Cet article présente des personnalités notables pour leur utilisation du bondage.
Personnalités anglo-saxonnes
Alazar Dessinateur fétichiste qui a notamment créé de nombreuses BD que l'on trouve sur les librairies en ligne et pour ne citer que l'une d'entre elles : Alazar's Fetish Fantasies
Annis Dessinateur de bondagehttps://e-hentai.org/g/353368/4dd56cc96c Il est également photographe. Il se caractérise par un style extrêmement strict, avec une grande abondance de cordes de faible diamètre
thumb|Bettie Page modèle bondage découvert par Irving Klaw.|gauche
Bettie Page Célèbre modèle photographiée par le nom moins célèbre Irving Klaw. Bettie. et le film dans Bettie Page Bondage QueenScènes de bondage avec Bettie Page, filmées par Irving KlawScènes de bondage avec Bettie Page, filmées par Irving Klaw
Corey Thompson Corey Thompson
Dita Von Teese vignette|Dita Von Teese|331x331px Dita von Teese, Elle est l'ex-femme de Marilyn Manson. Elle est aussi modèle bondage, elle a posé pour Jim Weathers. Elle a fait une prestation remarquée et plébiscitée à Paris, au Crazy Horse Saloon. en février et .
Eric Stanton Eric Stanton Photographe, illustrateur, américain de son vrai nom Ernest Stanzoni. Son art tourne autour du bondage et du fétichisme. Stanton est particulièrement attaché à mettre en image la femme dominatrice. Il a collaboré avec Irving Klaw
Irving Klaw Irving Klaw, l'Amazone initiée au combat. Les femmes représentées dans la lingerie extrêmement ajustée et la hauteur des talons étaient telles qu’il s’agissait d’immobilisation et donc de bondage. Des combats de femmes-chats (cat-fights), la fessée, et des formations raffinées d'esclaves. Presque toutes ces performances ont été tirées à peu d’exemplaires dans des studios au-dessus de ceux des nouvelles stars de cinéma ou dans un espace voisin, le grenier par exemple. Au moins deux films avec Bettie Page : les bondages sur chaise et les filles dans la jungle attachées aux arbres ont traversé le monde entier. Les photos prises pendant le tournage des films étaient également vendues au magasin et dans les catalogues de vente par correspondance et le défilé bisannuel de modèles. C’est en regardant les photos de bondage d'Irwing Klaw que l’on comprend qu'à leurs débuts, les Américains ne possédaient pas les techniques du bondage japonais. « Vintage » Irving Klaw., il photographie Bettie et le film dans Bettie Page Bondage Queen
JG-Leathers thumb|JG Leathers dans une partie de sa créature|gauche « J'ai en moi cette image figée des enfants qui commencent à marcher et qui sont "contrôlés", pour éviter qu'ils fassent des bêtises. Ils sont dans un harnais relié à la main de la mère par une laisse. Cela m'a toujours captivé. Le contrôle pour moi, c'est très important. Qu'il s'agisse de mon propre contrôle ou du contrôle de ma partenaire, je suis hanté par cette image du contrôle à distance. » Ce n'est pas la seule image, dit-il : « avec mes parents nous sommes allés un jour à un show aéronautique de La Royal Canadian Air Force. Les parachutistes portaient des harnais. J'étais littéralement envoûté. Ils portaient des casques, avec des écrans de protection sur le visage. Ces écrans ressemblaient aux protections en grillage des escrimeurs. […] J'ai compris que je pouvais fabriquer la Créature avec laquelle je pourrais fusionner. Avec du latex ! Lumière ! Tout arrive ! La réalisation fut une révélation incroyable. J'ai appris les techniques du travail du cuir, du fer, de l'aluminium, du cuivre, du bois, du latex, et de l'électricité. […] Ma première Créature, le premier harnais, je l'ai fait à la ferme de mon oncle dans les écuries. Je me suis servi des harnais existants et je les ai modifiés. Dans l'écurie, il y avait un grand espace et de grandes poutres. J'ai construit un dispositif pour la suspension. Je n'avais pas compris à quel point se suspendre seul était dangereux. Mais c'était plus fort que moi et j'ai survécu. Pourquoi? je ne sais pas. J'avais alors, environ dix-sept ans. J'ai continué à dessiner pour réaliser des situations de plus en plus complexes. […] J’ai besoin de SAVOIR que je ne peux pas m’échapper seul. Et que je suis à la merci de la dominatrice, aussi cruelle qu’elle décide de l’être. Hélas, ma Créature est si compliquée que je ne peux pas être contrôlé complètement. Je suis obligé d'aider, de "diriger" la dominatrice. […] Le self bondage est possible. Mais, il est très dangereux. »
Jim Stewart thumb|upright|Démonstration de bondage suspendu au Folsom Street Fair, 2005. Jim Stewart est un homme de théâtre. Il façonna d'abord quelques objets de contrainte à usage personnel. Ces objets eurent un tel succès qu’il créa un petit atelier artisanal vers les années 1970HOUDINI CONNECTIONS. Le bouche-à-oreille fut rapide. Les commandes affluèrent du monde entier par ceux qui n’éprouvaient aucun plaisir à être ligotés, et qui recherchaient le confort dans la contrainte. L’important était pour eux de vivre cet enfermement en sachant que leur liberté ne dépendait que de leur dominant. Jim Stewart fut inspiré par toutes sortes d’objets d’enfermement, camisoles psychiatriques, minerves, cagoules. Ses cagoules étaient doublées d’un cuir souple. Jim devait son savoir-faire aux artisans des gants de boxe anglais. Ils lui avaient appris à travailler le cuir. Il fabriqua des fers d'esclave en s’inspirant des galères, les fers que l’on voit dans les vieux films tels que L'Aigle des mers. Il créa des body cages inspirées par la vierge de Nuremberg. Il créa toute sorte de harnais, des cages de cuir à suspendre, etc. Un fou de kidnapping dénommé John industrialisa les créations de Jim, qui resta uniquement le designer : aujourd'hui la marque Fetters est universellement connue. L'entreprise qu'il a créé a été reprise. Jim Stewart est toujours resté le styliste.
Jim Weather (Connu également sous son pseudo "The Weatherman") aujourd'hui actif est l'autre cofondateur du site Shortfuse avec Corey Thompson. Son influence technique et esthétique depuis les années 1990 a été considérable pour les adeptes du Bondage Moderne, à tel point que son style est assez rapidement reconnaissable pour les habitués, tout comme pour Jay Edwards ou Dominic Wolfe par exemple. Il a publié un album sous le titre de : Kinky Bondage Obsession: Best of the Bondagecafe
John Sutcliffe John Sutcliffe a servi dans la Royal Air Force. Sutcliffe aurait dessiné et conçu les costumes de Chapeau melon et bottes de cuir : il n'existe cependant aucune source pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, d'autres prétendent que c'est un certain Michel Whittaker qui les a dessinés. Ces costumes auraient donc été fabriqués par John Sutcliffe dans ses ateliers au 10 bis Dryden Street à Londres. Sutcliffe créa et publia la revue AtomAge. John Sutcliffe est un fétichiste du cuir qui décide de fabriquer des vêtements traditionnels pour la pluie mais très vite il se consacre au caoutchouc et devient le pape du « full latex », ce que Régis Jauffret appelle le « cachot souple ». La corde devient un simple accessoire, qu’il décide ou non d’ajouter à ses vêtements-cachot. Si la corde n’apparaît que peu, il faut savoir qu’à l’époque, en Angleterre, toutes publications montrant femmes ou hommes ligotés étaient passibles de graves poursuites. En publiant son magazine AtomAge, Sutcliffe favorisait le côté « vêtement prison », gas mask et fetish/bondage plutôt qu’une image explicite du bondage/ligotage. Malgré cela il fut persécuté. Au milieu des années 1980, AtomAge attira l’attention de la police et Sutcliffe fut poursuivi pour obscénité. Tout le matériel édité sur les lieux fut saisi et détruit. Les imprimeurs du journal furent également saisis et les plaques d'impression pour les magazines AtomAgeCouvertures du magazine AtomAge. disparurent. John Sutcliffe est mort prématurément à son bureau un dimanche après-midi en alors qu’il travaillait. C’est par la suite que , le magazine anglais de référence, fut créé par Tim Wooward et Tony Mitchell. Ils décidèrent de s’en tenir aux publications de vêtements mais, à nouveau, la loi fut subtilement détournée, leur magazine montrant certaines femmes harnachées de corsets de cuir ou de caoutchouc jusqu’aux genoux, perchées sur des talons aiguilles si hauts que tout mouvement du corps est rendu impossible. La femme est « bondée », voire « pétrifiée » comme l’idole de Sacher-Masoch, la Vénus de marbre. Et le corset serré au niveau des genoux rend le sexe de la femme inaccessible.
John Willie John Alexander Scott, plus connu sous le pseudonyme de John Willie. thumb|upright|Jon Woods et Lorelei Imboch.
Midori , ou « Fetish Diva Midori », est une dominatrice, auteure. Elle vit à San Francisco. D'origine japonaise, Midori est célèbre en raison de sa pratique artistique du bondage japonais, de ses performances, de ses écrits. Elle a une connaissance approfondie des sexualités plurielles et en particulier du BDSM. Son principal ouvrage est traduit en français : Les Sortilèges du bondage japonaisMidori, Les Sortilèges du bondage japonais - Crédit photo Graig Morey, éd. Gremese - Rome . D'après Midori, « comme de nombreux aspects du SM, le bondage japonais a une histoire ténébreuse. » Elle nous apprend également que « depuis l'Antiquité à nos jours, les cérémonies religieuse japonaises ont fait un usage abondant de cordes et de liens pour symboliser les connexions entre l'Humain et le Divin et pour délimiter des espaces et des moments sacrés. » Pour Midori, au Japon, tout est une question de laçage ; elle cite le kimono qui n'a ni bouton ni crochets. Au Japon les présents devaient être emballés avec art et ficelés suivant un dessin très complexe. Midori parle du théâtre Kabuki, considéré aujourd'hui comme une forme d'expression artistique. Elle fait une analogie avec les pièces de Shakespeare, à l'époque du Globe theatre. « Comme celui de Shakespeare, populaire, farci de scènes paillardes incluant des nereba (scènes d'amour et de sexe et des semega (scènes de torture)Midori, op. cit. .. » Enfin, précise Midori, si les Japonais ont utilisé les cordes, plutôt que le cuir, le bois ou le métal pour entraver les prisonniers, c'est parce qu'il y avait peu de terre cultivable pour élever des animaux et que ces terres étaient plutôt réservées à la culture du riz et que les moyens ne permettaient pas d'élever des bêtes pour utiliser leur peau.
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Personnalités asiatiques
Atsushi Sakaï Atsushi Sakaï est, d'après Agnès Giard, né près de la grotte sacrée. :« Ce qui explique peut-être son goût pour les cavernes. Les anfractuosités et les femmes cachées à l'intérieur. Les femmes y sont elles-mêmes des sanctuaires. Puisqu'en leurs girons se lovent des dieux. » De ces femmes sanctuaires Agnès Giard a publié une photo de Atsushi Sakaï, une femme « enserpentée », un gros serpent l'enserre comme une enveloppe maternelleAtsushi Sakaï, Agnès Giard, L'imaginaire érotique au Japon, éd. Albin Michel, . Agnès Giard nous dit que Atsushi Sakaï brode sur le thème du dieu-serpent qui prend possession de ses des servantes. Ce qu'il y a d'intéressant si on se réfère aux pensées d'Asie, par exemple au Tao, c'est que les cavités sont de l'ordre du féminin : cavernes, grottes, vallées, ravins : « L'esprit de la vallée ne peut mourir, c'est l'esprit du vide », et cela renvoie au ventre maternel ». « L'esprit de la vallée ne meurt pas ; on l'appelle la femelle mystérieuse. »Tao-Te-King, le livre de la Voie et de ka Vertu Z' éditions - AWoda -1997 - Ou encore « Revenir à sa racine, c'est atteindre le silence. » (note en bas de page du livre : La quiétude) Pour Lao Tseu revenir à sa racine, c'est-à-dire être englouti dans la Terre Mère. C'est atteindre le silence et donc la quiétudeLao Tseu, TAO TE KING, spiritualités vivantes, éd. Albin Michel.. thumb|upright|Bondage japonais asymétrique.|gauche
Denki Akechi