La famille Barbara de Labelotterie de Boisséson, anciennement Barbaro puis Barbara à partir du , est une famille subsistante de la noblesse française originaire du village de Verdalle en Languedoc non loin de la ville de Castres où elle s'est ensuite implantée par la suite. Elle a été anoblie en 1703 par la charge de capitoul de la ville de Toulouse.

Elle compte parmi ses membres des avocats, des magistrats, des officiers, un capitoul de Toulouse, trois générations successives de subdélégués de l'intendant du Languedoc pour Castres, deux généraux de l'armée russe dont l'un ancien maréchal de camp français, un maire de Castres, une dame d'honneur de la reine à la cour de Bavière, un ambassadeur de France, une membre du Conseil constitutionnel français.

Histoire Les origines à Verdalle Le fonds d'archives de la famille Barbara de Labelotterie de Boisséson fait mention de Pierre Barbaro vivant à Verdalle en 1549Archives de Boisséson, famille Barbara de Labelotterie de Boisséson, inventaire, 2011, Archives départementales du Tarn..

Ce village est situé dans le Lauragais, au pied de la montagne Noire, au sud de Castres à mi-chemin vers Revel. En 2017 il comptait à peu près mille habitants.

Au , Antoine Barbaro est un bourgeois de Verdalle..

Une famille importante à Castres de la fin du au milieu du Arrivant du village de Verdalle la famille s’installe dans la ville de Castres pour la suite de son histoire.

Mathieu Barbara, l'un des fils d'Antoine Barbaro, occupe différentes fonctions dans la ville de Castres, dont celle de subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres. En 1703 il est anobli par la charge de capitoul de Toulouse qu'il a exercé cette année-là.. Cet anoblissement classe sa famille dans la noblesse dite de cloche.

Depuis les dernières années du Joseph Barbara, fils de Mathieu, et subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres, avait ajouté à son nom celui du château de La Beloterie situé à Noailhac dont il avait hérité par son mariage en 1695, puis en 1714 celui de la seigneurie de Boissezon qu’il vient d'acheter.

Le fils de Joseph Barbara, Mathieu (II) Barbara de Labelotterie, est lui aussi subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres, représentant ainsi la troisième génération de sa famille dans cette fonction.

Paul-Mathieu Barbara de Labelotterie de Boisséson, fils de Mathieu (II) Barbara de Labelotterie, est admis en 1759 dans les chevaux-légers de la garde du roi. En 1781 il épouse Marie Bécu, fille de Nicolas Bécu, valet de chambre, et de Marie Delaunay. Marie Bécu est la cousine germaine de Madame du Barry qui est née Jeanne Bécu.

L'historien Emmanuel de Waresquiel dans sa biographie de Jeanne du Barry, écrit : « cette soi-disant cousine Marie-Josèphe Bécu de Cantigny, que Jeanne présentait à ses invités à Louveciennes tantôt comme sa nièce, tantôt comme sa soeur, née en 1762 était en fait sa fille ». Cette affirmation reprend un propos du comte d'Allonville dans ses Mémoires en 1838 : « Madame Dubarry avait une fille sans savoir qui en était le père elle se contenta de lui donner cent mille francs de dot en la mariant à un pauvre gentilhomme sans naissance, dont le fils est aujourd'hui en Russie sous le nom de marquis de Boissaison »Armand-Francois comte d'Allonville, Mémoires Secrets de 1770 A 1830, tome 1, 1838, page 154.. Ce propos est contesté dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux : « Les mémoires de M. d’Allonville disent à tort que Marie Bécu était la fille de la comtesse du Barry ; elle n’était que sa cousine germaine, fille de Jean-Nicolas Bécu (dit de Cantigny), valet de chambre des duchesses de Boufflers et d’Antin, et de Marie Delaunay. »ICC, volume 99, 1936, pages 613-614.

En 1784 Paul-Mathieu Barbara de Labelotterie de Boisséson est colonel en second de Condé-dragons, et en 1791 il est élevé au grade de maréchal de camp.

Durant la Révolution française Paul-Mathieu Barbara de Labelotterie de Boisséson, sa femme, et leurs deux enfants, s'exilent en Russie. Leur fils, Hercule, y est général dans l'armée du Tsar, et leur fille, Euphrasie, part en Bavière où elle entre au service de la reineArlette Homs, Euphrasie de Boisséson (1786-1879), une jeune fille noble émigrée en Russie, Louveciennes, Saint-Petersbourg, Munich, Toulouse, 2002..

Joseph Honoré Barbara de Labelotterie de Boisséson (1777-1856) est élu maire de Castres au cours de la première moitié du .

Le fils d'Hercule, Constantin, revient sur les terres de ses ancêtres au milieu du où il épouse une demoiselle de Pins et il est l'ancêtre de tous les Boisséson actuels.

De nos jours Quelques générations plus tard, Robert Barbara de Labelotterie de Boisséson est ambassadeur de France, et sa fille, Jacqueline, est membre du Conseil constitutionnel de 2013 à 2019.

La famille Barbara de Labelotterie de Boisséson est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1952Annuaire de l'ANF, Abédia, Aurillac 2017, p.25..

Généalogie simplifiée La généalogie débute avec :

Personnalités Matthieu Barbara (1644-1719), subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres puis nommé capitoul de Toulouse en 1703 Joseph Barbara (1671-1741), subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres Matthieu Barbara de Labelotterie (1698-1766), subdélégué de l'intendant du Languedoc pour Castres Charles Joseph Barbara de Labelotterie (1726-1802), conseiller au parlement de Toulouse en 1752 Paul-Mathieu Barbara de Labelotterie de Boisséson (1736-1798), chevalier de Saint-Louis (1778), colonel en second (1784), maréchal de camp (1791), général major au service de la Russie Hercule Barbara de Labelotterie de Boisséson (1784-1822), général au service de la Russie, chevalier de Saint-Louis en 1816, décoré de plusieurs ordres russes Euphrasie Barbara de Labelotterie de Boisséson (1786-1879), dame d'honneur de la princesse Marie de Hohenzollern épouse de Maximilien II, roi de Bavière Robert Barbara de Labelotterie de Boisséson (1905-1993), diplomate, ambassadeur de France Jacqueline Barbara de Labelotterie de Boisséson, épouse de Guillenchmidt (1943), magistrate, conseillère d'État, membre du Conseil constitutionnel français de 2004 à 2013, membre du Conseil supérieur de la magistrature de 2015 à 2016 Shéhérazade Semsar, épouse Barbara de Labelotterie de Boisséson (1968), femme d'affaires franco-iranienne, vice-présidente du conseil de surveillance du club de football français l'Olympique de Marseille depuis 2022, PDG de McCourt Global depuis 2023, élue au conseil d'administration de la Ligue de football professionnel en 2026

Possessions, demeures et châteaux Château de La Beloterie, domaine dans les environs de Castres, apporté par mariage par Marie Darrazat de la Beloterie épouse en 1695 de Joseph Barbara, demeurant à Castres ; cette propriété a été conservée dans la famille jusqu'à la fin du . Entre 1701 et 1703, maître Joseph Barbara, sieur de Labelotterie est reçu comme avocat de la Cour ordinaire de CastresPlumitif d'audience de la cour ordinaire. Affaires civiles. Inventaire des archives du Tarn, cote B 74., il deviendra subdélégué de l'Intendant du Languedoc pour Castres. Boissezon, ancien fief dont une partie a été achetée en 1714 par ce même Joseph Barbara à la marquise de Saint-Chamond, qui venait d'en hériter de Louis de Cardaillac. Il a existé au une famille de Boissezon, mais qui s'installa au château de Lombers où elle était possessionnée. Pendant les guerres de religion, le château de Boissezon dit d'Augmontel, est occupé, puis repris et rasé le par le vicomte de Paulin. Ce château de Boissezon dit d'Augmontel, dont on pense qu'il se trouvait près de l'église, ne doit pas être confondu avec l'ancien château fort de Boisséson à Murat-sur-Vèbre dont il reste un donjon sur un site escarpé de Mataviel. Ce dernier appartenait depuis le à la branche cadette de la famille de Peyrusse, puis à la famille de Genibrouse par le mariage en 1575 d'Aldonze de Peyrusse, fille d'Antoine, gouverneur en 1568 pour le roi de la ville et du diocèse de Castres, et de Séguine de Foix, avec Guillaume de Génibrouse. Ensuite en partie aux Thézan d'OlarguesInventaire des archives du Tarn, cote B 849.. En 1737, les habitants syndiqués du massage de Sarmage, Lapeiraque, Lerecord, Flourens, Bayours, et Planquettes, au consulat de Boissezon, engagent une procédure contre Joseph Barbara de Labelotterie, seigneur dudit Boissezon, en reconnaissance de leurs droits sur les vacantsInventaire des archives du Tarn, cote B 60.. En 1738, il restitue le bois du Four à Boisséson, aux habitants. Affaires criminelles. Quatre déclarations de grossesse ; l'une des déclarantes obtient contre Mathieu de Barbara, seigneur de Boissezon, une sentence qui le condamne à livres de dommages et intérêts et à se charger de l'enfantInventaire des archives du Tarn, cote B 1027.. Il existait à Boissezon un consulat et une justice seigneuriale inférieure avec un juge, sous appel du bailliage de Castres, qui a subsisté jusqu'en 1789. Domaine de Gourjade (maison de maître essentiellement du et parc), sis à Castres (Tarn), appartient à la ville de Castres depuis 1977Tourisme dans le Tarn, patrimoine culturel, parc de Gourjade. Château de Roqueperlic, sis à Noailhac (Tarn), vendu en 2000 Château de Lacquy, domaine viticole producteur d'armagnac (Landes), entré dans la famille par mariage en 1883 Château de la Motte, sis à Bardigues (Tarn-et-Garonne), entré dans la famille par mariage en 1922 Château de Montluc, sis à Estillac (Lot-et-Garonne), entré dans la famille par mariage au ou au

Armes, titres Les armes de la famille se blasonnent ainsi : De gueules, à deux palmes de sinople passée en sautoir accompagnée d'un croissant d'argent en pointe, au chef d'azur, chargé d'un croissant d'or accosté de deux étoiles de même. Ces armoiries sont gravées sur un vitrail de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Noailhac.

D'autres sources indiquent : De gueules à un croissant d'argent entourées de deux palmes du même liées de sinople, au chef d'azur chargé d'un croissant accosté de deux étoiles, le tout d'orLe site internet de l'ANF indique ces armes-là pour cette famille..

Couronne : marquis.

Support : deux lions.

La famille Barbara de Labelotterie de Boisséson ne porte pas de titres réguliersCharondas, À quel titre?, Les cahiers nobles, 1970, page 3.. La terre de Boissezon, dite d'Augmentel, dont la famille Barbara de Labelotterie avait acheté la seigneurie n'a pas été érigée en marquisat. Ce fief n'est pas à confondre avec le fief homonyme de Boissezon à Murat-sur-Vèbre qui a été érigé en comté puis en marquisat de Boissezon au milieu du pour la famille de Génibrouse qui a porté le titre de marquis pendant cinq générations jusqu'à la Révolution française.

Alliances Les principales alliances de la famille Barbara de Labelotterie de Boisséson sont : Picarel (1630), Fournials (1668), Darrazat de la Beloterie (1695), de Suc de Saint-Afrique (1718 et 1744), de Cardaillac de Saint-MartinLouise (Castres 1705), fille de Joseph et de Marie d'Arazzat x 1721 Alexandre de Cardaillac, issue de Maffre, bâtard de Pierre de Cardaillac + 1521 (1721), de Rigaud (1723), de Bourdoncle de Saint-Salvy (1754), de Pelissier (1761), de Marfain (1763), Bécu (1781), de Chalvet de Rochemonteix (1805)Chalvet de Rochemonteix (de)., Brun de Sainte-Catherine (1810), de Pillement, de Pins (1850), de GauléjacGauléjac (de)., de Lonjon (1883), de Saint-Félix de Maurémont (1884), de Falentin de SaintenacFalentin de Saintenac (de). (1903), de Barrès (1905), Niel (1907), Pasquet du Bousquet de Laurière, de Greling, de Choiseul-Praslin, de Framond (1912), de Larminat, Guyot de Villeneuve, Aymé de La Chevrelière, de Robien, de Laguiche, de Guillenchmidt, Grenier de Sanxet, de Passemar de Saint-André, Semsar.

Postérité

Le nom d'Hercule Barbara de Labelotterie de Boisséson figure trois fois sur les plaques commémorative de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

Notes et références Notes

Références