Saint-Laurent-des-Mortiers est une commune déléguée française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de habitantsPopulation municipale , légale en ..

Depuis le , Saint-Laurent-des-Mortiers est intégré dans la commune nouvelle de Bierné-les-Villages née de la fusion avec Argenton-Notre-Dame, Bierné et Saint-Michel-de-Feins..

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou).

Géographie La commune est située dans le Sud-Mayenne.

Toponymie Le cartulaire du Geneteil de 1120 évoque déjà le nom de ; le nom changera peu ensuite. Sous la Révolution, « Saint-Laurent » disparaît : la commune porte uniquement le nom des Mortiers en 1794.

« Saint-Laurent » est le vocable de l'église, d'après Laurent de Rome, un des premiers martyrs chrétiens du ; ce nom signe souvent une église ancienne du haut Moyen Âge. Pour « Mortiers », deux hypothèses sont évoquées : l'importance du lieu, cour royale attestée en 1283, avec présence d'un président à mortier jamais attestée ; l'autre signification est la boue en raison des marais et étangs autour de la forteresse sur le ruisseau de Savesnière.

Histoire La commune faisait partie de la sénéchaussée angevine de Château-Gontier dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution française.

Dès 1307, elle est identifiée sous le nom de Saint Laurentz des Mortiers dans le chartrier de la Roé. En 1283 elle est dotée d'une cour royale, deuxième cour de l’Anjou avec Angers à laquelle sont rattachés des notaires de Château-Gontier, Bazouges, Saint-Denis-d'Anjou, Craon, Pommerieux, Saint-Gault, Quelaines, Villiers, Maisoncelles, Bouère, Préaux, La Bazouge-de-Chemeré, Parné..

Cette partie de l'Anjou n'est pas épargnée par la guerre de Cent Ans avec prise, reprise et destruction de sa forteresse.

Les combats de la chouannerie sont la cause de l'incendie de la nef de l'église.

En 1790, lors de la création des départements français, une partie du Haut-Anjou est intégrée au département de la Mayenne sous l'appellation d'usage de Mayenne angevine.

Le préfet de la Mayenne approuve le la fusion des communes d'Argenton-Notre-Dame, Saint-Michel-de-Feins, Saint-Laurent-des-Mortiers et Bierné pour créer la commune de Bierné-les-Villages le ..

Politique et administration Administration municipale Administration avant 2019

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Administration depuis 2019 Depuis le , Saint-Laurent-des-Mortiers constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bierné-les-Villages et dispose d'un maire délégué.

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Le logis seigneurial de la Juquaise a été construit à l'emplacement de l'ancien château de Brûlon..

L'église Saint-Laurent est d'origine romane. Le mur méridional présente des chaînages en arêtes de poisson et plusieurs ouvertures romanes. Une pierre de proclamation est installée sur un chapiteau gallo-romain, la nef brûle quand des chouans cherchent à enfumer des bleus réfugiés dans le clocher..

La forteresse du Heyaume était située en contrebas du village. Entourée de fossés et d'étangs sur le ruisseau de Savesnière, elle a complètement disparu depuis 1830. Le clocher de l'église aurait servi de tour de guet et l'église de chapelle castrale. Elle est prise par les Anglais en 1427 pendant que Jacques de Scépeaux est à la messe puis reprise par le sire de Retz. D'Arondel dévaste la fortification en 1433 et 1437. À la fin du , les habitants ont le droit de prendre les pierres des ruines pour construire leurs maisons.

Le château du BignonNe pas confondre ce château du Bignon avec le château de Bignon situé au Bignon-Mirabeau dans le département du Loiret. C'était la demeure du poète Patrice de La Tour du Pin. est situé à l'entrée méridionale du bourg. Il a été construit dans les premières années du par Marie Joseph de Bonchamps|Le château a été construit sur un domaine qui avait appartenu à : René Gouesse du Bignon, mort à Paris, 1748, et laissant encore : Molizé, le Bois-Bureau (Bierné), la Suhardière (Saint-Michel-de-Feins)., conseiller en l'élection de Château-Gontier, 1696, 1709. Le , on transporte d'Azé à Saint-Laurent-des-Mortiers le corps de ; Jacob-Nicolas-François-Mathieu Guiteau, fils aîné de Jacob Guiteau. Ses trois sœurs s'étaient mariées dans les maisons des Haies, du Boul et de Gurie, il succéda à son père comme lieutenant général au présidial de Château-Gontier et épousa Élisabeth Nicole Gouesse, veuve, 1754, 1761, seigneur de Bannes, gendre et héritier de René Gouesse du Bignon. Lieutenant au présidial de Château-Gontier, représenté à l'assemblée de la noblesse en 1789, avait épousé le Florence Chotard, âgée de seize ans, fille de François Chotard et de Jeanne Duchemin de la Frogerie. Il était en prison pendant la Terreur. René François-Primaudière ordonna de le rendre à la liberté sous la responsabilité de la municipalité de Cossé-en-Champagne. Florence Chotard exprime sa reconnaissance au représentant et lui recommande sa mère, prisonnière ; Marie Joseph de Bonchamps, héritage de son épouse Jeanne-Louise Guitau, fille de Jacob François Guitau, seigneur de Bannes, lieutenant-général au siège présidial de Château-Gontier et d'Elisabeth Nicole Gouesse. Il a ensuite appartenu à son fils Louis Florent de Bonchamps sur l'emplacement d'une ancienne maison, au sud et tout près du bourg. Alphonse-Victor Angot écrit que le grand logis, avec les deux pavillons qui joignent la grille donnant sur la rue, fut décoré avec prodigalité de bas-reliefs en plâtre ou ciment qui ne résistent plus . Une chapelle dès longtemps en ruine avait été interdite, affirme-t-on, parce qu'on y avait enterré un homme assassiné dans le voisinagePhotographie sur le site du ministère de la Culture.Photographies anciennes sur le site des Archives nationales..

Personnalités liées à la commune Marie Joseph de Bonchamps (1749-1806), homme politique ; Louis Florent de Bonchamps (1782-1853), homme politique, fils du précédent ; Edmond Henri de Bonchamps (1811-1850), militaire, fils du précédent ; Deux prêtres martyrs de la Révolution sont honorés par des plaques apposées à la façade de l'église : Louis Bault, noyé à Nantes le , prêtre réfractaire, curé de Saint-Laurent. ; André Duliou, guillotiné à Laval le , prêtre réfractaire natif de Saint-Laurent, curé de Saint-Fort, béatifié le avec les treize autres martyrs.

Pour approfondir

Articles connexes Liste des communes de la Mayenne Liste des anciennes communes de la Mayenne

Liens externes Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du mars 2015) Résumé statistique de Saint-Laurent-des-Mortiers sur le site de l'Insee

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune dans la Mayenne Catégorie:Commune déléguée dans la Mayenne Catégorie:Mayenne angevine