thumb|thumbtime=6|Original Films Of Frank B. Gilbreth (Part I).

Frank Bunker Gilbreth, Sr., né le et mort le , est un ingénieur américain, considéré comme l'un des premiers adeptes du taylorisme et un pionnier des .

Il est surtout connu grâce aux romans autobiographiques écrit par deux de nombreux ses enfants, Ernestine et Frank Gilbreth : Treize à la douzaine (1948) et Six filles à marier (1951)

Biographie Né à Fairfield (Maine) de John Hiram Gilbreth et Martha Bunker, il fait des études secondaires, puis quitte l'école et devient apprenti chez un maçon. Il développe des méthodes plus rapides et plus faciles d'appareiller les pierres, ce qui lui donne l'idée de travailler sur l'organisation du travail. Il devient contracteur, inventeur, puis . Il donne occasionnellement des cours à l'Université Purdue.

Le , il se marie à Oakland (Californie) avec Lillian Moller Gilbreth psycologue diplômée et spécialiste dans l'organisation du travail. Ils fondent ainsi la firme Gilbreth. Le couple aura 12 enfants : Anne, Mary (1906–1912), , Martha, , William, Lillian, Frederick, Daniel, John, et Jane.

Il meurt d'une attaque cardiaque le à Montclair (New Jersey) dans une cabine téléphonique alors qu'il parlait au téléphone avec sa femme.

Recherche et développement Gilbreth utilise une caméra pour filmer les mouvements des travailleurs mais également ceux de ses enfants. Il ramène ainsi tous les mouvements de la main en une combinaison de 17 mouvements simples. Il nomme ces mouvements , une inversion de « Gilbreth » avec une transposition du « th ».

Gilbreth pratique maintes autres innovations. Il est le premier à suggérer qu'un chirurgien soit servi par une infirmière, qui lui passe les instruments demandés. Lors de la Première Guerre mondiale, Gilbreth travaille à trouver des manières plus rapides et efficaces d'assembler et de désassembler de petites armes. Il développe ainsi des techniques pour monter et démonter rapidement des armes et ce, même à l'aveugle. Ces techniques sont enseignées par plusieurs corps armés à travers le monde.

Les travaux des Gilbreth sont souvent associés à ceux Frederick Winslow Taylor, bien qu'il y ait une différence substantielle entre les approches. Taylor visait principalement à réduire le temps de production (le symbole du taylorisme est un chronomètre) alors que les Gilbreth visaient surtout à réduire les mouvements. Ils voyaient leur approche plus respectueuse du bien-être des travailleurs que le taylorisme, souvent perçu par ces derniers comme une simple recherche de profits.

Ces visions différentes ont entraîné un fossé entre Taylor et les Gilbreth, qui s'est transformé en querelle, après la mort de Taylor, entre les suivants de ce dernier et ceux des Gilbreth. Après la mort de Frank, Lillian fait des démarches pour rapprocher les parties, bien que des désaccords demeurent

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Frederick Winslow Taylor

Liens externes

Archives de Gilbreth sur www.lib.purdue.edu The Gilbreth Network

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