Les familles de Pins et de Pins-Montbrun sont des familles subsistantes de la noblesse française originaires de Guyenne et du Languedoc.
Les Pins sont de noblesse d'extraction, maintenue noble le et de Pins-Montbrun (anciennement de Pins d'Aulagnères) également maintenue noble le sur preuves de 1558.
Les filiations prouvées des différentes familles du nom de Pins remontent aux , et . On trouve trois grandes lignes dont le point de jonction n'est pas connu.
Nom D'après une notice anonyme de 1851, consacrée à la branche de Guyenne et conservée à la BNF, « les variations de Pins, de Piis, de Pis, de Pys, Pinis (en latin de Pinibus ont pour traduction rigoureuse des Pins suivant les époques et idiomes divers » L'auteur ajoute : « Ces variations auraient été communes aux branches de la même maison établie dans le Languedoc depuis le XIIe siècle »..
thumb|150px| Odon de Pis capitoul de Toulouse en 1362 et 1369, mentionné dans les Annales manuscrites des Capitouls de Toulouse, archives municipales de Toulouse, Livre 1, BB 273, 1369-1370
On trouve dans le Livre des Annales des Capitouls de ToulouseAnnales manuscrites des Capitouls de Toulouse - archives municipales de Toulouse (lire en ligne), étudié par François Bordes, dans sa thèse de 2006, les variations latine (de Pinibus) et occitane (de Pis) du nomFrançois Bordes, Formes et enjeux d'une mémoire urbaine au bas Moyen Âge : le premier « livre des histoires » de Toulouse (1295-1532), tome 2, Université de Toulouse-Le Mirail, 2006, p. 455 (lire en ligne) L'auteur ajoute que les premiers éditeurs et commentateurs au ont donné « les versions françaises et modernes des patronymes des capitouls » d'où des confusions possibles. Ibid. p. 4.
Selon le Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France (1882), certains territoires couverts de pins ont tiré leur nom de cette particularité et ont transmis ce nom à leurs seigneurs, lesquels, à l'époque où les armoiries ont pris naissance, ont tout naturellement adopté des pommes de pin pour emblème. Un assez grand nombre de familles habitant des pays fort différents se trouvent dans ce cas.
Le Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France (1882) indique : « Le nom de cette famille se rencontre sous les différentes formes suivantes : de Pino, de Pinu, de Pinis, de Pinibus, de Pis, de Pys, de Piis, de Pins. Les quatre premières formes sont latines; les trois qui suivent sont gasconnes ou languedociennes, et la dernière française. Le nom de Piis a été porté jusqu'au commencement du par la branche qui a fait ses preuves de Cour : il existe encore en Guyenne des Piis qui se disent issus des de Pins et des Pinos »..
Il ajoute : « Bien qu'on ne puisse douter de l'identité du nom latin de de Pinibus et du nom français de de Pins, il n'est pas rigoureusement démontré que ces actes concernent des membres de la même famille »..
Dans une lettre que l'auteur désigne comme « d’une orthographe déplorable » mademoiselle de Morlan en 1788 ou 1789 orthographie le nom Depins pour la fille de M de Pins, commandant de la garde nationale d’Auch en 1790Jean Barada, « Un bal à Auch à la fin du » dans Bulletin de la Société archéologique du Gers, XXXe année – 2e trimestre 1929, Auch, 1929, p. 182) (lire en ligne).
Origine et histoire Des auteurs (Courcelles, Jules Villain) écrivent que la famille de Pins aurait pour auteur Galceran de Pinós, un des neuf barons de Catalogne, qui fut arbitre du traité de paix conclu en 1185 entre le roi d'Aragon et le comte de Toulouse.
vignette|Armoiries de Pins sur l'ancien hôtel de Chalvet à Toulouse. Albert Révérend (1905) écrivait : ..
Il ajoutait : .
Henri Jougla de Morenas (1948) écrivait que les filiations prouvées des différentes familles du nom de Pins ne remontent pas au-delà des et . À cette époque existent trois grandes lignes dont le point de jonction est inconnu. Il distinguait : La première ligne qui remonte sa filiation prouvée à 1426 avec pour auteur noble Bertrand de Pins, co-seigneur de Pins. Elle donna les branches de Pins-Montbrun (éteinte en 1812), de Pins du Bourg et de Pins d'Aulagnières qui prit le nom de Pins-Montbrun à l'extinction de la branche aînée. Cependant la branche Aulagnères subsiste car reprit par le second fils. La seconde ligne qui remonte sa filiation à Odon de Pins, capitoul de Toulouse en 1362 et 1369, elle donna la branche de Pins de Caucalières.(qui a pour rameau les Pins Monségou) La troisième ligne dont le nom devint de Piis, a donné les branches éteintes de Curton et non eteinte de la famille de Portal, de Bisqueytan, de Varennes, sa filiation prouvée remontait à Jean de Piis, damoiseau, vivant en 1436. Raoul de Warren (1948) rattachait à cette ligne les sires de Taillebourg, connus dès le et éteints avec Barthélemy de Pins (Piis), allié en 1362 à Talesie d’Albret.
Un article du Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France (1882) indiquait :
Les Pins seigneurs d'Aulaignes (ou Aulaignières), du Bourg et autres places en Armagnac, furent maintenus nobles sur filiation remontant à 1558. par jugement rendu le à Montauban par l'intendant Le Pelletier de La Houssaye .
Les Pins d'Aulagnères furent reçus aux honneurs de la Cour le .
La descendance des Pins d'Aulagnères des Pins de Montbrun, malgré la différence d'armoiries, n'est pas invraisemblable; mais elle n'a pas encore été justifiée.
Le dernier descendant des de Pins-Montbrun institua pour son héritier, en 1813, François-Odon Amand-Désiré de Pins d'Aulagnères, qu'il considérait comme son cousin, et qui prit dès lors le titre de marquis de Pins de Montbrun (titre de courtoisie).
Régis Valette, dans le Catalogue de la noblesse française subsistante au (2002), fait remonter la noblesse de la famille subsistante de Pins à l'année 1362..
Fernand de Saint-Simon, dans le Dictionnaire de la noblesse française (1975), indique , pour la famille subsistante du nom de Pins, et , pour la famille subsistante de Pins-Montbrun..
La famille subsistante de Pins d'extraction chevaleresque sur preuves de 1362, maintenue noble le , a adhéré à l'Association d'entraide de la noblesse française, le Page « La table des familles », sur le site de lAssociation d'entraide de la noblesse française (lire en ligne)..
Rattachement de la famille de Piis Selon un article du Bulletin de Société héraldique et généalogique de France (1882) .
Pierre-Antoine-Augustin de Piis, poète et fondateur du vaudeville, mort en 1832, était fils naturel du dernier représentant de la branche de Varennes. Il n'a pas laissé d'enfants.
Personnalités Rattachements prouvés aux différentes familles du nom de Pins et Piis : Jean de Pins (1470-1537), évêque de Pamiers puis évêque de Rieux, humaniste de la Renaissance Charles-Antoine de Piis (1737-1794), grand sénéchal d'épée du Bazadois, député de la noblesse de la sénéchaussée de Bazas aux états généraux de 1789 Pierre-Antoine-Augustin de Piis (1755-1832), haut fonctionnaire de police, homme de lettres et dramaturge français Odon de Pins (1866-1936), maire de Montbrun, député du Gers de 1902 à 1910 Arthur de Pins (1977-), dessinateur et auteur de bande dessinée français Violaine de Pins de Caucalières (2000-), humoriste française
Armes, devises Les armes des différentes familles de Pins portent trois pommes de pin d'or, elles sont de ce fait dites parlantes.
Elles se composent d'un champ plein de gueules ou d'azur chargé trois pommes de pin d'or les queues vers la pointeJohannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d'un dictionnaire des Termes du blason, 1884, page 422. (lire en ligne). On trouve aussi les pommes de pin avec les queues en hautPar exemple dans l'Armorial d'Hozier : Charles-René d'Hozier , Volumes reliés du Cabinet des titres : recherches de noblesse, armoriaux, preuves, histoires généalogiques. Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696 - vol. XIII, 1701-1800, page 393. (lire en ligne).
De gueules à trois pommes de pin d’or, les queues vers la pointe (famille subsistante du nom de Pins) D'azur à trois pommes de pin d’or, les queues vers la pointe (famille subsistante du nom de Pins-Montbrun)
Devises : Despues de Dios, la casa de Pinós ou L'un des neuf barons de Catalogne
Cri d'armes : Du plus hault les pins ! (pris à une époque moderne)
Alliances Pour la seule Gascogne, les familles de Pins et de Piis ont contracté des alliances avec les familles d’Albret, d’Aulède de Pardaillan, d’Aumont du Cordray, d’Aux, de Banne, de Bar, de Bassompierre, de Batz-Castillon, de Beauvoir, de Berthier-Pinsaguel, de Binos, de Blanquefort, de Bouglon, du Bouzet de Vivès, de Cassagnet-Tilladet, de Casteras-Sournia, de Caumont, de Caupenne d’Amou, de Chasteignier, de Chastenet de Puységur, de Comminges, de Cornil, de Corrent, de Donissan, du Pleix de Cadignan, de Durfort-Flamarens, d’Ébrard de Saint-Sulpice, d’Espagne, d’Esparbès, de Fargues, de Faudoas, de Frétard d’Écoyeux, de Gaëtani, de Galard, de Gascq, de Gères, de Gestas, de Gontaut-Biron, de Goth, de Guers, d'Hautpoul, d’Hunault de Lanta, de Juges, de La Claverie-Soupetz, de La Faye, de La Montaigne, de La Mothe, de La Mothe-Castelnau, de La Roque Ordan, de Lastours, de Lévis-Léran, de L’Isle-Jourdain, de Luppé, de Lur-Saluces, de Magnault, de Martin-Marcellus, de Mengaud-Lahage, de Monneins, de Mons de Dunes, de Montégut, de Montesquiou, de Montlezun, d’Ollonne, de Pérusse, de Peytes de Montcabrier, de Pichard, de Polastron, de Pomiers, de Pontac, de Preisac de Rabastens, Riquet de Caraman, de Roquefeuil, de Saint-Gresse, de Salles de Gudanne, de Saman, de Sauzet, de Secondat-Montesquieu, de Ségur, de Seigneuret-Fabresan, de Sers, de Talleyrand-Périgord, de Trencaléon, de Tersac-Montbérault, de Vabres, de Verduzan, de Verthamon, de Villepreux, de Villères, de Martin de Viviés, de Voisins d’Alzau.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . . Jules de Bourrousse de Laffore, Notes historiques sur des monuments féodaux ou religieux du département de Lot-et-Garonne, , imprimerie de F. Lamy, Agen, 1879 (lire en ligne)
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z)
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