thumb|Le second manuscrit autographe de L'Infini.

L'infini (en italien L'infinito) est un poème de l'Italien Giacomo Leopardi.

Composition L'Infini a été écrit dans les années de la jeunesse du poète à Recanati (Italie), sa ville de naissance, probablement entre le printemps et l'automne 1819, et fut publié la première fois en 1825-1826Data BNF - Giacomo Leopardi, L’inifini dans la revue "Nuovo Ricoglitore". Le jeune Leopardi mène une vie solitaire dans la bibliothèque paternelle dont il dévore les ouvrages, tout en souhaitant constamment que la mort le délivre :

Lorsque Leopardi imagina L'Infini, il était assis par terre, recroquevillé sur lui-même, contre la haie peu élevée, qui, « de tout bord ou presque, / Dérobe aux yeux le lointain horizon », et le doux pays qui l'entourait de tous côté comme une mer. Pour penser l'infini, il avait besoin autour de lui d'une limite - une haie, un mur.

Forme Le poème est composé de quinze hendécasyllabes, interrompus par nombreux enjambements. Sa structure complexe est proche d'une composition musicale « Una rilettura dell Infinito », sur nuoviargomenti.net..

Texte originel {| align=center cellpadding=5px cellspacing=0 border=0 style="background-color: #EEE" | align="center" | L’INFINITO.

Sempre caro mi fu quest’ermo colle,E questa siepe, che da tanta parte Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.Ma sedendo e mirando, interminati Spazi di là da quella, e sovrumani Silenzi, e profondissima quiete Io nel pensier mi fingo; ove per poco Il cor non si spaura. E come il vento Odo stormir tra queste piante, io quello Infinito silenzio a questa voce Vo comparando: e mi sovvien l’eterno, E le morte stagioni, e la presente E viva, e il suon di lei. Così tra questa Immensità s’annega il pensier mio; E il naufragar m’è dolce in questo mare. |- | valign=bottom |

Traduction en français L’Infini.Toujours chère me fut cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer.

Postérité Ce poème a donné son titre à la revue et à la collection L'Infini'' fondée en 1983 par Philippe Sollers chez Gallimard.

Notes et références

Catégorie:Poésie du XIXe siècle Catégorie:1819 en Italie Catégorie:Poème italien Catégorie:Œuvre de Giacomo Leopardi