Guillaume Lambert, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un préfet et haut fonctionnaire français.
Commissaire de la Marine au début de sa carrière, il intègre le corps préfectoral en 2005 puis les cabinets ministériels jusqu'à devenir chef de cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy de 2010 à 2012, période durant laquelle il est nommé préfet hors cadre.
Redevenu préfet, en Lozère notamment, à la suite de la défaite de Nicolas Sarkozy, dont il dirige la campagne présidentielle de 2012, il voit sa carrière interrompue un temps en 2015 suite à sa mise en examen dans l'affaire Bygmalion.
Nommé en 2019 à la tête du réseau radio du futur (RRF), rattaché au ministère de l'Intérieur, il devient directeur en de l'Agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (ACMOSS), nouvellement créée. Il quitte ses fonctions trois ans plus tard en 2026 après sa condamnation définitive dans l'affaire Bygmalion.
Biographie
Parcours professionnel De 1996 à 2002, il est commissaire de la Marine embarqué dans les forces navales.
Il est nommé dans la préfectorale en 2005, lorsqu'il devient chef du bureau de la sécurité maritime à la Préfecture maritime de l'Atlantique.
Il quitte ce poste en 2005 pour devenir sous-préfet et directeur de cabinet du préfet des Côtes-d'Armor. Il conserve ce poste jusqu'en 2007, date à laquelle il devient secrétaire général adjoint de la préfecture de la Loire-Atlantique, ainsi que sous-préfet chargé de la politique de la ville.
En 2009, il se met en congé de la préfectorale en devenant chef de cabinet de Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi et à la Formation professionnelle.
En 2009, il est nommé chef de cabinet adjoint de la Présidence de la République, par le président Nicolas Sarkozy. Il est nommé en 2010 chef de cabinet du président de la République de 2010 à 2012.. Il quitte cette fonction en 2012 pour diriger avec le titre de directeur de campagne la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
L'UMP défaite lors de la présidentielle, il est nommé en préfet chargé de mission auprès du préfet de police. Titularisé dans le corps des préfets le , il est nommé préfet de la Lozère le et prend ses fonctions le .
Au printemps 2014, l'affaire Bygmalion, liée à la campagne de 2012, éclate. Le nom de Guillaume Lambert apparaît alors dans les médias grand public aux côtés de celui de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Jérôme LavrilleuxAffaire Bygmalion : Guillaume Lambert était-il au courant ? 48info.fr, le 27/05/2014Que sait le préfet de la Lozère sur l'affaire Bygmalion ? Midi Libre le 27/05/2014.Bygmalion : Guillaume Lambert, l'homme qui n'a rien vu à l'UMPEurope 1, le 19/06/2014.
En , Guillaume Lambert est mis en examen pour usage de faux, escroquerie, recel d'abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale, dans l'affaire Bygmalion. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, indique aussitôt proposer au président de la République de mettre fin à ses fonctions de préfet de la Lozère. Il est remplacé par Hervé Malherbe.
Il est nommé en responsable d'une délégation au secrétariat général du ministère de l'Intérieur du RRF, grand projet régalien lancé à l’automne 2017 par le président de la République Emmanuel Macron et visant à doter les services de sécurité et de secours de communications mobiles 4G/5G et numériques assurant un haut niveau de résilience en cas de crise.. Lorsque ce réseau devient l'ACMOSS, Lambert en est nommé directeur.. Sous son mandat à l'ACMOSS, un incident à 3 millions d'euros s'est produit avec la société Capgemini avant l'entrée en fonctionnement du RRF : des serveurs neufs ont été détériorés en 2023. En 2026, le ministère de l'Intérieur lui cherche un remplaçant après sa condamnation définitive dans l'affaire Bygmalion. Un remplaçant est trouvé pour le .
Procès Bygmalion
Guillaume Lambert est présent sur le banc des accusés lors de l'ouverture du procès en . Il est hospitalisé en urgence pour un risque de , le jour de l'audition de son ancien adjoint Jérôme LavrilleuxAu procès Bygmalion, Jérôme Lavrilleux décrit « l’engrenage illégal » de la campagne de 2012 : « A la fin, il ne reste plus que les ploucs de service » Pascale Robert-Diard, Le Monde, le 04/06/2021. Le , le parquet requiert une peine de prison de quatre ans avec sursis et 50 000 euros d'amende. Il est condamné à trois ans et demi de prison, dont deux avec sursis, notamment pour complicité de financement illégal de campagne électorale, le . Il est ensuite jugé en appel à partir du . Le , il est finalement condamné à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et cinq ans d’inéligibilité. Il est définitivement condamné le après s'être joint à un pourvoi en cassation.
Récompenses et distinctions Décorations 40px Chevalier des Palmes Académiques 40px Chevalier du Mérite agricole 40px Médaille d'Or de la Défense nationale 40px Médaille de la Jeunesse et des Sports
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des préfets de la Lozère
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