La rue Villaret-de-Joyeuse est une voie située dans le quartier des Ternes du de Paris.
Situation et accès
Elle commence Place Yvon-et-Claire Morandat (au niveau du 40, avenue de la Grande-Armée et, faisant un angle de , finit à quelques mètres de là au 5, rue des Acacias.
, avec une numérotation fait apparaître le de l'impasse vis-à-vis du de la rue et jouxte son .
Origine du nom Elle porte le nom de Louis Thomas Villaret de Joyeuse (1747-1812), un grand marin françaisJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, ., officier de la Marine royale, puis de la marine de la République française, nommé contre-amiral au début de 1793 et vice-amiral en novembre de la même année. Disgracié en 1796, il se fait élire au Conseil des Cinq-Cents, puis est rappelé au service sous le Consulat, devenant gouverneur de la Martinique (1802-1809), puis gouverneur de Venise (1811-1812).
Il participe notamment à la défense de Pondichéry en 1778, et en tant qu'amiral, à la troisième bataille d'Ouessant (mai-juin 1794) et à la bataille de Groix (23 juin 1795). Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.
Historique
La rue aurait dû être l'une des voies radiales du nouveau quartier dénommé Ferdinanville, qui fut fondé par des promoteurs, peu après la mise en service de la nouvelle église des Ternes en 1847.
L'opération Ferdinandville initiale fut un fiasco et ne connaîtra le succès que bien des années plus tard. Le plan du pâté de maisons montre que les promoteurs eurent du mal à organiser la symétrie et la coordination des voies et des constructions initialement prévues.
La rue Villaret-de-Joyeuse fut ouverte sous sa dénomination actuelle en 1901 par les soins de la marquise de Villaret de Joyeuse, descendante de l'amiral, qui habita au à partir de 1903Vie et histoire du , collectif, Paris, Éditions Hervas, 1987..
L'impasse Villaret-de-Joyeuse ne fut lotie qu'en 1925, elle n'est ni alignée ni communicante avec la cité Férembach, sa quasi vis-à-vis, également en impasse, mais lotie dès 1891.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : lycée de l'École internationale bilingue.. Tristan Bernard (1866-1947) y a vécu jusqu'en 1940 ou 1941, date de son départ pour Cannes.
Les automobiles Le Zèbre
À partir de 1912, le siège social de la société Le Zèbre (initialement établi au de la rue Denis-Poisson voisine) s’agrandira et sera établi aux de la rue Villaret-de-JoyeuseSite officiel de la marque de voitures , ''www.lezebre.eu..
Fondée vers par Jules Salomon avec Georges Richard, la société Le Zèbre était un constructeur automobile français connu pour ses petites voitures économiques et robustes.
Sa publicité de choc était :
En 1917, les deux fondateurs de la société se séparent. Jules Salomon quitte la société et rencontre André Citroën, alors directeur général chez Mors. Jacques Bizet quittera également la société quelque temps plus tard et la société connait des problèmes. Une tentative de renouveau a lieu en 1924, mais après plusieurs échecs, la société met un terme à ses activités en 1931.
Notes et références
Articles connexes L'entreprise Le Zèbre Photos de voitures Le Zèbre
Liens externes Liste des voies du 17e arrondissement de Paris Rue Villaret-de-Joyeuse (mairie de Paris)
Villaret-de-Joyeuse Villaret-de-Joyeuse