Saint-Pierre-sur-Erve est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale ..

Géographie À la limite nord de la commune, schistes et quartzites de la base du Dévonien, auxquels succèdent l'assise des grès à Orthis Monnieri, passant au nord du bourg et supportant les schistes et calcaires dévoniens qui traversent celui-ci. À ces différentes assises succèdent, en allant vers le sud, des schistes et calcaires carbonifères.

Le territoire, situé sur la rive droite de l'Erve, qui forme sa limite Est, est, dans le voisinage de la rivière et spécialement près du bourg, montueux et escarpé, la vallée s'y trouvant assez resserrée. Selon Alphonse-Victor Angot, Pierre-François DaveluSupérieur des prêtres de la Mission du Mans de 1766 à 1775 écrit qu'on voit au bourg, « très petit, quelques débris d'anciennes fortifications », mais ces traces ne sont pas connues de l'abbé Angot.

La route de Laval au Mans passait par Saint-Pierre-sur-Erve en 1513. Hubert Jaillot l'indique avec pont (qui existe encore) et gué; mais le nouveau tracé par Saint-Jean-sur-Erve est indiqué par Cassini. Les routes actuelles mènent à Thorigné-en-Charnie ( est), Saulges ( sud), Vaiges ( nord-ouest) et Saint-Jean-sur-Erve ( nord-ouest).

La superficie cadastrée de la commune est de « Fond ingrat de 360 arpens, sçavoir : 200 en terres labourables, 50 en préz, 170 en bois et landes; 8 métairies » (Miroménil, 1696).« Le sol », écrit André René Le Paige en 1777, « produit du seigle, du froment et de l'avoine ».

En 1558, on va chercher à Saint-Pierre 3 muids de chaux pour l'église d'Épineux-le-Seguin. Des carrières de castines sont exploitées au par les forges de Moncor. Une ancienne carrière de calcaire est située près de la Saumellière.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Évron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Pierre-sur-Erve est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,8 %), terres arables (38,9 %), zones agricoles hétérogènes (8 %), forêts (3,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Parrochia Sancti Petri super Arvam, 1226Cartulaire d'Évron. ; Saint Père d'Erve, 1361Histoire des Courtin, . ; Sanctus Petrus e Arva, 1413Ibid., . ; Le bourg de Saint Père d'Arve, 1466Histoire des Courtin, . ; Sanctus Petrus de Arva, Puillé ; Le bourg d'Erve, 1511Histoire des Courtin, . ; La paroisse d'Erve, 1575Registre paroissial ; Erve, 1582Histoire des Courtin, . ; Saint Pierre d'ErveCarte Cénom., Hubert Jaillot ; Saint Pierre sur ErveCarte de Cassini.

Histoire Préhistoire Les grottes ornées et gravées présentes sur le territoire de Saint-Pierre-sur-Erve attestent de la présence de l'homme depuis les temps préhistoriques.

Faits chronologiques

Sous le règne de Judicaël (632-636), les Bretons, en guerre avec Dagobert roi des Francs, firent des incursions sur les terres des Francs. Sur ce thème, Pierre-Jean Le Corvaisier. a brodé le récit d'une bataille sanglante entre Budic, comte de Cornouailles, et le comte de Chartres qui commandait les 6000 hommes de l'armée de Dagobert. Ce comte, amené dans une embûche, après une défense opiniâtre et une lutte corps à corps avec un seigneur breton nommé du Pont-l'Abbé, fut obligé de se rendre prisonnier, et comme le combat avait eu lieu entre Saint-Pierre-sur-Erve et Vaiges, on enterra les morts dans ces deux villages. Mais ceci relève davantage de la légende que de l'histoire. Paroisse mentionnée dès 1226. Fief des templiers. Guerre de Cent Ans : en 1368, on se plaint des « dévastations de la guerre, de la stérilité des biens et fortunes des ennemis ». Un paroissien nommé Jean, emmené prisonnier par les Anglais, « se trouvait réduit à la mendicité ». On a de nouveau interprété dans le sens d'une bataille livrée à Saint-Pierre-sur-Erve le récit de Froissart qui indique seulement le passage en 1380 d'une armée anglaise, partie de Noyen et se rendant en Bretagne, « pendant que la puissance des François était au Mans ». Les Anglais passèrent à Saint-Pierre 4 jours après la mort de Charles V, c'est-à-dire le , et gagnèrent la Mayenne par le chemin Renais pour continuer leur route par Cossé. D'après un auteur régionaliste René de Quatrebarbes, la seigneurie paroissiale, dépendante de la terre de Chantepie, aurait été acquise, le , à titre d'échange, de Jean Possard, sieur de la Sionnière, par Émard de Quatrebarbes. Le mémoire de l'intendant de Tours, en 1696, désigne aussi M. de Quatrebarbes comme seigneur de la paroisse, où il possédait, mais par une alliance du avec la famille de Cibel, la terre des Pins. Urbain de Cibel, écuyer, jouissait en 1588 de la « messon seigneuriale de la paroesse d'Erve ». Par ailleurs, Jean de Thévalle, chevalier, est seigneur, en 1434, des féages de Saint-Pierre-d'Arve que possède aussi le seigneur de Thévalle en 1532. Au la famille de Thévalle se dit, sans conteste, fondatrice de Saint-Pierre-sur-Erve. vignette|Panorama depuis la chapelle Saint-Sylvain, vers Sainte-Suzanne. Épidémie en janvier 1637. Par suite du dégel et de l'inondation de 1784, le pont sur l'Erve, très nécessaire, est grandement dégradé. Chouannerie : , désarmement des suspects ; , installation d'un détachement de 25 hommes. Décembre 1797, rassemblement de royalistes sous la conduite de Joseph Deshaies, ex-capitaine de la compagnie d'Épineux, demeurant au Moulin-aux-Moines; il est décrété d'arrestation, ainsi qu'un prêtre réfractaire nommé Jacques, caché à Saint-Pierre. Le 3 vendémiaire an VII, l'arbre de la liberté est abattu. En janvier 1799, la commune est mise en état de siège par suite du meurtre du gendarme Michelet; deux individus, arrêtés comme complices du meurtre, sont tués par les soldats qui les avaient saisisFrançois Midy, juge au tribunal criminel de Laval, se plaignit de ce procédé ; Le juge de paix ne rédigea pas de procès-verbal parce que, expliqua-t-il, « cela lui semblait dangereux de verbaliser contre un officier », et qu'« il croyait qu'il y avait des ordres d'agir ainsi ». Le procès-verbal rédigé après coup ne servira à rien parce que le général prendra l'affaire sur lui et couvrira ses soldats. (Bull., t. XXIV, ). Guerre de 1870 : Le , le lendemain du combat de Saint-Jean-sur-Erve, à 7 h., passage d'un bataillon d'infanterie prussienne, qui prend la route de Vaiges ; à 4h. du soir, arrivée de 3 régiments (dragons, uhlans, fantassins) et de l'artillerie. Les chevaux sont logés dans l'église, dont on viole le tabernacle, dans les maisons, dans les écoles. Il y eut 4000 hommes dans le bourg pendant 8 jours. Une taxe de F. réclamée par l'ennemi ne fut pas payée. La paroisse dépendait anciennement de l'archidiaconé de Sablé et du doyenné de Brûlon ; de l'élection de La Flèche, du ressort judiciaire et du grenier à sel de Sainte-Suzanne ; du district d'Évron et du canton de Vaiges en 1790. Par arrêté du , le département supprime la paroisse en l'unissant à Thorigné; par défaut de prêtre constitutionnel, les cloches sont démontées le . La paroisse dépend de la mission d'Évron en 1797; érigée en succursale par décret du 5 nivose an XIII ; à nouveau réunie à Thorigné en 1808 ; de nouveau érigée en paroisse par décret du ; de l'archiprêtré de l'Église Saint-Vénérand de Laval et du doyenné de Sainte-Suzanne. L'ancien presbytère près de l'église, aliéné pendant la Révolution, reconstruit en 1848 par M. Launay, entrepreneur à Ballée, a été réhabilité par la Commune et transformé en chambre d'hôtes. Le cimetière, primitivement autour de l'église, fut transféré le sur la route de Vaiges, dans une pièce de terre appelée le grand-cimetière, où l'on inhumait autrefois.

Aujourd'hui, Saint-Pierre-sur-Erve fait partie de la paroisse de Saint-Barnabé-en-Charnie ; la commune, quant à elle, appartient au canton de Sainte-Suzanne et à la Communauté de communes d'Erve et Charnie.

Politique et administration

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Population et société Démographie

Moyenne des naissances : 13 par an de 1600 à 1610; 14 de 1700 à 1710 ; 75 feux en 1696 ; de 200 à 250 communiants en 1778. On comptait 27 fermes en 1843. En 1902 on comptait 330 habitants, dont 183 agglomérés dans le bourg, et le reste disséminé en 28 hameaux, fermes, closeries ou écarts.

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

Vie associative

Médias

Économie

Lieux et monuments Depuis 1977, la commune est inscrite sur l’inventaire des sites pittoresques du département de la Mayenne, au titre de la Vallée de l’Erve ; elle est titulaire du label Petite cité de caractère.

Installé près d'un gué qui permettait le franchissement de l'Erve, traversé par la voie romaine Corseul-Le Mans, puis par la route Laval-Le Mans au Moyen Âge, Saint-Pierre-sur-Erve constitue un bel ensemble architectural.

Architecture civile Pont piétons (), sur l'Erve. Il est bordé par un lavoir du et du gué correspondant à l'ancienne voie romaine. Château d'Auvers : pavillon du flanqué d'une tour, porche ogival.