de Poitiers, dit par commodité de Poitiers-Valentinois, mort à Baix entre le /, est un chevalier, comte de Valentinois et Diois du milieu du , issu de la maison de Poitiers-Valentinois.

Biographie Origines Aymar (Aimar) est le fils aîné d', comte de Valentinois et Diois, et d'Hippolyte de Bourgogne, dite également Polie, dame de Saint-Vallier, fille d'Hugues de Chalon, comte de Bourgogne.

Aîné d'une fratrie de sept enfants, issus du premier mariage de son père, il a notamment pour frères, Guillaume (), qui hérite de Saint-Vallier et Louis (), évêque de Metz, ainsi qu'une sœur, Alix/Alésie, qui épouse Adémar, seigneur de Monteil.

Chevalier, puis comte Bien avant l'héritage du domaine familial, Aymar semble déjà en charge de grands domaines.

Il succède à son père meurt, qui meurt en 1329, alors qu'il a déjà une soixantaine d'année. Le premier acte connu en tant que comte est date du .

La description faite par Chevalier (1897) est sévère Les tensions avec l'Église de Viviers ont marqué les relations de ces prédécesseurs. Toutefois, l'arrivée d'Aymar de La Voulte, un parent du comte, sur la chaire de Valence permet l'installation de la paix. Un accord est passé entre l'évêque et le comte, à la demande du pape, le , à Avignon, puis confirmé à Valence le , afin de mettre fin à ces tensions..

Mariages Aymar épouse Marie de Viennois, fille d', dauphin de Viennois.

Veuf, il épouse en secondes, sa cousine germaine, noces Sibylle des Baux (), fille de Bertrand de Baux (), premier comte d'Avellino, seigneur de Pertuis. Chevalier (1897) indiquait que sa mère était Philippine (Philippa) de Poitiers, fille d', tandis que le site FMG mentione la seconde épouse, Agathe de Mévouillon. Sibylle reçoit de son mari les châteaux de Chalancon, de Gluiras et de Durfort en Vivarais, et d'Upie, en Valentinois, qui lui sera retiré lors du testament de 1339.

Succession de Clérieu Il rencontre cependant des difficultés, lors de la succession de Clérieu, avec son frère, Guillaume, signeur de Saint-Vallier, ainsi qu'avec le Dauphin de Viennois, . Graton de Clérieu, dans son testament de 1323, institue son cousin, Guillaume de Poitiers, son héritier, au cas où son frère, Guichard de Clérieu, serait sans descendance. Toutefois, Guichard ne respecte pas la substitution et fait d'Aymar, son . Humbert II de Viennois inféode à Guillaume de Poitiers, en , , qu'il lui rend aussitôt hommage.

Peu de temps après, le , une sentence arbitrale est rendue et est favorable à Aymar.

Cependant le cauphin ne semble pas vouloir reconnaître cet héritage, malgré les démarches d'Aymar, considérant par ailleurs qu'il s'agissait d'un fief rendable. Le comte rend hommage au dauphin le , avant de se « repentir ». Le conseil delphinal est saisi et comdamne Aymar qui en appel au pape. Ce dernier meurt, et son successeur, Benoît XII, met en place un procès au cours duquel Aymar est condamné à rendre hommage-lige. Aymar rend finalement hommage au dauphin, à Chabeuil, le , pour les châteaux et seigneuries d'Etoile, Clérieu (parerie poitevine), Montclar, de Beaufort, tandis que l'héritage de Guichard de Clérieu reste aux mains de son frère Guillaume de Poitiers.

Son fils, Louis, cherchera à la mort de son père, entre 1339-1340, à savoir s'il était possible d'obtenir un recours.

Testaments fait un premier testament, le . Il institue son fils aîné, Louis, comme son héritier universel, Il fait le souhait que ses fils Othe, Aimaret et Henri entre en religion.

Louis obtient des .

Aymar teste à nouveau, à Étoile, le . Le testament confirme les donations faites à son épouse Sibylle de Baux, soustrayant cependant le château d'Upie. Il augmente la dot de ses filles. Il fait le souhait que son fils, Aimaret entre dans l'ordre de St-Jean de Jérusalem. Son fils aîné, Louis, est toujours son héritier universel, lui substituant son . Son nommé comme exécuteurs testamentaires, Aymar de La Voulte, évêque de Viviers, son frère Amédée, ses fils Louis et Guillaume, et Bermond d'Anduze, seigneur de La Voulte.

Mort et succession Aymar semble mourir peu après son dernier testament, à Baix, en Vivarais.

Il semble mourir entre le et le . La première date correspond à un hommage pour lequel Aymar est présent.

Son corps est inhumé dans le monastère de Crest.

Famille Aymar épouse Marie de Viennois, fille d', dauphin de Viennois. Veuf, il épouse en secondes noces sa parente Sibylle des Baux (). Chevalier (1897) ne mentionne qu'un mariage (voir ci-après avec son fils aîné).

Avec sa seconde épouse, ils ont : Aymar (), absent des testaments. Chevalier (1897) lui fait épouser Marie, fille de et d'Anne d'Albon, dauphine de Viennois, alors que le site FMG la donne pour première épouse d'. Louis (), comte de Valentinois, ∞ Marguerite de Vergy, dame de Vadans fille d' de Vergy. (/1376), dit le Gros, comte de Valentinois et de Diois, seigneur de Taulignan et de Saint-Vallier, ∞ Alix Roger de Beaufort, dite Alix la Major, nièce du pape et sœur de . Sans postérité. Polie (/), ∞ (1) , comte de Dammartin, ∞ (2) Guillaume-Armand, vicomte de Polignac. Guichard (/). Il obtient en 1328 de son frère les châteaux de Privas, Bologne, Barrès et Saint-Vincent-de-Barrès en Vivarais. Othon (), évêque de Verdun de 1350 à 1352. Marguerite, ∞ , vicomte de Beaumont. Aymaret (), seigneur de l'alleu de Veynes, ∞ Guyotte d'Uzès, fille du vicomte . son père a fait le vœux qu'il intègre l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, (1354 ), comte de Valentinois et de Diois, ∞ (1) Cécile de Roger de Beaufort (?-1410), ∞ (2, 1417) Guillemette de Gruyère, reste sans postérité légitime à sa mort. Par son testament du , il fera du futur son héritier universel, à charge que ses comtés de Valentinois et de Diois resteront unis au Dauphiné de Viennois et tenu dans les mêmes dispositions que la donation du Viennois au dauphin , duc de Normandie, en 1349. Guillaume, duc-évêque de Langres de 1345 à 1374. Henri (), évêque de Gap puis de Troyes. Charles (1330 ), seigneur de Clérieux et de Saint-Vallier ∞ Suzanne de Méry, d'où la branche de Saint-Vallier avec Diane de Poitiers (vers 1500-1566). Aliénor/Léonore ( 1342/43), ∞ d'Anduze, seigneur de La Voulte.

Sceaux Sur un sceau équestre, datant de 1318, le cavalier porte un bouclier sur lequel sont représentées des armes, six besants sous un chef à la bande sur le tout..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Listes des comtes puis ducs de Valentinois Famille de Poitiers-Valentinois

Liens externes

, dont la notice consacrée à Aymar V de Poitiers. . .

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