Brée est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale , légale en ..
La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine.
Géographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montsûrs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Brée est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évron, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Brea en 617 et Briaco en 642.
Histoire Antiquité Brée n'était encore qu'une villa, c'est-à-dire une sorte d'exploitation agricole à l'époque de saint Bertrand du Mans, évêque du Mans, qui l'acheta de Theuobalde et qui la légua par testament à son église. Dans l'intervalle compris entre le commencement du et le , à une époque inconnue, comme la plupart des domaines de ce genre reçus ou acquis et ensuite légués par saint Bertrand du Mans, Brée était devenu paroisse sous le vocable de saint Gervais et de saint Protais.
Moyen Âge L'église fut donnée avant le à l'abbaye Notre-Dame d'Évron ; Hildebert, en 1125, ne fit que leur en confirmer la possessionL'abbé Angot indique dans sa monographie sur Brée qu'elle n'est pas mentionnée dans l'acte de restauration du comte Robert de Blois en 988, et que ce doit être entre ces deux dates qu'en fut fait le don, peut-être par l'Église du Mans, si elle en avait gardé la jouissance, ou par les héritiers de l'un des seigneurs qui s'emparèrent des terres de l'église, à la suite des guerres de cette époque et surtout dans le désordre des invasions normandes. L'abbé Angot reviendra ensuite sur la falsification historique liée au restaurateur de l'abbaye Notre-Dame d'Évron..
En souvenir ou en raison peut-être des anciens droits de l'église du Mans sur Brée, l'évêque était resté présentateur et collateur de la cure, contrairement à ce qui se faisait pour les autres prieurés ou paroisses dépendant de l'abbaye. Dans des circonstances et à une époque inconnues, les religieuses de l'abbaye du Pré avaient reçu sur Brée des droits qu'elles conservèrent jusqu'à la fin du . Elles jouissaient d'une partie des dîmes. Il est possible que l'évêque du Mans, donateur du domaine que saint Bertrand du Mans avait acquis de Theuobalde, en ait fait le partage entre les bénédictins d'Évron et les religieuses du Pré.
En effet, l'abbaye d'Évron ne semble pas avoir eu sur la paroisse de Brée, au moins du au , des droits plus étendus que ceux de l'abbesse de Saint-Julien-du-Pré. Le prieur de Neau dont Brée était fillette ne se qualifiait pas du titre de curé primitif, ni ne semble s’être jamais attribué le privilège d'officier à certaines fêtes dans l'église qui était dite relever de son bénéfice. Il jouissait seulement d'une partie des dîmes dans une proportion sensiblement semblable à la part prélevée par les religieuses du Pré. Ces droits simultanés des bénédictins d'Évron et des religieuses de Saint-Julien-du-Pré sur la paroisse de Brée amenèrent entre les deux maisons de longues difficultés qui finirent par un arrangement à l'amiable.
Depuis très longtemps, est-il dit dans un mémoire du , le curé de Brée prenait à ferme la part des dîmes de la paroisse qui ne lui appartenaient pas en propre ; il payait à ce titre 200 liv. au prieur de Neau, et 170 liv. à l'abbesse de Saint-Julien. Le seigneur de Brée prélevait sur l'ensemble de la grande dîme 36 boiss. d'avoine, mesure de Brée, 12 boiss. sur chacun des trois copartageants ; plus trois airées de paille sur la granche du presbytère. L'abbaye d'Evron, outre les droits du prieur de Neau, jouissait d'un trait de dîmes affermé au curé huit ou dix livres.
Le curé, dans un procès qui eut lieu au et dont l'abbé Angot ne connait pas l'issue, prétendait justement, il semble, que le prieur de Neau et Madame l'abbesse ne devaient dîmer que dans la seigneurie de Brée, telle qu'elle était composée anciennement, avant qu'aient été réunis sur la même tête les différents fiefs de la Bequinière (?), les Bordeaux, la Courbe, et même Veloché qui appartenait aux seigneurs de Laval. L'arrangement en vertu duquel les dîmes du fief de Veloché furent concédées à la dame de Laval est une pièce intéressante qui ne se trouve pas au cartulaire d'Évron et qu'on lira aux pièces justificatives.
Histoire féodale vignette|redresse=0.6|Armes des Brée : d'argent à deux fasces de sable au sautoir de gueulles brochant sur le tout. La châtellenie de Brée, annexée à celle de la Courbe, relevait en partie du comté de LavalL'abbé Gérault dit qu'elle relevait de l'évêque du Mans par sa baronnie de Touvoie. Notice sur Evron, ., par la châtellenie de Montsûrs, et en partie de la châtellenie d'Assé-le-Bérenger. Elle comprenait dans sa mouvance les fiefs de la Bourrelière (Brée), de la Gasnerie (Deux-Evailles), de Gerennes (Deux-Evailles), de Montchauveau (Neau), de Montoron (Saint-Jean-sur-Erve), de Trancalou (Deux-Evailles) et de Régales (Saint-Christophe-du-Luat)Léon Maître, Dictionnaire topographique de la Mayenne.. Elle avait droit de justice contentieuse, haute, moyenne et basse. « La terre de Brée, située à l'Est et à un kilomètre du bourg, était composée du château et de ses dépendances et domaine, cinq métairies, deux moulins à blé et un à foulon, les landes de Brée, la prairie de Mauconseil, que les sujets du seigneur étaient obligés de faucher, fanner, etc. moyennant un denier par jour, le bois de Brée ou le petit Hermetz, le château de Trancalou, en Deux-EvaillesGérault, Notice sur Evron, .. Actuellement le château de Brée, l'un des plus anciens du doyenné, n'a pour croisées que de simples ouvertures pratiquées dans des murailles de deux mètres d'épaisseur. Ces croisées hautes d'un mètre, larges de quarante-huit centimètres, sont évasées les unes à l'intérieur et les autres à l'extérieur. Les portes étaient en plein-cintre et les appartements petits et voûtés en moellons. On montait dans ses étages par des escaliers étroits qui subsistent en partie. Une maison de fermier a été construite contre les débris du château autour duquel régnaient des fosses immenses convertis en prairies. À quelques mètres de distance on a bâti un modeste manoir au bout duquel se trouve un vieil appartement nommé le TrésorGérault, Notice sur Evron. .. »
Les Bordeaux
Politique et administration
|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3"|
Population et société Démographie
+ Relevé des années 1779 à 1789 Année Baptêmes Garçons Baptêmes Filles Sépultures Hommes Sépultures Femmes Mariages 1779 21 23 17 26 8 1780 20 18 44 35Année de mortalité exceptionnelle qui semble avoir sévi particulièrement en novembre et décembre. 8 1781 23 14 21 20 7 1782 23 17 38 33 8 1783 15 15 20 19 6 1784 14 16 36 31 8 1785 24 28 24 18 6 1786 20 17 20 15 6 1787 17 15 18 15 7 1788 21 18 18 26 10 Total 200 181 248 228 74
On voit assez par la simple inspection de ce tableau que le nombre proportionnel des décès pour cette période n'est pas dans les conditions normales, sur ces dix années il s'en trouve trois au moins où la mortalité fut exceptionnelle et épidémique. Ce qu'il y a de plus significatif dans ce rapprochement de chiffres, c'est le nombre des naissances comparé à celui des mariages qui donne une moyenne de plus de cinq enfants par famille. Les épidémies les plus sérieuses qu'on puisse constater d'après les registres sont celles de 1584 et de 1593 ; en cette dernière année il y eut quatre prêtres à mourir.
Économie
Lieux et monuments Brée est une cité du Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne.
Châteaux vignette|Le château de la Courbe. Château de la Courbe de Brée. Château de Brée. Ancien château de Bordeaux.
Église
Cimetières Le cimetière était considéré comme une dépendance et une annexe de l'église. Bénit par les prières liturgiques il participe à la consécration du lieu saint qui autrefois le couvrait de son ombre. La procession qui chaque dimanche précède la messe se faisait alors extérieurement ; les fidèles suivaient le clergé et priaient sur la tombe de leurs parents. On signale à Brée, à la fin du , deux cimetières où se faisaient indistinctement les sépultures : le petit qui entourait l'église, et le grand où se trouvait la chapelle de la Sainte Croix. Bien que cette chapelle soit de date très ancienne, il y a lieu de croire que le petit cimetière attenant à l'église paroissiale était le cimetière primitif. À partir de l'an 1600 le grand cimetière est entièrement délaissé. Mais en 1660, au mois de juin, le petit cimetière avait été pollué. Était-ce par un acte de violence, par une sépulture d'hérétique ou d'infidèle ou par toute autre cause, on ne l'indique pas. Il ne fut réconcilié que le , par M. Amb. Foucher, curé, en vertu d'une commission de l'évêque du Mans. Dans l'intervalle on enterra soit dans le grand cimetière, soit dans l'église. En 1780, Monseigneur de Gonssans interdit comme insalubre et contraire aux ordonnances de 1776 le cimetière qui entourait l'église et on reprit le grand cimetière. Défense fut faite en même temps de relever les tombes qui dans ce dernier « empêchaient de faire les processions et d'ailleurs étaient ridicules ».
Cure et presbytère Le presbytère actuel est celui que fit construire, comme le relate son épitaphe, M. René Le Cornu. M. Chedhomme (1740-1763) y fit aménager un appartement pour un second vicaire. M. Coulleray de la Motte (1764-1770) se fit autoriser à abattre des arbres sur le domaine de la cure pour des réparations ou augmentations qu'il avait entreprises. L'aveu suivant rendu à la seigneurie de Brée en 1540, par Denys Cahouet, fera connaître quelle était l'étendue des biens affectés au curé dès cette époque. Il avoue tenir de monseigneur noble et puissant Gilles Sanglier, sieur du Bois-Rogues, de la châtellenie, terre et seigneurie de Brée, de Douesmon, des Haies Gasselin et de Chanseaulx.
Fabrique