Saint-Yvi est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Géographie
Localisation
Saint-Yvi (Sant-Ivi en breton) s'étend sur , entourée par les communes de La Forêt-Fouesnant, Saint-Évarzec, Ergué-Gabéric, Elliant, Rosporden, Concarneau et Melgven ; Saint-Yvi est située à au sud-ouest d'Elliant et à de Quimper.
Relief
Le relief de la commune est assez vallonné : un haut plateau s'élève jusqu'à 160 mètres d'altitude dans la partie centre-orientale de la commune, limité au sud par un escarpement notable le séparant d'un plateau plus bas situé vers une centaine de mètres d'altitude et qui porte notamment le Bois de Pleuven, lequel occupe presque toute la partie sud-est de la commune. Au nord-ouest du territoire communal un plateau d'altitude intermédiaire, vers 110-120 mètres d'altitude, porte notamment le bourg de Saint-Yvi ; il s'abaisse vers 90-100 mètres d'altitude dans sa partie nord, à proximité de la vallée du Jet.
Paysages et habitat vignette|Le centre du bourg de Saint-Yvi. Saint-Yvi présente un paysage rural traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées. Le bourg, relativement en position centrale au sein du territoire communal, était traditionnellement de très modeste importance mais a beaucoup grossi depuis la décennie 1960 avec la création de plusieurs lotissements à ses abords.
La commune connaît un mitage certain de son espace rural, notamment le long de l'ancienne voie romaine. dont le tracé est nettement visible sur la carte de Ponthouar à l'ouest à Locmaria an Hent à l'est en passant par Kroas Hent Goyet, mais aussi à la périphérie de certains hameaux un peu partout sur le territoire communal, la pression immobilière étant désormais assez forte en raison de la proximité des trois pôles urbains de Quimper, Concarneau et Rosporden et de la Zone industrielle de Troyalac'h, même si celle-ci se trouve sur le territoire de la commune de Saint-Évarzec. Outre un camping., le Bois de Pleuven abrite un lotissement de résidences cossues. ; un établissement de cure, de réadaptation et de convalescence s'y trouve également..
Transports vignette|La station de Saint-Yvi en 2016 : l'emplacement des anciennes installations. L'ancienne route nationale 165 (actuelle D 765) traversait la commune d'est en ouest et passait par le bourg de Saint-Yvi. La partie sud du territoire communal est traversée par la voie express (actuelle route nationale 165), mais la commune n'est pas directement desservie par celle-ci, les échangeurs permettant d'y accéder étant pour l'un plus à l'est (échangeur de Coat-Conq en direction de Lorient et Nantes), pour l'autre plus à l'ouest (échangeur de Troyalac'h en direction de Quimper et Brest).
La gare de Saint-Yvi a été mise en service en 1905, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), sur la ligne de Savenay à Landerneau (entre Lorient et Quimper en fait), elle est fermée aux voyageurs vers 1960, puis ses installations sont détruites au début des années 1990.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Saint Laurent, le Jet, le Mur et divers autres petits cours d'eau.
La rivière Jet, un affluent de rive gauche de l'Odet, est le principal cours d'eau qui longe le finage communal, séparant au nord Saint-Yvi d'Elliant et Ergué-Gabéric ; ce cours d'eau coule d'est en ouest, sa vallée étant à une cinquantaine de mètres à son entrée sur le territoire communal et à 29 mètres à sa sortie. Le Jet, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Coray et se jette dans l'Odet à Quimper, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques du Jet sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Ergué-Gabéric. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 695 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/1966 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
A l'ouest la partie amont du ruisseau du Mur (dont la source se trouve à l'ouest du bourg de Saint-Yvi), un affluent de rive droite du Ruisseau de Saint-Cadou (lequel se jette dans la ria de l'Odet au niveau de l'Anse de Saint-Cadou) sert sur quelques centaines de mètres de limite communale avec Saint-Évarzec. Le Mur, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'anse de Saint-Cadou à Pleuven, après avoir traversé .
La partie sud-est de la commune est longée sur une distance assez brève par le ruisseau de Brézéhan, un petit affluent du Saint-Laurent (lequel a sa source dans la commune), un petit fleuve côtier qui se jette dans l'Anse Saint-Laurent qui elle-même fait partie de la Baie de La Forêt et qui sépare Saint-Yvi de Concarneau ; son principal affluent de rive droite, le Stivell, a sa source vers une centaine de mètres d'altitude au sud du bourg de Saint-Yvi et traverse en son milieu la partie sud du finage communal jusqu'au moulin de Toulgoat où il coule à 71 mètres d'altitude, servant ensuite plus en aval sur quelques centaines de mètres de limite communale avec La Forêt-Fouesnant.
Le Saint-Laurent, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la baie de La Forêt en limite de Concarneau et de La Forêt-Fouesnant, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-YviLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Yvi est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu3,4 %94Zones industrielles ou commerciales et installations publiques0,1 %3Équipements sportifs et de loisirs1,1 %31Terres arables hors périmètres d'irrigation45,4 %1243Prairies et autres surfaces toujours en herbe11,0 %302Systèmes culturaux et parcellaires complexes29,8 %815Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants1,7 %46Forêts de feuillus3,9 %108Forêts mélangées3,5 %95Source : Corine Land Cover.
Toponymie Attesté sous la forme Sainct Yvy en 1536, puis Saint Duy en 1630.
En breton Sant Ivi.
Le moine celte Ivy a donné son nom à la localité. Ce saint est célébré le dans le calendrier breton.
Le nom de la commune a été parfois orthographié Saint-Yvy, mais la commune a officiellement retrouvé l'orthographe Saint-Yvi le décret -1155 du 12 septembre 2005 portant changement de nom de communes (NOR : INTA0500236D) publié au Journal officiel du 15 septembre 2005 page 14945.
Le nom de Locmaria an Hent, ("Notre-Dame du chemin"), lui vient du fait que l'église de la trève était située sur le bord du chemin de l'antique pèlerinage du Tro Breiz..
Langue bretonne Le conseil municipal de Saint-Yvi a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le .
La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte Ya d'ar brezhoneg le .
Histoire Les Origines La commune de Saint-Yvi, érigée en paroisse en 1818, a été formée par la réunion de deux anciennes trèves d'Elliant : Locmaria et Saint-Yvi.
La commune doit son nom à saint Ivy (ou Ivi, Yvi), moine anglais du (à moins qu'il ne s'agisse de saint Dewy, moine celte d'origine galloise du ).
Les traces du passé de la Préhistoire au Haut Moyen Âge À défaut de monuments mégalithiques (hormis le menhir couché de Stank ar Besk, long de 4,50 mètres et haut de 60 cm)., l'Antiquité de Saint-Yvi est établie par divers vestiges d'ouvrages défensifs remontant pour la plupart aux époques gallo-romaine, mérovingienne et carolingienne.
Citons parmi les plus apparents : le retranchement rectangulaire du Bois de Pleuven (« un camp romain de forme rectangulaire défendu par de forts retranchements et par des tours rondes » selon Arthur Le Moyne de la BorderieArthur Le Moyne de la Borderie, "Histoire de Bretagne", tome 1, 1898, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k937909p/f188.image.r=Pleuven?rk=42918;4), la motte de Hilbars entourée de traces de douves, l'enceinte presque circulaire de Créac'h Miquel les substructions de Kéréonnec, le champ de Kerambars dit « camp de César ».
Il est à présumer que ces ouvrages constituaient une étape entre Rosporden et Quimper et servaient de protection aux villas gallo-romaines établies à Elliant, au nord et à Locmaria-an-Hent au sud.
Moyen Âge
Une annexe de la commanderie de l'ordre de Malte existait au village de Créac'h Miquel. Depuis la Révolution française, il n'en subsiste aucune trace.
C'est en contrebas de ce village que s'élève, en bordure de l'antique voie du Tro Breiz (Tour de Bretagne), la pittoresque chapelle de Locmaria-an-Hent (en français, Notre-Dame du Chemin), ancienne église de la trève de Locmaria-an-Hent, qui dépendait alors de la paroisse d'Elliant.