La Parisome brune (Curruca lugens) est une espèce de passereaux de la famille des Sylviidae vivant dans l'est de l'Afrique.
Étymologie Le nom scientifique de la parisome brune vient du latin , qui désignait un petit oiseau non identifié dans les écrits de Juvénal, et signifiant « en deuil ». Le nom de parisome est dérivé du latin (signifiant « à corps de mésange »), correspondant à une classification aujourd'hui désuète. Le nom de « fauvette brune » a été proposé pour rendre compte de cette nouvelle ascendance.
Description La parisome brune mesure autour de , pour un poids compris entre . Elle possède des dessus bruns, avec une couronne et des lores particulièrement sombres. Sa queue est noirâtre avec la rectrice extérieure blanche. Ses dessous sont plus clairs, avec un arrière proche du blanc grisâtre. Sa gorge et ses flancs possèdent des teintes marron. Son iris est rougeâtre, son bec noir et ses pattes grises.
La femelle est identique au mâle, et les juvéniles très similaires si ce n'est pour des couleurs un peu plus marquées et un iris brun.
Répartition et habitat
Répartition La parisome brune occupe les montagnes d'Afrique de l'Est, dans différentes zones séparées de l'Éthiopie, du Kenya, de la Tanzanie du Malawi et de la République démocratique du Congo, ainsi que certains pays frontaliers.
Habitat La parisome brune vit entre d'altitude, principalement dans des zones boisées ou des buissons ; on la trouve également dans les savanes, les jardins ou la lisière des forêts. Elle est notamment associée avec les acacias.
Écologie et comportement
Alimentation Elle se nourrit essentiellement d'insectes, en particulier de chenilles, scarabées et de pucerons. Elle peut aussi consommer des araignées, ainsi que des baies et des petites graines. Elle trouve sa nourriture dans la canopée, récupérant les insectes sur les branches.
Reproduction La parisome brune se reproduit entre avril et décembre, pondant plusieurs couvées par an. Le nid est construit par les deux parents, et consiste en un bol fait de mousses et autres végétaux, doublé d'herbe ; il est attaché avec des herbes sèches et des brindilles au sommet d'un arbre, à de hauteur. La couvée contient seulement , couvés par les deux parents pendant deux semaines. Les juvéniles quittent le nid à partir de après éclosion, devenant indépendants après environ .
Prédation La Pie-grièche fiscale est connue pour s'attaquer aux nids de parisomes, représentant une cause importante d'échec de couvée.
Systématique La parisome brune a été décrite pour la première fois par Eduard Rüppell en 1840, sous le nom Sylvia (curruca) lugens.
Selon elle se répartit en cinq sous-espèces : C. l. lugens — La sous-espèce nominale. Vit dans les hauts plateaux éthiopiens. C. l. griseiventris — Vit dans le massif du Balé. Plus sombre que lugens sur ses dessus et sa gorge, moins de blanc sur la queue. C. l. jacksoni — Vit des monts Imatong (Ouganda et Soudan du Sud) au sud du Malawi. Intermédiaire entre griseiventris et lugens, avec des dessus plus pâles et plus de blanc sur la queue. C. l. clara — Vit sur les , dans le sud de la Tanzanie. Proche de jacksoni avec une gorge plus sombre et sans motif. C. l. prigoginei — Vit et au nord-ouest du lac Tanganyika, en République démocratique du Congo. Proche de jacksoni avec des teintes ocre sur les flancs, olive sur le dos, et légèrement plus grande. Les différentes sous-espèces étaient anciennement regroupées dans le taxon Parisoma lugens, à l'exception de jacksoni qui était répertoriée sous le nom Parisoma jacksoni. Le genre Parisoma a été fusionné avec Sylvia à la suite d'une étude phylogénétique parue en 2011 ; cette étude conduit également à la séparation du genre Curruca, auquel la parisome brune est finalement rattachée.
La parisome brune et l'humain
Conservation La parisome brune est considérée comme une « préoccupation mineure » par l', vu qu'elle est relativement commune en Éthiopie.
Références
Références taxinomiques
Catégorie:Sylviidae Catégorie:Oiseau endémique de l'afromontane orientale Catégorie:Oiseau décrit en 1840