Marguerite [Béatrice/Béatrix, Nicole] de Genève (parfois dite de Faucigny), morte très probablement en 1257, est issue de la maison de Genève et devient, par mariage avec , comtesse de Savoie.

Biographie Origines Marguerite [Béatrice/Béatrix, Nicole], dont la date de naissance reste inconnue, serait la fille de , comte de Genève..... L'historien Eugene L. Cox, dans son ouvrage The Eagles of Savoy (1974), souligne que ce lien de parenté est désormais établi () (présentation en ligne)..

Sa mère serait Marguerite-Béatrix, probable fille du seigneur et de Clémence de Briançon...

Marguerite-Béatrix [de Faucigny] serait sa mère et la seconde épouse du comte de Genève, veuf d'un premier mariage avec une princesse issue de la maison de Savoie. Marguerite [Béatrice] aurait ainsi pour frère, issu du premier lit, Humbert, futur comte, et Guillaume, qui héritera du titre à la mort de son demi-frère. gauche|vignette|Portrait au château de Franqueville (Bizanos).

Marguerite, Béatrice, Nicole ? Marguerite [Béatrice/Béatrix] épouse, vers 1196, le comte et devient, par son mariage, comtesse de Savoie...

Certains historiens ont distingué une Béatrix de Genève d'une Marguerite de Faucigny, considérant qu'il y aurait eu deux mariages... Les auteurs du Régeste genevois (1866) annotent .. Plus récemment, le docteur en historiographie médiévale savoyarde et membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, Daniel Chaubet, souligne, dans sa communication tenue lors du congrès des Sociétés savantes de Savoie (1992), que Il poursuit en indiquant, que déjà dans sa thèse sur l'historiographie savoyarde médiévale (1989), il s'appuyait sur un , que le site Internet de généalogie, Foundation for Medieval Genealogy (FMG) utilise également, pour affirmer que le comte de Savoie

Quelques années auparavant, l'archiviste paléographe André Perret, dans une communication de l'année 1965, rappelait que les historiens .. Cette confusion provient, selon lui, d'une mauvaise retranscription de l'auteur de la Chronique de l'abbaye d'Hautecombe.

La notice dédiée au comte du site Internet sabaudia.org, site de mutualisation des ressources des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie, la mentionne sous la forme « Beatrix de Genevois » Le site Internet de généalogie, Foundation for Medieval Genealogy (FMG), retient la forme Marguerite, tout en indiquant que certaines sources la mentionne Beatrix ().

Comtesse de Savoie La Chronique de Savoye (), de Cabaret, historiographe du comte , raconte que le comte de Genève destinait sa fille au roi de France Philippe II... Cependant, le comte Thomas, à la suite d'une rencontre avec Marguerite [Béatrice/Béatrix], serait tombé sous son charme et, sous les encouragements de celle-ci, lui aurait fait la promesse l'épouser. En raison de la rivalité entre les maisons de Genève et de Savoie, le père de Marguerite se serait ainsi opposé au mariage, amenant le comte Thomas à enlever la princesse.

La comtesse est le sujet du poème Le Carros du troubadour provençal Raimbaut de Vaqueiras. Ainsi la "Madonna di Savoya est décrite comme la podestà de la cité mythique de Troie.

Selon le Régeste genevois (1866), qui reprend une affirmation de Joseph-Antoine Besson (1759)., elle serait à l'origine de la fondation de l'abbaye Sainte-Catherine du Mont.. Besson avance l'année 1179.. Cette date est cependant débattue, certains auteurs lui préfère l'année 1228. François Mugnier, auteur d'une étude de l'abbaye, conscient du débat concernant l'existence d'une ou deux épouses, souligne cependant

Vers 1228, la comtesse de Savoie (Béatrix pour Guichenon) .

La dernière mention de son nom dans un document est une donation en sa faveur, faite le , par son fils, . Elle dite .

Mort et sépulture La date de mort de Marguerite [Béatrice/Béatrix] est sujette à débat. Emmanuel-Philibert de Pingon (Pingonio Chronicon), d'après l'inscription sur sa sépulture, indique que la date serait le ()...

André Perret (1965) indique que l'auteur de la Chronique d'Hautecombe avait placé sa mort, par erreur, en 1230. Par ailleurs, les auteurs du Régeste genevois (1866) donnaient pour date de son inhumation le .

Son corps est inhumé dans l'abbaye d'Hautecombe, nécropole de la maison de Savoie, tout comme huit de ses enfants.

Descendance Le nombre d'enfants du couple varie. Guichenon (1660) mentionnait quatorze enfants auxquels il ajoute deux enfants naturels du comte (Berold, Benoist) (lire en ligne).. Le chiffre de dix est celui retenu par les principaux auteurs de la période... Toutefois, certains sources avancent jusqu'à neuf autres enfants. L'aîné héritera des titres et droits de son père, quant aux puînés, ils intègreront les ordres. Toutefois, deux d'entre-eux auront à porter le titre de comte à la mort de leur frère :

(1197 † 1253), comte de Savoie (1233-1253), ∞ (1) Anne de Bourgogne, (2) Cécile des Baux. Père de Boniface, comte de Savoie à sa suite (1253 † 1263) ; Béatrix (1198 † 1267), ∞ (1219) Raymond Bérenger, comte de Provence, dont quatre filles qui toutes deviendront reines ; Marguerite (1212 † 1273), ∞ (1218) (), comte de Kybourg ; Humbert ( en Hongrie) ; Aimon/Aymon ( ou 1242, peut-être de la lèpre.), apanagé en Vieux Chablais, seigneur d'Agaune, de Moudon, de Chillon, de Villeneuve ; (1199 † 1259), apanagé en Piémont (1235-1259), comte de Flandre (1237-1244) par son premier mariage ; il assure, par les fils nés de ses deuxièmes noces avec Béatrice Fieschi, la succession de Piémont (), de Savoie (, comte de Savoie (1285-1323), et de Vaud () ; Guillaume (), évêque de Valence (1224-1239), puis prince-évêque de Liège et de Winchester (1238-1239) ; , dit le Petit Charlemagne (1203 † 1268), comte de Savoie, à la suite de son neveu (1263-1268) ; Boniface (1207 † 1270), évêque de Belley (1232-1241), archevêque de Canterbury (1246-1270) ; (1207 † 1285), archevêque de Lyon et évêque de Valence (1246-1267), puis comte de Savoie, à la suite de son frère (1268-1285).

D'autres enfants sont parfois ajoutés à la fratrie, quatre pour le site MedLands (¹)., ou cinq selon l'article dédié sur le site Sabaudia.org (²) : Aymon (), seigneur de Valley² ; Humbert ()² ; deux filles mortes avant 1254¹ ; Alice (), abbesse de Saint-Pierre de Lyon en 1250¹’² ; Agathe († après 1279), abbesse de Saint-Pierre de Lyon¹’².

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Femmes de la maison de Savoie Histoire de la Savoie au Moyen Âge

Liens externes

Dossiers sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org : , dont la fiche

, ainsi que la notice

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