Élodie La Villette, née Élodie Jacquier à Strasbourg (Bas-Rhin) le et morte à Saint-Pierre-Quiberon en 1917, est une artiste peintre française.
Biographie Fille d'un médecin militaire, elle recevra ainsi que sa sœur une bonne éducation et étudiera le piano et le dessin. Au cours des années 1860, les deux sœurs, Élodie et Caroline Jacquier, font leurs études au lycée de Lorient et prennent des cours de dessin avec le peintre Ernest Corroller. Ce dernier marquera de son influence la carrière des deux femmes puisqu’elles deviendront artistes peintre à leur tour, connues sous les noms respectifs d'Élodie La Villette et Caroline Espinet (1844-1910)M. Martinie, Deux sœurs peintres : Élodie La Villette, Caroline Espinet, collection « L’art du temps », 2008..
Le à Lorient, Élodie Jacquier épouse Jules La Rousse La Villette, né en 1834, lieutenant au bataillon d'apprentis fusiliers à Lorient. Elle suivra son mari dans ses changements de garnisons. En 1865, à Lorient, naît sa première fille, Aimée Marie Marguerite, qui deviendra compositrice, sous le nom de Rita Strohl. Son mari est fait prisonnier pendant cinq mois en Allemagne pendant la guerre de 1870 et c'est au cours de sa captivité qu'il apprend le violoncelle. En 1872, le couple habite Arras et Élodie La Villette suit les cours de Désiré Duboisgallica.bnf.fr..
Élodie, plus académique que sa sœur, fera une carrière brillante tandis que Caroline, plus proche des avant-gardes, n'aura pas cette reconnaissanceMusée de Morlaix, dossier de presse: Sœurs & peintres, Elodie La Villette (1842-1917), Caroline Espinet (1844-1912) à lire en ligne..
La première exposition d'Élodie La Villette a lieu à Paris en 1870.
En 1875, Élodie et son mari sont à Douai. Elle fait réaliser son portrait par Charles Demory et reçoit une médaille de au Salon annuel. L'année suivante, son époux est nommé chef de bataillon à Lorient et l'un de ses tableaux est acquis par l'État pour le musée du Luxembourg à Paris.
L'artiste participe à la création de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1881 sous la présidence d'Hélène Bertaux, puis celle de Virginie Demont-Breton. Elle en est vice-présidente.Elle fait partie de la délégation des artistes françaises présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, dans le Woman's Building K.L. Nichols, « French Women Painters: 1893 Chicago World's Fair and Exposition » (catalogue en ligne)..
Élodie La Villette reçoit une récompense à l'Exposition universelle de 1889 à Paris. En 1893, sa fille Rita Strohl donne un grand concert au profit de l'œuvre de charité maternelle à Lorient. Son gendre meurt en 1900 et sa sœur Caroline Espinet accueillera les deux filles de Rita Strohl, remariée en 1908.
Élodie La Villette est inhumée au cimetière de Saint-Pierre-Quiberon.
Salons Salon des artistes français de 1870 à 1914. Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs. de 1882 à 1916. Salon de la Société des amis des arts de Nancy de 1893 à 1910Archives municipales de Nancy, fonds privé de la Société des amis des arts et des musées (SLAAM), série 18 Z..
Expositions vignette|Photographie prise au salon de 1878 au palais des Champs-Élysées. En bas au milieu : Les falaises d'Yport par Élodie La Villette. 1991 : invitée d'honneur du Salon de la Société lorientaise des beaux-arts, et participe à l'hommage rétrospectif de 2007. 2014 : le musée des Beaux-Arts de Morlaix a consacré son exposition d'été aux deux sœurs peintres, Élodie de La Villette et Caroline Espinetlecourrier-leprogres.fr..
Œuvres dans les collections publiques
Besançon, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, dépôt du musée d'Orsay : Grève de Lohic et l'Île des Souris près de Lorient, 1876, huile sur toile, . Douai, musée de la Chartreuse : Vue du quai Fleurquin à Douai, 1875, huile sur toile, . Laval, musée du Vieux-Château : Marine, temps gris, huile sur bois, . Fécamp, musée des Pêcheries : La Falaise d'Yport, 1877, huile sur toile, . Morlaix, musée des Beaux-Arts : Chemin de Bas-fort-Blanc, 1885, huile sur toile, Paris, département des arts graphiques du musée du Louvre : Marée montante à Larmor, 1885, dessin, . Strasbourg, musée d'Art moderne et contemporain : Marine, huile sur toile, .
Autres œuvres Saint-Pierre-Quiberon, Hôtel de Ville : Le Port de pêche de Portivy, huile sur toile, . Saint-Pierre-Quiberon, Hôtel de Ville : Vue de mer, huile sur toile, .
Notes et références
Annexes
Sources . .
Bibliographie François Lotz, « Louise Madeleine Élodie La Villette », in Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 23, . . Denise Delouche, Élodie La Villette et Caroline Espinet, sœurs et peintres, éditions Palantines, 2014, 128p. .
Liens externes
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