Le () est une unité d'artillerie de l'armée de terre française créée en 1854, sous le Second Empire, sous le nom de d'artillerie à cheval.

Création et différentes dénominations : création du ; 1872 : devient le ; 1883 : devient le ; 1924 : devient le ; 1940 : dissous ; 1952 : recréation du ; 2000 : devient le d'artillerie ; 2025 : redevient le .

Colonels et chefs de corps : Anatole de Vivès : Marie Paul Antoine OhierIl fut également colonel du régiment d'artillerie monté de la Garde impériale : Xavier Jean Marie Henri Clément Vernhet de Laumière : baron Paul Ernest Xavier de Liégeard Xavier de Liégeard : Jean François Armand Laffite 1870 : colonel de Vassart : Gabriel Gustave BrisacGabriel Gustave Brisac, fils de Salomon Brisac et de Catherine Eugénie Brisac est né le à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et est décédé le à . Il participe à l'expédition de Rome en 1849-1850, à la campagne d'Italie en 1859 et se trouve aux batailles de Magenta et de Solférino et dans la campagne contre l'allemagne de 1870 engagé dans les batailles de Mouzon et de Sedan 1875 : colonel Etienne Amaudric du Chaffaut 1879 : colonel Abraham 1883 : colonel Martin de Randal 1889 : colonel Salvain 1892 : colonel Bourjat 1895 : colonel de Labatut 1897 : colonel Le Vavasseur ..... 1918 : Charles Noguès .... 1935 - 1938 : colonel Blanchon .... 1970 : chef d'escadron Jean Aubier 1970 : chef d'escadron Bernard Denys de Bonnaventure 1972 : lieutenant-colonel Georges Dareths 1974 : lieutenant-colonel Michel Laniez 1976 : lieutenant-colonel Paul Redon 1978 : lieutenant-colonel Désiré Gigon 1980 : lieutenant-colonel Pierre Martinien 1982 : lieutenant-colonel Joseph de La Motte de la Motte-Rouge 1984 : lieutenant-colonel Jean-Claude Fossey 1986 : lieutenant-colonel Henri Dratch 1988 : lieutenant-colonel Jean-Paul Gaillard 1990 : lieutenant-colonel Jean Tesson 1992 : lieutenant-colonel Christian Paulin 1994 : lieutenant-colonel Bernard Salabelle 1996 : lieutenant-colonel Yves Leroy 1998 – 2000 : lieutenant-colonel Alain Schwartz 2000 – 2002 : lieutenant-colonel Christian Humbert 2002 – 2004 : colonel Patrick Perret 2004 - 2006 : lieutenant-colonel Gilbert Henry 2006 - 2007 : lieutenant-colonel Jacques-Yves Le Fur 2007 - 2009 : lieutenant-colonel Jean Panel 2009 - 2011 : lieutenant-colonel Laurent Zych 2011 - 2013 : lieutenant-colonel Olivier Monteil 2013 - 2015 : lieutenant-colonel Dominique Cristofani 2015 - 2017 : lieutenant-colonel Laurent Frentz 2017 - 2019 : lieutenant-colonel Pierre Boyer 2019 - 2021 : lieutenant-colonel Philippe de Riols de Fonclare 2021 - 2023 : lieutenant-colonel Romuald Mazen 2023 - 2025 : colonel Armand Cottin 2025 - … : colonel Clément Bertin

Historique des garnisons, combats et bataille

Second Empire Le d'artillerie à cheval est réorganisé, à Vincennes, le , à partir de l'état-major et des 3 batteries à cheval du d'artillerie auxquelles viennent se joindre 2 batteries à cheval des , et d'artillerie..vignette|Le en batterie lors des Grandes manœuvres de l'Est de 1901.

De 1854 à 1856 il est engagé dans la guerre de Crimée et participe durant le siège de Sébastopol, en 1854, aux batailles de l'Alma, de Balaklava et d'Inkermann durant laquelle la fait des ravages dans les rangs de l'infanterie russe puis éteint le feu de l'artillerie russe. En 1855, il se trouve à la bataille de Traktir.

En 1859, il prend part à la campagne d'Italie et bat avec succès les batteries autrichiennes à la bataille de Solférino..

Au déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870, il est en garnison à Metz et mobilise six batteries de campagne. Deux batteries sont affectées au d'armée, deux au d'armée et deux au corps d'armée.. Elles combattent aux batailles de Spicheren, de Foeschwiller et pendant le siège de Metz aux batailles de Borny, Rezonville, Saint-Privat.

Depuis sa formation, le occupe les garnisons de Vincennes en 1854, de Bourges en 1858, de Toulouse en 1863, de Valence en 1866, de Metz en 1869, et de Maubeuge en 1871.

1871 à 1914 Alors en garnison à La Fère en 1872, le « » est réorganisé en le mettant sur pied de régiment mixte sous le nom de « ». Il garde ses 2 premières batteries, cède les 6 autres batteries aux , , , , et . Il reçoit en échange 3 batteries à pied où montées du , 4 batteries et 1 batterie du .

Le remaniement du 28 septembre 1873 le place dans la . Il garde ses 10 premières batteries et cède deux batteries à cheval qui passent aux et .

En 1893, le d'artillerie de campagne est stationné à La Fère jusqu'en . En temps de paix, il est rattaché à la .

: il tient garnison àAnnuaire officiel armée Française 1914, 17 RAC, vue 591 : La Fère pour les à batteries montées Eu (Seine-Maritine) : à batteries

: Mouvements des corps d'Artillerie : Régiment d'Artillerie : état-major et 3 groupes de La Fère à Amiens (1 groupe) et Abbeville (2 groupes)Revue Artillerie, (mai 1914, page 182), article Garnisons d'Artillerie en France, mai 1914La France militaire, 11.10.1913, article changements de garnison des états majors et corps d'artillerie, RetroNews. dépôt toujours à la FèreHistorique du 17 régiment d'artillerie de campagne

: en application de la loi du Loi du 24 juillet 1909 modifiée par la loi du , relative à la constitution des cadres et des effectifs de l'armée d'active et territoriale en ce qui concerne l'artillerie., le du (batteries 10, 11, 12) armées de 155 CTR à Eu devient le du voir tableau B, page 30, de la loi du 15 avril 1914 (II/ RAL).

Première Guerre mondiale vignette|Le colonel du lors du défilé du à Paris.

Composition : trois groupes comprenant chacun 9 batteries de 75 (pour un total de 36 canons).

D'avril à il est en garnison à Abbeville (Somme) et Amiens (Somme), il est affecté à l'artillerie de la pendant la guerre. Le RAC s'illustre en 1914 lors de la retraite d'août, puis sur la Marne, et enfin en Argonne. En 1917, il combat au Mort-Homme. En 1918, il s'illustre encore à Somme-Py dans les combats menés pour contrer l'offensive allemande.

Au cours de cette guerre le régiment est cité trois fois : une fois à l'ordre de la division, et deux fois à l'ordre de l'armée, ce qui lui donne le droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre17e régiment d'artillerie de campagne : historique du régiment, H. Charles-Lavauzelle éditeur militaire, p.20.

Entre-deux-guerres À la fin de la guerre, le régiment reprend une de ses anciennes garnisons à Abbeville, caserne Dupré, jusqu'en 1928. De 1929 à 1939, il est en garnison à Sedan.

Seconde Guerre mondiale Sur la ligne Maginot en 1939, le régiment d'artillerie tente une retraite désespérée dans les derniers jours de juin. Il doit capituler sur les hauteurs vosgiennes le .

Guerre d'Algérie Recréé le à Sedan sous le nom de du d'artillerie (I/) et équipé de canons de M40 Gun Motor Carriage américains, il devient l'artillerie organique divisionnaire de la blindée. Renommé groupe de marche du , il est d'abord envoyé au Maroc () puis en Algérie où il est chargé de faire des tirs de barrage le long de la frontière marocaine pour en assurer l'étanchéité contre les incursions de l'ALN, depuis le Maroc, devenu indépendant en .

Après les accords d'Évian, le RA reste à Colomb-Béchar pour soutenir les expérimentations d'armes.

Après 1970 En 1970, il est installé à Biscarrosse où il est chargé de soutenir le centre d'essais des Landes. Depuis régiment basé à Biscarrosse-Plage - Landes, il est groupement de soutien au centre d'essais des Landes. Il a perdu ses derniers canons de 40 en 1994. 100px|vignette|Insigne de l'artillerie. En 1995, il est encore composé de quatre batteries : la , chargée de l'organisation d'écoles à Feu (LATTA) pour tous les régiments, avec tir de canons de 20 et missiles SATCP Mistral ainsi que de la mise en œuvre expérimentale et opérationnelle des drones de l'armée française ; la , chargée de la formation des militaires du contingent pour le RA ( et ), du CEL (, en général) et (l'ENORSSA) de Bordeaux ( voire ). La était chargée de la formation initiale des VMF de la région sud ouest ; la batterie de commandent et de logistique, chargée d'assurer le fonctionnement matériel et pratique du régiment (ordinaire, véhicules, etc.) ; la batterie de protection et de sécurité, chargée de la protection du CEL en collaboration avec la gendarmerie.

En 2000, il devient le groupe d'artillerie.

Le , il reprend l'appellation de régiment d'artillerieDÉCISION N° 504464/ARM/EMAT/SCPS/BORG portant changement d'appellation du 17ème groupe d'artillerie. Du 11 juin 2025..

Missions actuelles Depuis 1996, arme le centre national d'évaluation et de formation à la lutte antiaérienne toutes armes (CNEF LATTA) qui assure la formation des officiers et sous-officiers (LATTA) de Corps de troupe, et l’entraînement et l’évaluation des équipes de pièce mitrailleuses de et de canons de dans le domaine de la lutte anti-aérienne toutes armes. Formation des maîtres de chiens de l'armée de Terre dans la détection et la neutralisation humaine, mais aussi en recherche et détection d'explosifs. Formation et l’entraînement des unités en techniques de pilotage en tout terrain, sur sable en particulier. Formation des militaires du contingent pour le RA ( et ), du CEL (, en général) et (l'ENORSSA) de Bordeaux ( voire ). La était chargée de la formation initiale des VMF de la région sud ouest. Protection du CEL en collaboration avec la gendarmerie

Garnison Installé à Biscarrosse, le assure le fonctionnement du centre national d'évaluation et de la formation à la lutte anti-aérienne toutes armes (CNEF LATTA) inauguré le . Il assure la conduite et le soutien des écoles à feu sol-air des armées françaises et étrangères, il participe aux expérimentations de nouveaux matériels. Jusqu'en 2010, il a mis en œuvre la station de trajectographie, de guidage et de sauvegarde (STGS) du drône de reconnaissance (CL 289) en soutien du RA. Il participe sur demande à la sécurité du centre d'essais des Landes.

En 2007, inauguration du centre de formation cynotechnique où sont formés les maîtres chiens (formation d'adaptation du et , formation d'adaptation, et formation en vue de la reconversion)..

Depuis 2011, le régiment est rattaché à la base de Défense de Cazaux. Il se voit aussi confier une mission nouvelle : la formation des tireurs VAB TOP de l'Armée de terre. Enfin à l'été, les pelotons de soutien canins de Souge (Gironde) et de Sissonne (Aisne) lui sont rattachés.

Le régiment aujourd'hui Le régiment d'artillerie fait partie du Commandement de l'entraînement au combat interarmes (COM ECIA).

Composition État-major Batterie de Commandement et de Logistique, incluant le CNEF LATTA le CFC les PSC de Souge et Sissonne.

Missions Armement du centre national d'évaluation et de formation à la lutte antiaérienne toutes armes (CNEF LATTA). qui assure la formation des officiers et sous-officiers (LATTA) de Corps de troupe, et l'entraînement et l'évaluation des équipes de pièces mitrailleuses de et de canons de dans le domaine de la lutte anti-aérienne toutes armes. Ce centre assure depuis 2011 la formation des tireurs VAB TOP de l'Armée de terre. Armement du centre de formation cynotechnique (CFC). qui assure la formation de l'ensemble des maîtres chiens de l'Armée de terre et de la marine. Soutien de la campagne sol-air annuelle du CFT (exercice NAWAS) Soutien canin aux PSC de Souge & Sissonne Organisation pour la zone de défense de formations régionales au profit de réservistes : PMD.

Matériels Pamela, Affût AA 53T2, VAB T20-13, VAB TOP, Cible SQ20 d'entrainementLes maquettistes du 17e groupe d'artillerie (17e GA) sur defense.gouv.fr.

Armement Sol-air : SATCP Mistral, canons de ., lance grenades de , et mitrailleuses 12.7.

Étendard vignette|upright=1.3|Dessin de l'étendard du d'artillerie.