généraux, maréchaux de camp et brigadiers des armées du Roi, et .
Auguste Louis Hennequin, marquis d'Ecquevilly (1717-1794), seigneur de La Motte-Verigny, Gouzon, Presles, lieutenant-général des armées du Roi, chevalier du Saint-Esprit (reçu le ) Armand-François Hennequin (1747-1830), comte puis marquis d'Ecquevilly, lieutenant-général des armées du Roi, chevalier du Saint-Esprit, commandeur des ordres de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem, pair de France le . Son cousin-germain, Jules-César-Susanne Hennequin, baron d'Ecquevilly, nommé colonel de la légion de la Vendée le , maréchal-de-camp (commandant de la subdivision de la division militaire, à Marseille, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, marié (contrat signé par le roi et la famille royale, le ), avec madame la baronne de Beaumont ;
Aimable-Charles Hennequin d'Ecquevilly Aimable-Charles Hennequin (Paris, - Ville-sur-Tourbe, 1806), chevalier, puis vicomte d'Ecquevilly, était le fis cadet d'Auguste Louis Hennequin, marquis d'Ecquevilly (1717-1794).
Aimable Charles entra au service avec rang de sous-lieutenant dans le Royal-Cavalerie le , et passa successivement par tous les grades (colonel en second du régiment de Deux-Ponts dragons, en 1782, puis colonel-lieutenant du régiment du Roi-Cavalerie, le ) jusqu’à celui de maréchal-de-camp inclusivement, qu’il obtint comme retraité le . Il était aussi chevalier de Saint-Louis. La même année, il émigra en 1791 et servit à l'armée de Condé.
colonel du régiment de Jarnac, capitaine général du Vautrait, marié, le , Marie-Joséphine (1765-1810), comtesse d'Eyck, fille du comte d’Eyck, envoyé de Bavière à la cour de France. Lui-même avait été naturalisé bavarois par lettres de l’électeur palatin du , ce qui facilita son départ de France, quand les événements de la Révolution française lui parurent menaçants.
Il quitta Paris avec sa femme le , muni d’un passeport délivré par le ministre français des Relations extérieures, et se retira dans la famille de celle-ci en Bavière. Des certificats joints à leur dossier prouvent qu’ils résidèrent constamment à Munich ou à Landshut depuis le milieu de l’année 1791 jusqu’au , et que pendant ce temps ils furent toujours exceptés des mesures prises en diverses circonstances à l’égard de l’émigration française.
Cependant leurs noms avaient été inscrits sur la liste des émigrés du département de Paris en date du . On conserve aux Archives un grand nombre de pièces relatives aux démarches qu’ils firent faire en 1800 et 1801 auprès des Consuls pour obtenir leur libre retour en France (F 7 ). Dans ce dossier se trouve l’indication du domicile du vicomte d’Ecquevilly à Paris, au moment de son départ pour l’étranger : il habitait rue Neuve-Saint-Gilles, quartier du Marais.
Ses meubles avaient été transportés rue Barbette, à l’hôtel Corberon, sauf une partie qui avait été déposée chez la comtesse d’Eyck, rue des Trois-Pavillons, comme on l’a vu plus haut.
Galerie de portraits
Arbre généalogique descendant
Origines Hennequin de Villermont Athanase de Villermont (1763-1840), amiral, fondateur des Champagne Bollinger. Alexandre-Nicolas-Joseph Hennequin de Villermont (Willermont) (1796-1850), poète et écrivain. Antoine Charles Hennequin de Villermont (1815-1893), naturalisé belge, écrivain et historien, conseiller provincial de Namur. Marie de Villermont (1848-1925), artiste et dame d'œuvres. Alphonse Hennequin de Villermont (1851-1914), député permanent de la province de Namur et bourgmestre d'Ermeton.
Hennequin de Frénel Hennequin d'Ecquevilly
Hennequin de Bouville Hennequin de Vaubercy Alliances notables Les Hennequin se sont alliés aux : Famille de Marillac, famille Colbert de Terron, famille de Durfort de Civrac, famille de Nicolaï, famille Le Peletier, maison de Joyeuse, famille de La Grange d'Arquian…
Titres Cette maison a possédé plusieurs terres titrées, telles que : Le marquisat d'Ecquevilly, près de Meulan, érigé en faveur d'André Hennequin, capitaine général des toiles des chasses, tentes et pavillons du Roi, et de l'équipage du sanglier, appelé vulgairement le vautrait (charge, qui, jusqu'à la Révolution française, fut héréditaire dans cette famille) ; La baronnie de Hez, en Artois, celles de Fresnes, de Cury et des Salles, furent érigées en comté, par lettres du , en faveur de Nicolas-François, baron de Hennequin et du Saint-Empire, chambellan du duc Léopold , et grand louvetier de Lorraine et de Barrois, mort en 1740, laissant trois fils et une fille.
Châteaux, seigneuries, terres Château de Fresne (), devenu mairie d'Ecquevilly.
Terres Armoiries Image Description 100 px Hennequin de Lantage 100 px Hennequin d'Ecquevilly Vairé d'or et d'azur; au chef de gueules, chargé d'un lion léopardé d'argent. Supports : deux lions, les têtes contournées ; Aymar Hennequin (1543-1596), évêque de Rennes 150px|thumb|right|Source : vitrail de la cathédrale Saint-Pierre (Rennes).Écartelé : aux et , vairé d'or et d'azur, au chef de gueules chargé d'un lion léopardé d'argent (Hennequin) ; aux et , d'azur à la fasce d'argent chargée de trois hures de sanglier de sable, accompagnée de trois étoiles d'or, deux en chef, une en pointe (Gobaille) ; sur le tout : d'azur à la bande d'argent accostée de deux dragons d'or (Baillet) Armand-François Hennequin (1747-1830), marquis d'Ecquevilly, lieutenant-général des armées du Roi, chevalier du Saint-Esprit, pair de France Couronne : de marquis sur l'écu et de comte sur le manteau ;
Notes et références
Annexes Articles connexes Armorial des familles de Champagne Liste historique des marquisats de France ; Liens externes
Bibliographie
Pour approfondir
Catégorie:Famille noble française