Gouy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation

Gouy est un village rural picard du Vermandois voué à la polyculture, situé dans l'Aisne, à la limite du département du Nord. Il est desservi par l'ex-RN 44, actuelle RD 1044.

Gouy et Le Catelet se touchent à quasiment former un village double.

Gouy se situe à mi-chemin entre Saint-Quentin et Cambrai.

Il existe une commune homonyme Gouy peuplée de près de Rouen dans la Seine-Maritime.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal des Torrents, la rivière Escaut qui prend sa source dans la commune et le Catelet.

Le canal des Torrents, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de L'Abergement-Clémenciat et se jette dans l'Escaut à L'Abergement-Clémenciat, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GouyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Gouy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,4 %), prairies (3,4 %), zones urbanisées (3 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Gouy apparaît en 1178 sous le nom de Goi dans un cartulaire de l'abbaye du Mont-Saint-Martin puis Goiacum, Goy-en-Arrouaise, Goi-en-Arrouaise, Gouy-en-Arrouaise sur la carte de Cassini vers 1750, et l'orthographe actuelle Gouy à la fin du ..

Il s'agit d'un homonyme de (voir ce nom)

Par délibération du conseil municipal du mois d', Gouy est peuplé de Goïciens et Goïciennes, de son ancien nom Goï.

Histoire

Les vestiges d'un camp retranché des Longues Bornes, daté de la Tène, ont été retrouvées au lieu-dit le Bois de la Barre avec une triple enceinte fortifiée en terre, ainsi que des vestiges celtiques et gallo-romains au lieu-dit le Henois (poteries et médailles)..

Vers 980, le domaine de Gouy, enlevé à Arnould, seigneur de Cambrai par Othon de Vermandois, devient possession du Vermandois dont il ne sera plus séparé. En 1213, sous le règne de Philippe II Auguste, le Vermandois et donc Gouy sont réunis au domaine royal français..

Après 1363, au cours de la guerre de Cent Ans, le Cambrésis ayant été intégré aux États bourguignons se retrouve à la frontière du royaume de France. En 1477, par héritage, le Cambrésis devient possession germanique puis, en 1515, par héritage encore, passe aux mains de Charles Quint, devenant ainsi territoire espagnol. Le village se trouve donc sur la frontière entre les deux domaines, qui passait à Lempire, Vendhuile, Gouy, Beaurevoir, Bohain, Guise et dans une zone de guerres fréquentes entre les deux puissances, cinq entre 1557 et 1660. vignette|gauche|Gouy sur la Carte de Cassini. Carte de Cassini

Sur la carte de Cassini ci-contre datant du , Gouy est appelé Gouy-en-Arrouaise. C'était une paroisse située sur l'Escaut. Un moulin à eau symbolisé par une roue dentée était implanté sur la rivière entre Gouy et Le Câtelet; Au sud-est, la ferme de Bonaire a été détruite en 1858. Un moulin à vent en bois était implanté dans le hameau de Lormisset qui appartenait à l'abbaye du Mont-Saint-Martin.. Au sud, le village du Mont-Saint-Martin était une paroisse qui appartenait à l'abbaye du Mont-Saint-Martin. Ses terres appartiennent de nos jours à la commune. Il existait un relais de poste établi entre les deux villages qui permettait aux cavaliers ou diligences de disposer de chevaux frais. Aucun renseignement n'a été trouvé sur le lieu-dit: Les Trois Fœtus.

Le , sont données à Madrid, des lettres de chevalerie pour Pierre de Cardevacque, écuyer, seigneur de Gouy, Saint-Amand (Saint-Amand-les-Eaux?), lettres enregistrées le . Pierre de Cardevacque, est le fils de Ferdinand de Cardevacque, écuyer, seigneur de Beaumont (sans doute Hénin-Beaumont) et petit-fils de Charles de Cardevacque, écuyer, seigneur de Beaumont. Son grand-oncle maternel, frère au « vieil baron de Cuincy », a été gouverneur de Tournai, le frère second d'icelui, gouverneur de Bapaume, leur frère , colonel d'infanterie, a rendu de notables services au siège de Cambrai. Louis de Cardevacque, écuyer, seigneur de Haubois, son frère aîné, capitaine de cuirassiers, après plusieurs fidèles services, a été tué, à l'avantage de notre cavalerie, par les Français, à leur dernière sortie de la ville de Maubeuge en 1637. Son second frère, a été tué en Allemagne, au service de l'Empereur en 1634. Lui-même a porté les armes au service du roi, en qualité de cornette au régiment du comte de Bucquoy, et a été depuis choisi capitaine de 300 têtes. Il a épousé la fille aînée d'Arnould de Thieulaine, chevalier, seigneur du Fermont, lieutenant de la gouvernance de LilleAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 255, lire en ligne..

En , sont données à Versailles, des lettres autorisant Pierre François de Cardevacque, seigneur de Gouy, gentilhomme d'Artois, fils de Pierre de Cardevacque, lieutenant de dragons, créé chevalier, à porter sur l'écusson de ses armes qui sont « D'hermines au chef de sable » une couronne de cinq fleurons d'or avec deux licornes pour tenants, comme le marquis d'Havrincourt, l'aîné de la famille, a droit de les porter. Pierre de Cardevacque, père du demandeur, a pour neveu Joseph de Cardevacque, seigneur des Haut-Bois, capitaine de grenadiers dans le régiment de Croÿ, qui assista à la bataille de Fleurus en 1690, à la bataille de Steinkerque en 1692, à la bataille de Neerwinden en 1693, au siège de Mons en 1694 (siège de Mons en 1691?), au siège de Namur en 1695, au siège de Charleroi en 1696 (siège de Charleroi en 1693?), au siège de Barcelone, où après avoir donné des preuves éclatantes de sa valeur aux attaques du chemin couvert et des bastions de la place, il fut tué sur la brèche du second retranchementAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 363, lire en ligne..

En , des lettres de chevalerie héréditaire sont données à Paris pour Pierre François de Cardevacque, écuyer, seigneur de Gouy, Boucly, qui a toujours servi fidèlement le roi dans les assemblées des États de la province d'Artois. Il a deux frères actuellement au service, l'un en qualité de capitaine, l'autre de lieutenant au régiment de Boufflers. Il a eu un neveu tué sur la brèche, à l'assaut de Barcelone en 1697, alors qu'il commandait cinq compagnies de grenadiers, et il a un autre neveu gouverneur d'Hesdin depuis 1705Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 396, lire en ligne..

Vers 1777, Pierre-Joseph-Alexandre de Cardevacque, chevalier, est seignuer de Gouy. Il se marie le avec Marie-Joseph-Pauline Grenet de Marquette (Marquette-en-Ostrevant), née le . Elle est la fille de Jérôme-Joseph Grenet de Marquette, chevalier, conseiller de la ville de Lille, subdélégué de l'Intendant à Cambrai, anobli en 1743, substitut du procureur du roi, et de mademoiselle de Hoves.

En 1789, avant le déclenchement de la Révolution française, le village compte environ soumis à l'autorité et juridiction de l'abbaye du Mont Saint Martin, les abbés s'étant, dès le , substitués aux seigneurs laïcs.

En , les religieux quittent l'abbaye dont les terres sont mises en vente dès le mois de mars comme biens nationaux.