Berry-au-Bac (prononcé ) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France. Géographie Localisation
Berry-au-Bac est située dans la région Hauts-de-France, à l'est du département de l'Aisne. L'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) attribue les coordonnées géographiques et au point central du territoire communal..
À vol d'oiseau, la commune est située à au nord-est de Paris-Notre-Dame., point zéro des routes de France, à au sud-est de la préfecture Laon. et à au nord-ouest de Reims..
Relief et géologie
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, le canal de la Marne à l'Aisne, le canal latéral à l'Aisne, la Loivre, la Miette, la rigole d'alimentation de Berry-au-Bac et divers bras de l'Aisne.
L'Aisne, qui traverse le territoire de la commune d'est en ouest, est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine. Les caractéristiques hydrologiques de l'Aisne [partielle] sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:06 TU à partir des 496 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1982 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .
Le canal de l'Aisne à la Marne est un canal à bief de partage au gabarit Freycinet reliant les vallées de l'Aisne et de la Marne. Long de , il comporte 24 écluses (16 versant Aisne et 8 versant Marne), dont l'écluse sur la commune, où est également aménagé un port.
Le canal latéral à l'Aisne relie Vieux-lès-Asfeld (Ardennes) à Celles-sur-Aisne (Aisne), en passant par Berry-au-Bac où se situe l'écluse sur la commune.
La Loivre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Loivre et se jette dans l'Aisne sur la commune, après avoir traversé .
La Miette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Amifontaine et se jette dans l'Aisne en limite de Pontavert et de Berry-au-Bac, face à Cormicy, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Berry-au-BacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Divers plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la fosse au Puits (), la sablière 1 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 1 de la Maladrerie (), la sablière 1 du Vieux Tordoir (), la sablière 10 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 2 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 2 de la Maladrerie (), la sablière 2 du Vieux Tordoir (), la sablière 3 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 3 de la Maladrerie (), la sablière 4 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 5 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 6 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 7 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 8 de la commune de Berry-au-Bac (), la sablière 9 de la commune de Berry-au-Bac () et les Bas Lieux ()..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Aisne Vesle Suippe ». Ce document de planification, dont le territoire s'étend sur répartis sur trois départements (Aisne, Marne et Ardennes) et deux régions (Champagne-Ardenne et Picardie), a été approuvé le 16 décembre 2013. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat d'aménagement des bassins Aisne Vesle Suippe (SIABAVES).
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Martigny-Courpierre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Berry-au-Bac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,1 %), zones agricoles hétérogènes (37,8 %), forêts (9,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), zones urbanisées (3,4 %), prairies (0,3 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports
Voies routières Deux routes départementales traversent le territoire de la commune :
la , portion de l'ancienne route nationale 44 dans son parcours dans le département de l'Aisne, qui traverse la commune du nord au sud et relie Laon (à au nord) à Reims (à au sud) ; la , portion de l'ancienne route nationale 325 dans son parcours dans le département de l'Aisne, qui traverse la commune d'ouest en est et relie Soissons (à à l'ouest) à Neufchâtel-sur-Aisne (à à l'est).
En outre, la commune est accessible par l'autoroute A26 (sortie , Guignicourt), à à l'est de la commune par la D 925.
Transport en commun La ligne 538 du réseau de bus de la Régie départementale des transports de l'Aisne., reliant Laon à Reims, a un arrêt à Berry-au-Bac..
La gare la plus proche est celle de Guignicourt, située à à l'est par la D 925. Cette gare est desservie par la ligne de TER Fluo Reims <> Laon. Elle met 20 mn pour relier Guignicourt à Reims ou Laon. Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Baireius () ; Berriacum (1081) ; Altare de Baire (1145) ; Bairi () ; Bayri (1156) ; Baireium (1214) ; Bairiacum (1285) ; Bery (1344) ; Bery-au-Bac (1409) ; Bac (1536) ; Bery-au-Bacq (1491) ; Bacq-à-Berry (1564) ; Le Bacq (1586) ; Bac-à-Berry (1652) ; Bacq-à-Béry (1663) ; Paroisse de Saint-Hylaire-de-Bery-au-Bacq (1675) ; Bery-au-Baq (1682) ; Berry-au-Bac (1745) ; Berrye-au-Bacq (1766) ; Berri-au-Bac (1767)..
Son nom rappellerait celui d'une princesse d'une tribu belge qui, en langage d'alors, était appelée Berre et qui aurait fait construire un castrum en ce lieu, plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.
La toponymie actuelle est riche en dénominations qui évoquent des ponts, des bacs et des gués : Pontavert, Berry-au-Bac, « le Gué de Mauchamp ». Ces toponymes montrent l'existence d'un grand nombre de gués pour passer l'Aisne, que ce soit pour des voies importantes à destination lointaine ou pour le trafic local.. Le bac désigne l'embarcation qui permettait de franchir l'Aisne. Jules César aurait fait passer son armée au bord de l'Aisne à Berry-au-Bac en 57 avant J.-C ; le proconsul établit son camp sur la colline de Mauchamp protégée en avant par un petit affluent de l'Aisne appelé la Miette..
Histoire Préhistoire Des photographies aériennes ont permis de localiser un important site d'occupation néolithique, dit du « chemin de la Pêcherie » dans la commune sur lequel des fouilles furent effectuées en 1978 et 1979.. D'autres fouilles eurent lieu à la Renardière en 1986 ; elles mettent ainsi à jour une présence importante des populations du Rubané dans la vallée de l'Aisne ainsi qu'À la Croix Maigret. Comme le reste de la vallée de l'Aisne, la commune a de nombreuses traces d'habitats préhistoriques.
Antiquité Avec des habitats de La Tène, l'occupation humaine semble continue jusqu'aux fouilles menées en 1861 et 1862, celles-ci, confirmées depuis par la photographie aérienne, ont identifié à Mauchamp, sur le territoire de la commune, le camp de Jules César lors de la bataille qui eut lieu en 57 av. J.-C. contre les BelgesM. Reddé et alii, L'Architecture de la Gaule romaine : Les fortifications militaires, DAF 100, Paris, 2006, ..
Moyen Âge
Une nécropole mérovingienne a été mise au jour près du camp de César, en 1906. Parmi le mobilier, il faut noter deux sarcophages sculptésH. Gardez, 1907..
Une autre tombe collective porte la trace d'un massacre ayant eu lieu au : une dizaine de corps ont été enterrés ensemble à l'intérieur d'un bâtiment d'habitationIsabelle Rodet-Belarbi, Isabelle Séguy, « Des humains traités comme des chiens », Techniques et culture, 60, 2013, 60-73, consulté le 24 mars 2024..
Époque moderne
Époque contemporaine
Le , lors de la Campagne de France (1814) sous les ordres de Pac et du chef d'escadron Skarzynski, .., les lanciers polonais de la Garde impériale, après avoir brisé avec seulement 600 hommes les de Winzingerode, chargent à la tête des cavaliers de Nansouty et d'Exelmans. sur le pont de Berry-au-Bac, refoulent une nouvelle fois l'ennemi, faisant prisonniers 200 Cosaques et capturant deux canons.
Berry-au-Bac était desservie par la ligne Soissons - Rethel d'une compagnie de chemin de fer secondaire à voie métrique, les Chemins de fer de la Banlieue de Reims (CBR).