Cossé-le-Vivien est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale ..
La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou).
Géographie Cossé-le-Vivien est situé à de Craon, à de Laval et à de Château-Gontier. La commune de Cossé-le-Vivien, dans le Haut-Anjou, fait partie de la Mayenne angevine.
Communes limitrophes
Géologie Le territoire, au sous-sol de schistes précambriensDaniel Œhlert, forme une vaste plaine sillonnée par le cours de l'Oudon et des affluents multiples qu'il y reçoit, formés pour la plupart dans les limites communales. La vallée de l'Oudon n'accuse pas une profondeur de sur les plus hautes altitudes, cotées de 75 à . Les autres vallonnements sont encore moins sensibles.
Voies Une ancienne voie, venant du gué d'Entrammes sur la Mayenne par la limite nord de Quelaines, abordait directement le bourg. Le grand chemin de Château-Gontier, distinct de la route actuelle qu'il longe suivant une orientation nord-est, est reconnaissable. Hubert Jaillot fait se croiser au bourg une route directe de Château-Gontier à Vitré et celle de Craon-Laval, sans compter un chemin de la Gravelle et un autre allant à Nuillé-sur-Vicoin.
La carte de Cassini trace la route rectifiée de Craon à Laval, celle de Cossé à la Guerche-de-Bretagne, et celle de Craon à Vitré par Cossé et la Gravelle. Les habitants, décidés sur les conseils de leur curé, à réparer « les rues du bourg aussi bien que les entrées et sorties » qui n'étaient plus praticables, obtinrent en 1733, un règlement de police ordonnant que « les levées des chemins qui ont été autrefois pavées, seront repavées, et que les autres seront au moins accommodées avec terre et cailloutage. » Le grand chemin de Cossé au Pertre est mentionné en 1598, 1611.
La traversée de Cossé était le plus mauvais passage du chemin de Craon à Laval en 1747 ; elle n'avait que la largeur d'une voiture, pleine de trous et de rocailles, creusée de 4, 5 et 10 pieds au-dessous des marges étroites qui donnaient accès aux maisons, suspendues de la sorte sur de vrais précipices. On n'améliora cette chaussée qu'un an après la réfection de la route de Craon à Laval, en 1756Ernest Laurain, Le chemin de Laval à Craon, 1905, ..
Au début du , la route de Laval à Craon est nationale ; celle de Château-Gontier à la Guerche, départementale ; des chemins de grande communication ou d'intérêt commun et quelques chemins vicinaux complètent le réseau qui relie ce gros bourg percé de rues en partie montueuses, et dont on mentionne au les hôtelleries de la Sirine, du Plat-d'Étain, du Lion d'Or, du Dauphin, etc., avec Quelaines ( à l'est) ; Cosmes ( au sud-est) ; Craon ( au sud); Athée ( au sud-ouest, vicinal) ; Ballots ( au sud-ouest) ; Méral ( à l'ouest) ; Montjean ( au nord) ; Loiron ( au nord) ; Courbeveille ( au nord) ; Astillé ( au nord-est). La voie ferrée de Laval à Nantes a une gare à du bourg.
Superficie La superficie, cadastrée en 1817 par Faverie, est de . Elle a été recalculée lors de la rénovation du cadastre à .
La paroisse était autrefois divisée en deux cantons : celui du bourg comprenant 83 métairies, « en terres labourables très bonnes et en prés » (1696) ; celui du Ressort, au-delà de l'Oudon et du Pont-Randon, « fonds médiocre, , , dont : 750 en terres labourables, 250 en pâture, 210 en prés, 97 en bois, 90 en landes et terres ingrates ». Le Ressort payait la taille à Craon dont il dépendait judiciairement ; la chapelle du Boulay servait pour une partie des villages. Louis-Julien Létard voulait en 1788 établir une paroisse dans ce canton, et le seigneur des Alleux offrait provisoirement sa chapelle et, de plus, donnait à titre définitif le terrain pour l'église, le cimetière, une maison et un domaine pour le curé.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Cossé-le-Vivien est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Cossé-le-VivienUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,2 %), prairies (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,1 %), zones urbanisées (4,4 %), cultures permanentes (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom des villages homonymes Cossé-en-Champagne et Cossé-d'Anjou - tous deux situés également dans la région Pays de la Loire, Cossé-d'Anjou se situant plus au sud, sur l'autre rive de la Loire, à proximité d'Angers - procèderaient tous deux d'un toponyme gallo-romain Cocciacum- de Coceio, Cocaium, Cozaiacum, ensuite Cossay puis Cossé. Le terme désigne le domaine d'un certain Coccius. Cette hypothèse peut aussi s'appliquer à Cossé-le-Vivien.
Le gentilé est Cosséen.
Histoire Protohistoire et Antiquité En 2019, des fouilles préventives ont permis de mettre au jour des vestiges d'habitats gaulois. à proximité du village, aux lieux-dits La Gauleyère, le Plessis et Melleray.. Plus au sud, au lieu dit Pont Randou, une voie romaine a été mise en évidencehttps://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cosse-le-vivien-53230/cosse-le-vivien-des-fouilles-mettent-au-jour-une-ancienne-voie-6434614 ouest-france.fr, À Cossé-le-Vivien, des fouilles mettent au jour une ancienne voie, 07 juillet 2019..
Enfin, une fouille archéologique antérieure a révélé, au lieu-dit Guinefolle, des vestiges des Ier et IInd siècles de notre ère, interprétés comme la pars rustica d'une villa gallo-romainehttps://www.inrap.fr/le-site-gallo-romain-de-cosse-le-vivien-en-mayenne-3469 Inrap.fr, Le Site Gallo-romain de Cossé-le-Vivien en Mayenne, 08 octobre 2012. Le site était à l'époque proche des frontières de plusieurs civitates gauloises, notamment celles des Andécaves, des Namnètes, des Riedones et des Diablintes. On peut également mentionner la proximité des Cénomans.
Féodalité et Ancien Régime La seigneurie de Cossé est vendue vers 1574, par Raphaël de Maillé de La Tour-Landry.
Les deux cantons de la paroisse avaient leur mouvance distincte.
Sous l’Ancien Régime : le canton du bourg relevait du comté de Laval. La paroisseAbbé Angot, Armorial monumental de la Mayenne, Laval, 1913. appartient au comté de Laval. ; la canton du « Ressort » était en litige : Selon les uns le « Ressort » serait passé des d'Anthenaise aux Chamaillard, aux Cheorchin, aux QuatrebarbesJeanne de Quatrebarbes en rend aveu à Jean Couesmes, seigneur de Montjean. L'aveu en est rendu au seigneur de Montjean, 1384, enfin aux La Tour-Landry et aux barons de Terchant. , seigneur de Montjean, 1407, et Jean de Landivy, son successeur en 1444, relevaient de Laval pour leurs terres et châteaux de Montjean et de Cossé. Ils se prétendirent à la fois suzerains et propriétaires. Selon les autres, le « Ressort » était une partie du fief de la baronnie de CraonIl dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.. Christophe de la Tour, en Anjou, de Clervaux, de Bourmont, protesta, prétendant que ses ancêtres, seigneurs de la Motte-Sorchin, étaient fondateurs du prieuré et de l'église, et qu'il avait droit à y mettre « ses armes en litre ».
, les renvoya devant la cour du Mans, tandis qu'André de Laval voulait que l'affaire fût jugée en cour de LavalDont les officiers étaient pensionnaires du seigneur de Laval, son frère.. André de Laval fit peindre sa litre autour de l'église.
Vers la fin du , Charles-Claude Goyon, seigneur de Terchant, proteste contre la démolition de poteaux à ses armes, à Cossé et à Ruillé. La rivalité durait encore au . Les comtes de Laval et les barons de Terchant, au , eurent de longues rivalités au sujet de leurs droits réciproques.
Le duc de la Trémoille comprend la ville et la prévosté de Cossé dans son aveu de Laval, 1674 ; il y a un fermier des droits de coutume et étalage, 1724 ; il prend le titre de seigneur patron dans la cérémonie de bénédiction et même dans l'inscription d'une cloche, 1749. Le Clerc de Terchant se plaint en 1743 de ce que les officiers du comté fassent lever la billette au bourg de Cossé, les jours de foires et de marché, et de fait les halles lui appartenaient.
Notes historiques La paroisse était constituée au , puisque les Actus pontificum Cenomannis indiquent les redevances dont elle était chargée envers l'église du Mans. En 832, Louis le Pieux ordonna que le bourg public de Cossé payât exactement les dîmes, nones et prémices à la cathédrale. Il renouvela ce décret en 840. Cossé, dans l'intervalle, était devenu bourg canonial.
Les noms anciens de localités les mieux caractérisés sont : Melleray, Thuré, Levaré, Bordé, Bapeaume, Neuville, les Alleux, Romfort, Montsion, Ligneux, Vaujoie, Montbron, Villamis, Saint-Bômer, Sainte-Plaine.