Cornelio Sommaruga, né le à Rome et mort le à Genève, est un juriste et diplomate suisse.

Il préside le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de 1987 à 1999, le Centre international de déminage humanitaire-Genève de 2000 à 2008, la Fondation pour le futur à Amman, Initiatives et Changement international à Caux (Suisse) et est actif dans plusieurs conseils de fondation, tels que celui de la Fondation internationale contre le cancer.

Biographie Premières années et formation Élevé par des parents profondément catholiques, Cornelio Sommaruga est resté un chrétien fervent tout au long de sa vieTémoignage de Cornelio Sommaruga devant le Centre d'études catholique de Genève le 19 novembre 2012 http://www.gichd.org/fileadmin/pdf/other_languages/french/About_GICHD/Staff/Staff_Statements_Articles/SOC-121119-Centre-Catholique-Geneve-fr.pdf. Il a été profondément influencé par ses premières années à Rome et la période pendant laquelle son père a représenté le Libéria au Vatican lui a sans doute inspiré sa vocation diplomatique et humanitaire. Malgré ce lien fort avec Rome, il a aussi des liens étroits avec le Tessin, canton d'origine de sa familleArticle de L'Hebdo « Politique : Portrait d’une famille engagée », de Clément Bürge, le 6/10/2010 http://www.carlosommaruga.ch/politique-portrait-dune-famille-engagee/.

Après des études secondaires en Italie, il a fréquenté l'Université de Zurich, où il a obtenu un doctorat en droit en 1957.

Carrière

De 1957 à 1959, Cornelio Sommaruga travaille deux ans dans le secteur bancaire à Zurich.

En 1960, il entre dans le corps diplomatique suisse.

De 1960 à 1973, il occupe successivement des postes à La Haye, Cologne, Rome et finalement à Genève, où il est chef-adjoint de la délégation suisse auprès de l'Association européenne de libre-échange (AELE), de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) et de la Commission économique pour l'Europe de l'Organisation des Nations unies (CEE/ONU), période au cours de laquelle s’affirment ses compétences de diplomate et de négociateur.

De 1973 à 1975, il est sous-secrétaire général de l'AELE à Genève.

De 1976 à 1983, il est membre de la direction de l’Office fédéral des affaires économiques extérieures à Berne d’abord comme ministre plénipotentiaire, puis à partir de 1977 comme ambassadeur, et à partir de 1980 comme ambassadeur délégué aux accords commerciaux.

De 1984 à 1987, il a été Secrétaire d'État aux affaires économiques extérieures.

De 1987 à 1999, il est nommé président du Comité international de la Croix-Rouge(CICR), organisme qui dirige et coordonne les quelque 186 associations du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, poste où il succède à . Durant son mandat, le budget et les activités internationales du CICR ont considérablement augmenté. Il a maintenu la neutralité du CICR tout en gardant des liens étroits avec tous les gouvernements des États signataires des Conventions de Genève. Une de ses initiatives marquantes a été de proposer, en 1992, « l'adoption d’un emblème additionnel, libre de toute connotation nationale, politique ou religieuse, qui serait mis à disposition des États et des Sociétés nationales qui ne peuvent adopter l’un ou l’autre des emblèmes existants Cornelio Sommaruga, « Unité et pluralité des emblèmes », Revue internationale de la Croix-Rouge, n° 796, juillet-août 1992, pp. 347-352, cité par François Bugnion dans Croix rouge, croissant rouge, cristal rouge, CICR, mai 2007, p.37 . » Il s'agissait de faire droit notamment à la réserve formulée dès 1949 par l’État d'Israël qui ne se reconnaissait ni dans la croix ni dans le croissant sans tomber dans une prolifération des emblèmes qui leur aurait fait perdre leur efficacité voire jusqu'à leur neutralité. Après quinze ans de négociations, ce nouvel emblème a finalement été adopté sous forme du Cristal rouge lors de la conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge des 20 et à GenèveFrançois Bugnion, Croix rouge, croissant rouge, cristal rouge, CICR, mai 2007, p. 60 . alt=Sépulture de Cornelio Sommaruga au Cimetière des Rois|vignette|Vue de la sépulture. Lors de sa retraite du service diplomatique, Cornelio Sommaruga préside pendant quatre ans la fondation suisse Initiatives et changement, puis, en , il devient membre fondateur et premier président d'Initiatives et changement internationalhttp://www.presclub.ch/doc/press_release_CAUX-FR_Sahnoun.pdf. À ce poste, il a pu soutenir les initiatives de paix et de réconciliation dans la région des Grands Lacs africains et au Sierra LeoneL'activité Grands Lacs d'Initiatives et Changement s'est développée sous le mandat de Cornelio Sommaruga http://www.fr.iofc.org/projets/grandslacs/historique http://cauxforum.net/sites/all/files/CFHS_2009_Welcome_Sommaruga.pdf. Il a continué pendant toute cette période à siéger dans plusieurs conseils d'administration de bienfaisance où d’entreprises.

Famille Cornelio Sommaruga a épousé Ornella Marzorati en 1957 et ils ont eu six enfants, dont Carlo Sommaruga..

Sommaruga a trouvé sa dernière demeure au Cimetière des Rois, considéré comme le Panthéon de Genève.

Distinctions

Références

Sources Livres Le CICR, le cœur et la raison, entretien avec Cornelio Sommaruga, Massimo Lorenzi, Favre, Lausanne, 1998 Oser la paix – l'audace des réconciliateurs; textes recueillis par Richard Werly et François d'Alençon, voir l'interview croisée de Cornelio Sommaruga et Mohamed Sahnoun, par François d’Alançon et Richard Wehrly, Éditions Autrement, Paris, 2011

Sites Internet

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Liens externes

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