Saint-Didier-d'Aussiat est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation Située à , au sud-ouest de Montrevel-en-Bresse dont elle est limitrophe, la commune est située dans la région naturelle de la Bresse. Le relief est typique de la plaine bressane, c'est-à-dire vallonné, l'altitude variant de à aux Belouzes.

La superficie de la commune atteint exactement divisés en parcelles, l'habitat y étant très dispersé (une trentaine de hameaux et des maisons isolées). Il y a notamment le hameau de Remondange attesté sous le nom de Hermondangis en 1100 et de Armondanges en 1345.

Ce territoire est très étiré d'ouest en est sur , alors que l'on ne compte que quatre entre les limites nord et sud.

Communes limitrophes vignette|Localisation de la commune dans l'Ain et le canton d'Attignat.

Hameaux et lieux-dits Abréviations : a., ancien(ne) ; chn, chemin ; crf, carrefour ; crx, croix ; h., hameau ; l.d., lieu-dit ; pt, pont ; r., rue ; rau, ruisseau ; rte, route. Aussiat (h) Les Belouse ou la Belouse (h) : le hameau est mentionné dès 1318. Fief avec maison forte.

Hydrographie

Les eaux se partagent sur deux versants : au sud, elles se dirigent vers un vallon où se succèdent plusieurs étangs, depuis l'étang Pétrus où le Menthon prend sa source, avant de rejoindre la Veyle par le bief de l'Attaque.

Au nord, elles gagnent le Reysouzet qui forme la limite avec Montrevel-en-Bresse, et se trouvent grossies par le ruisseau des Bruelles, le bief Bracan lui-même alimenté par le bief des Carniers. Les ruisseaux des Lioux et Loëze rejoignent la Reyssouze.

Quelques plans d'eau se trouvent à l'est du village dont l'étang des Marais.

Les sols appartiennent au tertiaire (limon ferrugineux sur les hauteurs, sables et marnes bleues sur les pentes) et au quaternaire (alluvions déposées dans les fonds de vallées).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transport

vignette|350px|Voies de communication.

Axes routiers

La voie de circulation principale de la commune est la route départementale D 26 qui fait la liaison entre Marlieux à Pont-de-Vaux. Elle permet de rejoindre Marsonnas et Montrevel-en-Bresse en se dirigeant au nord. En direction du sud, on rejoint les communes de Confrançon et Mézériat. Au sud du bourg, afin de rejoindre Saint-Genis-sur-Menthon en passant par La Terrasse, un de ses hameaux, la route départementale D 26a traverse le sud-ouest de la commune.

La route départementale D 92, séparée en deux par la D 26 au bourg fait la liaison entre la commune voisine de Saint-Sulpice et Viriat. En se dirigeant vers l'est, les habitants rejoignent Curtafond et Saint-Martin-le-Châtel.

À l'extrême ouest de Saint-Didier, la route départementale D 47 passe près de La Reveyriat. Elle rejoint Vonnas à Chevroux en passant par Saint-Genis-sur-Menthon et Dommartin.

Aucune autoroute ne traverse la commune, mais l'autoroute A40 (Mâcon - Genève) y passe à proximité dans la commune de Confrançon.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Didier-d'Aussiat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,7 %), zones agricoles hétérogènes (32,1 %), terres arables (23 %), forêts (5,8 %), zones urbanisées (4,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

vignette|Panneau d'entrée du village.

Origine du nom

Le nom de la commune se décompose en deux parties. La première est Saint-Didier, le saint patron qui est cité depuis 1163. La seconde partie, Aussiat hésite, sur ce qui semble avoir été le point de départ d'une communauté d'habitants, entre Ouciacum, Auciacum ou Oncieux en 1096, Arciacum en 1266, Ouciaci en 1415 puis Auxiaci en 1444. Vient ensuite Auxiat en 1496, Oucia en 1510, Aussiaz en 1636, Oussiat en 1784 et enfin Aussiat.

Anciens noms

La première mention du village date de 1236 et se trouve dans les titres de Laumusse où Sancto Desiderio est citéDictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. Une quarantaine d'années plus tard, Sanctus Desiderius de Aucia est mentionné en 1272 par la même source qui va aussi évoqué Sanctus Desiderius de Auciaco vers 1285.

Le pouillé du diocèse de Lyon utilise Sanctus Desiderius de Alciaco pour citer le village vers 1325 alors qu'on trouve Sanctus Desiderius de Arciaco vers 1365. Dans les archives de la Côte-d'Or, on trouve en 1399 le nom de Sanctus Desiderius d'Oucia, celles du Rhône parlent de Sanctus Desiderius Ouciaci en 1425. Enfin celle de l'Ain évoquent Sanctus Desiderius Auxiaci en 1494 ainsi que Sanctus Desiderius Ouxiaci la même année.

La pancarte des droits de cire mentionne en 1548 Sanctus Desiderius d'Aucia, les archives de la Côte-d'Or parlent de Sainct Didier d'Ouciaz en 1563. Afin de se référer au village, les archives de l'Ain utilisent Sainct Didier d'Aussiaz en 1636. En 1670, le nom du village est Saint Didier d'Oussiac selon l'enquête Bouchu. Cinq années plus tard, on trouve Sainct Didier d'Ouzia, Sainct Didier d'Auciat, ou Sainct Didier d'Ouziat.

Avant la Révolution française, Saint Didier d'Auciaz est le nom donné en 1763 par les archives de l'Ain qui l'orthographie aussi Saint Didier d'Auciat. Enfin, Saint-Didier-d'Oussiat est cité en 1789 par le pouillé de Lyon. On trouve durant ce siècle le nom actuel de Saint-Didier-d'Aussiat dans les archives de Cassini.

La Révolution française marque un changement de nom pour la commune qui doit ôter toute référence à la religion. Le nom est alors Aussiat et le nom actuel sera établi au début du ..

Histoire Depuis 1163, le nom de la paroisse se réfère constamment au personnage de saint Didier.

À l'époque de la Gaule romaine, une voie qui reliait Bourg-en-Bresse à Bâgé-le-Châtel et Mâcon traversait la commune actuelle par la Valette, la Tribaudière, les Gottex, les Couarles, le lieu-dit le ChateletQui pourrait évoquer l'existence d'un fortin.. Ce chemin fut utilisé jusqu'au . L'ancien cadastre le désigne comme « l'ancienne route de Bourg-en-Bresse à Mâcon » et çà et là des vestiges ont été trouvés. De même, en plusieurs points, le sol a livré des fragments de tuiles romaines.

Au Moyen Âge, plusieurs fiefs se sont développés : Coissiat, Clermont, Collonges et les Belouzes, ces deux derniers existaient encore en 1784 et possédaient des maisons-fortes. Les Belouzes dépendaient à l'origine des sires de Bâgé, il fut rattaché ensuite au marquisat de Saint-Martin.

Le hameau de la Reveyriat possède une origine curieuse. En effet, les localités dites de Montbarbon et Montcrosier faisaient partie par alternance une année sur l'autre de Dommartin et de Saint-Didier-d'Aussiat. Le surnom « la Reveyriat » qui veut dire « revirer » lui est resté, à cause de l'éloignement du village. La Reveyriat forma une communauté ayant son propre rôle d'imposition (1666, 1789).

Aux se produit une nette transformation de la propriété foncière. Les nobles et les privilégiés vendent leurs biens aux habitants du lieu. Cela explique en partie le fait que la Révolution a du mal à mobiliser la population. On démolit le château des Belouzes, mais cela se fait dans la confusion. On fait bon accueil aux prêtres réfractaires. Il n'y a aucun candidat pour former le jury et la municipalité car tout le monde est démissionnaire. On refuse les réquisitions.

La stabilité revint sous Napoléon . Mais si la situation matérielle s'améliore quelque peu, elle n'est cependant pas florissante. Les Autrichiens laissèrent également un bien mauvais souvenir lors de leur passage en 1814, au cours du , réquisitionnant eux aussi.

La voirie a été une préoccupation constante pour la municipalité durant tout le . Il a fallu sévir pour exiger la remise en état des chemins délaissés durant la période révolutionnaire et au début de l'Empire. Le tracé de la route départementale nécessita plusieurs années. L'amélioration du réseau routier permit le développement et l'ouverture sur l'extérieur, l'exploitant agricole ne vivait plus en autarcie. En 1888, il y avait cinq domaines de plus de . Dès 1853, un syndicat est construit par les riverains pour le curage du bief Bracan. Par la suite différents syndicats et mutuelles, se créent.

Politique et administration

Administration municipale

Maires successifs

Population et société

Démographie

Enseignement

vignette|Bâtiment de l'école primaire et du centre de loisirs.