Le boulevard de la Prairie-au-Duc est une voie de la commune française de Nantes.

Situation et accès Dans sa dénomination actuelle, cette voie rectiligne qui traverse l'île sur un axe orienté est-ouest, part de la place de la République pour aboutir boulevard des Antilles.

Sur son tracé, il rencontre successivement les rues de la Candiserie, Alain-Barbe-Torte, Jean-Simon-Voruz, Henri-Edmond-Fouché, la place de la Gare-de-l'État, les rues Philomène-Cadoret, Oum-Kalthoum, Léon-Durocher, l'allée Joséphine-Baker, la rue Arthur-III, la place Albert-Camus, le boulevard Léon-Bureau, la rue Maya-Angelou, l'esplanade des Riveurs, la rue Lucretia-Mott, l'esplanade Édouard-Glissant, l'allée Susan-Brownell-Anthony, les rues René-Siegfried, Magdeleine, Ruth-First, Nadine-Gordimer et enfin les allées Miriam-Makeba et Lucy-Stone.

Origine du nom Lors de sa création sur l'île de la Prairie-au-Duc, l'artère se nommait « rue de la Prairie-au-Duc » (dénomination qui s'étendait également sur l'ensemble de l'actuel boulevard Babin-Chevaye) et constituait avec l'une des plus longues voies publiques de la ville. La totalité de cette rue d'ailleurs fut baptisée par la délibération du Conseil municipal du , « boulevard Babin-Chevaye », dont la partie occidentale à l'ouest de la place de la République prit sa dénomination actuelle dans le courant des années 1930.

Historique Créé au , lors de l'industrialisation de l'île de la Prairie au Duc, le côté nord du boulevard était occupé par les chantiers navals Dubigeon qui restèrent en activité jusqu'en 1987, tandis que le côté sud était bordé par les anciennes emprises de la gare de l'État inaugurée en 1887 (devenue « Maison des syndicats » en 2001) et celle du Sernam (hangars démolis en 2012).

Dans le cadre de la rénovation urbaine de l'île de Nantes, une partie du boulevard a été mise à sens unique (sens de circulation ouest-est entre le boulevard Léon-Bureau et la place de la République) pour la ligne de Chronobus C5 (inaugurée le ). Cette ligne doit drainer à l'avenir le nouveau « écoquartier de la Prairie-au-Duc »Présentation du quartier Prairie-au-Duc sur le site de la SAMOA d'une surface totale de environ, répartis de part et d'autre de l'artère (la desserte du côté sud de ce quartier doit être complétée par le boulevard de l'Estuaire, parallèle à celui de la Prairie-au-Duc, lui aussi à sens unique pour le chronobus et assurant la circulation dans le sens est-ouest, entre les boulevards Victor-Hugo et des Antilles). Constitué d'habitats, de bureaux, de commerces et d'équipements publics, les premières livraisons, prévues en 2012., ont été accompagnées par l'inauguration du « groupe scolaire Aimé-Césaire »..

Le terminus de la ligne de Chronobus C5, qui a été mise en service le , baptisé « Quai des Antilles », est situé à l'extrémité ouest du boulevard.

Depuis la rentrée 2017, un immeuble baptisé « Médiacampus » (dont la construction avait débuté en ) accueille conjointement la grande école privée de communication SciencesCom, la télévision locale Télénantes et les entreprises B Side ainsi que Lone Stone Studio à des fins synergiques. Ce bâtiment de de surface qui s’élève sur cinq niveaux a été livré en ..

Le , la ligne de Chronobus C5, prolongée quelques semaines auparavant au Hangar à Bananes, est remplacée par la ligne 5 de Busway.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Voies secondaires Côté sud Les voies suivantes rejoignent le boulevard de l'Estuaire.

Rue de la Candiserie Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à l’activité de fabrication de sucre candi (cristaux à facettes et angles nets utilisés au sucrage des vins de Champagne) dont le créateur fut le raffineur nantais André Cossé en 1837 (Cossé-Duval).Rue de la Candiserie : .

Rue Jean-Simon-Voruz Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à Jean-Simon Voruz (1810-1896), industriel et homme politique nantais qui jouera un rôle important dans l'industrialisation de la ville.. Elle remplace une précédente « Rue Jean-Voruz » située le site des anciens chantiers Dubigeon (actuel parc des Chantiers) qui avait disparu lors d'aménagements successifsRue Jean-Simon-Voruz : .

Rue Henri-Edmond-Fouché Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à Henri-Edmond Fouché (1860 - 1943), industriel, qui associé à Eugène Guillet de la Brosse (1857 - 1939), fondera l'un des nombreux chantiers navals que comptera la ville de Nantes, l'Établissement de la Brosse et Fouché, devenu en 1909, les Ateliers et chantiers de Bretagne (ACB)Rue Henri-Edmond-Fouché : .

Rue Oum-Kalthoum Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la chanteuse et actrice égyptienne Oum Kalthoum (1898-1975), dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiques.Rue Oum-Kalthoum : .

Allée Joséphine-Baker Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante américaine naturalisée française Joséphine Baker (1906-1975), dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesRue Oum-Kalthoum : .

Rue Maya-Angelou Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la poétesse, écrivaine, actrice et militante américaine Maya Angelou (1928-2014), figure importante du mouvement américain pour les droits civiques, dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesRue Maya-Angelou : .

Rue Lucretia-Mott Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la féministe, abolitionniste éducatrice et prédicatrice quaker américaine Lucretia Mott (1793-1880), dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesRue Lucretia-Mott : .

Allée Susan-Brownell-Anthony Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la militante américaine des droits civiques Susan B. Anthony (1820-1906), qui joua un rôle central dans la lutte pour le suffrage des femmes aux États-Unis, dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesAllée Susan-Brownell-Anthony : .

Rue Ruth-First Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la chercheuse sud-africaine, Ruth First (1925-1982), connue pour son engagement dans la lutte contre l'apartheid, dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesRue Ruth-First : .

Allée Miriam-Makeba Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à la chanteuse d'ethno-jazz et une militante politique sud-africaine, Miriam Makeba (1932-2008), connue pour son engagement dans la lutte contre l'apartheid, dans le cadre de la politique de féminisation des noms de voies publiquesAllée Miriam-Makeba : .

Côté nord Esplanade Édouard-Glissant Le conseil municipal approuve, le , l'attribution de ce nom en référence à Édouard Glissant, écrivain, poète et essayiste Martiniquais fondateur des concepts d'« antillanité », de « créolisation » et de « Tout-Monde ». Cette voie piétonne est composée de deux sections : la plus longue dessert l'école Aimé Césaire sur le côté ouest de celle-ci afin de rejoindre le mail des Chantiers, tandis qu'une section perpendiculaire à la première aboutit à la rue René-Siegfried.Esplanade Édouard-Glissant : .

Rue René-Siegfried Le conseil municipal approuve, le , l'attribution à cette voie reliant le Mail des Chantiers, à la limite du parc des Chantiers, au boulevard de la Prairie-au-Duc, le nom de René Siegfried (1906-1959), qui fut directeur des ports de Nantes et de Saint-Nazaire dans les années 1950. Il est à noter que le nom de « René Siegfried » avait été attribué auparavant par délibération du à un square situé à la pointe de l’île Gloriette, entre la capitainerie et l'actuelle passerelle Victor-Schœlcher. Celui-ci disparut à la suite de la réalisation du mémorial de l'abolition de l'esclavage.Rue René-Siegfried : .

Rue Magdeleine Le conseil municipal approuve, le , l'attribution à cette voie reliant le Mail des Chantiers, à la limite du parc des Chantiers, au boulevard de la Prairie-au-Duc, en hommage à une esclave guyanaise, mi-africaine, mi-amérindienne, prénommée Magdeleine qui fut accusée d'avoir empoisonné deux régisseurs blancs en 1831. Le nom fut proposé par les élèves d'une classe de terminale du lycée polyvalent Bertène-Juminer de Saint-Laurent-du-Maroni, alors en visite à Nantes le , lors des cérémonies en mémoire de l'abolition de l'esclavage..Rue Magdeleine : .

Rue Nadine-Gordimer Le conseil municipal approuve, le , l'attribution à cette voie reliant le Mail des Chantiers, à la limite du parc des Chantiers, au boulevard de la Prairie-au-Duc, en mémoire de l'écrivaine Sud-africaine Nadine Gordimer qui milita contre l'apartheid au sein de l'ANCRue Nadine-Gordimer : .

Allée Lucy-Stone Le conseil municipal approuve, le , l'attribution à cette voie reliant le Mail des Chantiers, à la limite du parc des Chantiers, au boulevard de la Prairie-au-Duc, en mémoire de l'universitaire américaine Lucy Stone qui milita pour la cause féministe et abolitionniste.Allée Lucy-Stone : .

Notes et références

Coordonnées des lieux mentionnés

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes Liste des places de Nantes Liste des ponts de Nantes Liste des voies de Nantes Histoire de Nantes

Liens externes

Catégorie:Voie dans l'île de Nantes