Henri Maurice Berteaux, né le à Saint-Maur-des-FossésSon acte de naissance () dans le registre des naissances de Saint-Maur-des-Fossés pour l'année 1852. et mort accidentellement le à Issy-les-MoulineauxSon acte de décès () dans le registre des décès d'Issy-les-Moulineaux pour l'année 1911., est un homme politique français.

Député-maire radical de Chatou en banlieue ouest parisienne, il est plusieurs fois ministre de la Guerre et l'un des artisans de la rénovation de l'armée française avant la Première Guerre mondiale.

Biographie Issu d'une famille bourgeoise fortunée, Maurice Berteaux fait de brillantes études au lycée Charlemagne ( arrondissement de Paris).

En 1879, à 27 ans, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.

Franc-maçon actif au Grand Orient de France, Maurice Berteaux fréquente assidûment la loge de Saint-Germain-en-Laye. Par la suite, une loge maçonnique, la loge Maurice-Berteaux, portera son nomFrançois Boulet, Leçon d'histoire de France, p.355.

Maire de Chatou à partir de 1891, député de Seine-et-Oise en 1893, président du conseil général de Seine-et-Oise en 1908, Maurice Berteaux, à , devient une personnalité marquante et influente de la banlieue ouest-parisienne de la Belle Époque. Il était notamment intervenu activement en 1904 pour empêcher la démolition du château de Maisons-Laffitte.

Spécialiste des questions militaires et financières, ardent républicain et laïque convaincu, il contribue, après l'affaire Dreyfus, à défendre et à consolider une Troisième République encore fragile.

Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à l'œuvre de rénovation de l'institution militaire entreprise par la Troisième République en prévision de « la revanche » sur l'Empire allemand qui a annexé le Nord de la Lorraine (Moselle) et l'Alsace en 1871. Son action pour assurer l'égalité de tous devant le service militaire et pour développer le rôle social de l'Armée aura permis, peu de temps avant la Grande Guerre, la mise en place d'une armée qui s'identifie à la Nation.

Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il était également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (votée en 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

vignette|gauche|Cortège funèbre de Maurice Berteaux sur l'avenue des Champs-Élysées, en 1911.

Il meurt accidentellement le , à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux, lors de la course d'aviation Paris-Madrid, alors que l'aviateur Louis Émile Train, sur un monoplan de sa conception, tente un atterrissage d'urgence qui finit de manière catastrophique sur le groupe des personnalités qui avait envahi la piste..

vignette|gauche|La tombe de Maurice Berteaux au cimetière des Landes à Chatou (Yvelines).

Il repose dans l'ancien cimetière de Chatou (cimetière des Landes)Cimetières de France et d'ailleurs..

Principaux mandats et fonctions 1891-1911 : maire de Chatou 1893-1911 : député de Seine-et-Oise 1904 : président du Parti républicain, radical et radical-socialiste - : ministre de la Guerre dans le gouvernement Combes - : ministre de la Guerre dans le gouvernement Rouvier II - : ministre de la Guerre dans le gouvernement Monis

Décorations

Hommage et postérité Dans de nombreuses communes d'Île-de-France des voies portent son nom, comme à Paris avec la rue Maurice-Berteaux. Jusqu'à l'indépendance du pays en 1962, la commune algérienne d'Ouled Hamla se nommait Berteaux.

Le sculpteur Charles Maillard est l'auteur du monument en hommage à Maurice Berteaux, ministre de la Guerre et maire de Chatou, qui est inauguré en 1922 à Chatou.. En Antarctique, le cap Berteaux porte son nom..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes Liste des députés de Seine-et-Oise

Liens externes

Notice biographique sur le site de Maisons Laffitte Notice biographique sur le site de la mairie de Chatou

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