Point ne tueras () est un film de science fiction britannique de Maurice Elvey sorti en 1929.
Synopsis En 1940, lorsque les États Fédérés d’Europe entrent en conflit avec les États atlantiques une guerre mondiale est sur le point d’éclater mais la ligue mondiale pour la paix parvient à l’éviter au dernier moment.
Fiche Technique
Titre : Point ne tueras Titre original : Réalisation : Maurice Elvey, assisté de David Lean (non crédité) Scénario : L’Estrange Fawcett, d’après la pièce de Noel Pemberton Billing Musique : Patrick K. Heale, Walter Collins et Louis Levy Production : Gaumont Distributeur : : Victoria Films Procédés : Noir et Blanc, 7 bobines Pays de production : Genre : Science-fiction (on disait alors : Futuriste ou Anticipation) Date de sortie : France :
Distribution
Benita Hume : Evelyn Seymour Humberston Wright : Dr. Seymour Basil Gill : le président du Conseil de l’Europe Jameson Thomas : Michael Deane Raymond Massey : Membre du Conseil des États fédérés Clifford Heatherley : le délégué Henry Vibart : Lord Sycamore (non crédité)
Critique presse The New York Times ne trouve pas que le scénario du film soit cohérent.
Autour du film Originellement, Point ne tueras était un film parlant produit par la Gaumont Talking Picture, mais la plupart des salles françaises n'étant pas encore équipées pour les projections sonores, on tira des copies muettes avec cartons-titres en français.
Aux États-Unis, le film rencontra de nombreux problèmes avec la censure. Il fut même carrément interdit à New York et dans l'État de Pennsylvanie. Il fut cependant sélectionné par le Program Committee pour le Film Forum et programmé le . Avant la projection, les organisateurs précisèrent que le film avait été retenu pour sa vision sur un problème vital, l'imminence d'une Seconde Guerre mondiale, mais qu'ils n'étaient absolument pas d'accord avec les motifs invoqués ni sur la solution préconisée dans le film pour l'éviter. Ce film de science-fiction pacifiste est tiré d'une pièce de théâtre portant le même titre et écrite par Noel Pemberton Billing, un personnage aux multiples facettes, parfois contradictoires : industriel très patriote (il fut un ardent défenseur du réarmement aérien britannique), il s'associera avec deux ingénieurs de talent (Hubert Scott Paine et Reginald Mitchell) pour fonder Supermarine, une entreprise à la pointe de la technologie produisant des vedettes rapides et des hydravions de course qui furent les ancêtres conceptuels directs du Spitfire, le fameux avion de chasse britannique de la bataille d'Angleterre. Député à la Chambre des communes sous la bannière du Parti conservateur jusqu'en 1921, sa crédibilité fut entamée par son autre croisade : des attaques d'une rare outrance contre l'homosexualité et les étrangers, en particulier les lesbiennes, contre lesquelles il écrivit le pamphlet intitulé La secte du clitoris et fut trainé en justice pour calomnies par l'actrice Maud Allan. Il fut un des principaux soutiens financiers à la production du film. Dans les premières minutes du film, on découvre que l'information passe par des téléviseurs à écran plat, escamotables, et que les gens communiquent par visiophone. Dans la première scène montrant le conseil de la Fédération atlantique, il est à noter qu'il y a autant de femmes que d'hommes parmi les représentants.
Analyse La Cinématographie Française', , 4 janvier 1930.
Raymond Villette, Mon Ciné, , 13 mars 1930
Marcel Carné, Cinémagazine, , 20 décembre 1929.
Louis Saurer, Ciné-Miroir, , 24 janvier 1930.
René Prédal, Le Cinéma Fantastique, éditions Seghers, 1970.
Notes et références
Voir aussi Article connexe 1929 en science-fiction
Liens externes
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