Hambers est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale ..
La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine.
Géographie
Géographie physique Géologie Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Hambers : Granite avec nombreuses veinules d'aplite. Schistes précambriens métamorphiques, sur la rive gauche de l'Aron, avec filon de microgranulite près du moulin du Teil et aux Aulnais. A la limite Nord-Ouest de la commune, un important filon de quartz, dirigé Nord-Ouest Sud-Est joue un rôle topographique dans la crête de la Bousselière et de la Foucherie. A la Losse, on exploite pour l'empierrement des routes un intéressant porphyroïde. Tout le coin Sud-Ouest de la commune est couvert par des sables et des grès éocènes particulièrement bien développés dans les landes de Chelé, où l'on trouve, associées à ces roches, des silex meulières.
Territoire Deux massifs montagneuxAvec sommets de 219, 266, 290 mètres, au Sud, sur la butte et les landes de Montaigu ; 197, 219, 248 mètres, au Nord, dans les bois du Teil. constituent le territoire. Entre les deux, le bourg occupe une large vallée transversale137 mètres. d'où s'échappent à l'Est, remontant vers le Nord, les sources de l'Aron, tandis que celles des Deux-Évailles s'alimentent à l'Ouest et s'en vont vers le Sud.
De Jublains, une voie romaine atteignait le territoire au Sud, dans la direction d'Étiveau. La carte de Jaillot indique une route du bourg à Évron par Mézangers.
La superficie, cadastrée en 1831 par M. Ramier, est de 2 593 hectares. Miroménil indique une Terre à seigle et menus grains ; 800 arpents de taillis et de landes ; 25 métairies et 50 bordages..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Évron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Hambers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évron, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,9 %), terres arables (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (13,9 %), forêts (8 %), zones urbanisées (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Attestations anciennes Les attestations anciennes référencés par Alphonse-Victor Angot sont : Hambers, 1199 (bulle d'Innocent III) ; Parrochia de Hambers, 1210 (cartulaire de Champagne) ; Hambez, 1312 (Bibliothèque nationale de France, fr. 8.736) ; Saint-Pierre de Hambers, 1400 (Revue du Maine, t. , p. 88) ; Clericus de Hamberto, 1418. (Archives de la Sarthe, fonds municipaux 836) ; Parrochia de Hamberto, 1450 (cartulaire d'Évron) ; Hambais, 1456 (Archives nationales, R/5. 383) ; L'église Saint-Gervais de Hambère, 1534 (Lib. fundat., t. V, f. 183) ; Ecclesia de Hambertis, … de Hamberts, 1551 (Insinuations ecclésiastiques) ; Hambers (carte de Jaillot, carte cénomane, carte de Cassini).
Étymologie Hambers à Alexain () est attesté sous la forme Hambais. sur la carte de Cassini entre autres, Hambers est peut-être d'une formation analogue.
Cependant Albert Dauzat, sans citer de forme ancienne, preuve qu'il n'en connaît pas, considère qu'il s'agit de l'anthroponyme germanique Haimbert pris absolumentDENLF, p. 342a.. Ernest Nègre sans citer de forme ancienne se contente de l'explication d'Albert Dauzat.
Dans cette perspective, l'élément Ham- serait une variante de Haim- et -bers serait une altération de -bert, mais Albert Dauzat et Ernest Nègre ne disposent d'aucune forme ancienne pour appuyer cette hypothèse. On remarque en effet que dans les formes anciennes, le -t final n'apparaît pas avant le , auparavant il s'agit d'un -s ou d'un -z. Il convient donc de rapprocher Hambers de Hambers à Alexain. En ce cas, -bers est une corruption de -bais, la forme de Hambez en 1312 va d'ailleurs dans ce sens. Bais est un appellatif toponymique issu du mot gallo-roman *BĀCIS, lui-même du germanique *baki(z) « ruisseau »Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du ), éditions Klincksieck, 1982, ., du proto-germanique *bakiz « ruisseau » (allemand Bach « ruisseau ») et qui explique les terminaisons en -bais, -baix, -bez, etc. du nord de la France (ex. : Gambais, Roubaix, Wambez).
Le premier élément Ham- a souvent été expliqué par le germanique (francique) *haim « foyer, village » (anglo-saxon hām) que les spécialistes identifient dans certains toponymes terminés par -ham ou associés à l'article défini le : François de Beaurepaire, op. cit. et 132. (cf. hameau). Cependant, Ham-, en tant que premier élément, est souvent en composition avec le mot germanique *baki(z) « ruisseau », exemples : Hambye (Manche), Hembise (Somme, Cambron, et Belgique), Hembeke (Belgique)François de Beaurepaire, op. cit. et certains (Allemagne). D'autres toponymistes considèrent que Ham- représente en fait le germanique hamma « champ dans un coude de rivière »Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van Belgie, Nederland, Luxenburg, Noord Frankrijk en West Duitsland (voor 1226), Tongres, 1960, t. I, p. 441a., tous ces toponymes étant en outre situés dans une courbe ou un léger coude de rivière. C'est pourquoi on peut attribuer à ce toponyme le sens global de « ruisseau faisant un coude qui entoure un champ ».
Hambers est effectivement situé dans la courbe du ruisseau de Bias et le ruisseau du Rocher ou du Pré, affluent de la Jouanne.
Histoire Préhistoire De nombreux vestiges attestent d'une présence humaine préhistorique sur le territoire de la commune.
Les monuments mégalithiquesM. Moreau a étudié ces divers monuments dans une brochure spéciale (1875) et dans sa carte préhistorique (1878).. et les instruments de l'âge de pierre abondaient sur le territoire : à CheléLa collection en haches, percuteurs, etc., de M. Maulavé, curé de Mézangers, de l'époque Moustrienne, provient de recherches faites jusqu'aux abords de Chelé., à la Talbotière, à la Losse, au tertre de la Saulaie. Le dernier a eu sa table principale, de cinq mètres de côté, brisée avant 1815 ; celui de la Losse, dolmen haut de deux mètres, existait encore en 1822, mais a disparu depuis.
Des entassements de blocs qu'on voit près de Jauzé peuvent provenir de monuments mégalithiques renversés. Plusieurs présentent cette particularité que des rainures profondes y ont été creusées, pour les débiter, mais à une époque moderne.
Hambers possède des stations préhistoriques (Acheuléen et Moustérien), situées à la Maison-Neuve et à Eugéniville, qui se situent à la limite des communes de Mézangers et d'Hambers. Elles sont découvertes en 1874-1875 par Emile Moreau. M. Maulavé, curé de Mézangers y recueillent de nombreux vestiges préhistoriquesL'abbé Angot indique au début du qu'il est bien désirable que les échantillons — près de deux cents — qu'il a pu sauver de la rapacité des collectionneurs ne soient pas dispersés..
Antiquité Un établissement romainDont les murs étaient encore conservés sur une longueur de 15 mètres au , et qui a laissé sur le sol de nombreux débris de briques et de ciment existait dans un champ de la Talbottière, en vue de Jublains. Dans le village même, des restes importants d'une muraille romaine étaient apparents et dans plusieurs pièces de terre aux environs des substructions ont été constatées et les débris de briques tégulaires et autres étaient abondants.
Une fontaine se déverse dans le ruisseau de Biars, au fond de la vallée. L'établissement était considérable. On signale aussi dans les champs de la Romayère, sur la route de Lingé, des vestiges gallo-romains existent entre le champ dit de la Petite-Martinière et le champ BouscaultL'abbé Angot indique que le fermier a démoli au début du le reste du mur qui se continuait dans la longueur de la haie. En labourant, il a trouvé des briques à rebords et une dizaine de grosses pierres..
Les localités de noms anciens sont aussi très nombreuses : Origné, Chelé, Lingé, Jauzé, le Teil, Montaigu, Montifault, Montpion, Biard, Aulaines, Godard, Villoiseau.
Manoir La Ridelière- se situe à 1.5 km du bourg Maison de la Renaissance, avec fenêtres étagées à meneaux et lucarne à fronton, cheminées et linteau de porte sculptés d'ornements et des armoiries des seigneurs de la Broudière, qui y demeuraient. Michel Lefaux, ancien avocat aux sièges de Couptrain et de Prez-en-Pail, syndic d'Hambers, rédacteur du cahier de la paroisse en 1789 et l'un des députés chargés de le porter au Mans, habita ce logis de 1780 à 1789..