Félix Jean François Thomas, comte d'Arjuzon (Paris, - Paris , ), est un homme politique français du .

Biographie D'une ancienne famille originaire des environs d'Arjuzanx et qui fut anoblie par la charge de secrétaire du roi en 1761Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 1er, page 314 Arjuzon (d')., Félix Jean François Thomas est le fils de Gabriel d'Arjuzon (1761-1851), premier chambellan de Louis Bonaparte roi de Hollande, comte de l'Empire, pair des Cent-Jours et de la Restauration, de l'ordre de la Réunion, de celui de la Couronne de Hollande et du mérite civil de Bavière et officier de la Légion d'honneur. Sa mère est Marie Agnès Françoise Pierre Pascalie Hosten (1774-1850), fille unique de Jean-Baptiste Hosten (1741-1802), riche famille bordelaise, possédant des terres et des plantations à Saint-Domingue. Grâce aux relations que son père continue à entretenir avec Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais, il devient très tôt l'ami de Louis-Napoléon.

Gentilhomme de la Chambre du roi Charles X à la fin de la Restauration, il refuse de succéder à son père démissionnaire de la pairie peu après l'avènement de . Sous la monarchie de Juillet, il se contente d'exercer le mandat de conseiller général de l'Eure débute modestement dans la carrière politique comme conseiller général du canton de Montfort (Eure), département dans lequel il possède de vastes propriétés. Très riche (il est un gros actionnaire de la Banque de France), il vit de ses rentes.

Rallié au gouvernement du Prince-Président, il accepta d'être son candidat officiel au Corps législatif, le , dans la de l'Eure. Avec voix sur votants et inscrits., contre , candidat de l'opposition voix., Félix d'Arjuzon conserve la confiance des électeurs, et est successivement réélu par la même circonscription : le Avec voix sur votants et inscrits, contre Dupont de l'Eure fils voix. ; le Par voix., contre Dupont de l'Eure voix., et, le Par voix. contre deux nouveaux candidats de l'opposition : MM. d'Osmoy voix. et Edmond Adam voix..

Il de Napoléon III. Très effacé, il siège fidèlement dans la majorité comme dans celle du conseil général de son département. Devenu chambellan de l'Empereur en , il rapporte aux Tuileries le détail du déroulement des séances du Palais Bourbon, ce qui explique que de nombreux députés, y compris parmi les partisans du régime, le tiennent en suspicion. 200px|thumb|right|Le comte d'Arjuzon photographié. En , il devient chambellan honoraire et est remplacé à la Cour par le deuxième de ses quatre fils, Georges, ancien lieutenant d'infanterie pendant la campagne de Crimée. Officier de la Légion d'honneur (), de Léopold de Belgique, de l'ordre royal de Wurtemberg et de Saint-Grégoire-le-Grand, Félix d'Arjuzon se retire de la vie politique à la chute du Second Empire. Il est inhumé avec ses parents au cimetière Saint-Louis d'Évreux, Postérité

Remarié avec Clara Flandin en , il entrait ainsi dans une autre famille parlementaire, celle de Louis Flandin, ancien représentant de Seine-et-Oise à la Constituante et à la Législative et conseiller d'État du Second Empire, du fils de celui-ci, Anatole, député bonapartiste du Calvados (1876-1881) et du petit-fils, Ernest, député du Calvados (1902-1932).

Distinctions Titres d'Arjuzon (1851-1874) ; Transmission des titre et majorat de baron-pair conférés par lettres patentes des et (ces dernières modifiant le titre de comte en celui de baron, pour l'assiette de la pairie héréditaire), confirmée en faveur du fils cadet de Gabriel d'Arjuzon, par arrêté ministériel du . Transmission des titre de comte héréditaire et majorat au titre de baron-pair conférés à Gabriel-Thomas Darjuzon, par lettres patentes du et du , confirmée en faveur du petit-fils aîné en primogéniture, Georges-Jacques-Marie d'Arjuzon, par arrêté ministériel du .

Décorations + Rubans des décorations106px|Officier de la Légion d'honneur106px|Officier de l'ordre de Léopold106px|Chevalier de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg106px|Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand Officier de la Légion d'honneur () ; Officier de l'ordre de Léopold de Belgique ; Chevalier de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg ; Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ;

Hommage, honneur, mention, etc. Gentilhomme de la Chambre du roi Charles X (fin de la Restauration française) ; Chambellan de l'Empereur ( - ) ; Chambellan honoraire ( - ) ;

De par sa fonction de chambellan, on retrouve le comte d'Arjuzon sur plusieurs œuvres dépeignant la cour du Second Empire, dont :

Armoiries Image Blasonnement 100px100px Armes du comte d'Arjuzon D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois fers de dard du même, la pointe en haut. Couronne de comte. Supports : deux lions.

Notes et références

Annexes Articles connexes Canton de Montfort-sur-Risle Louye Gabriel d'Arjuzon, son père Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)

Liens externes

Bibliographie

Catégorie:Naissance en avril 1800 Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Maire de l'Eure Catégorie:Conseiller général de l'Eure Catégorie:Candidat officiel du Second Empire en 1852 Catégorie:Candidat officiel du Second Empire en 1857 Catégorie:Député de l'Eure Catégorie:Député du Second Empire Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1861 Catégorie:Officier de l'ordre de Léopold Catégorie:Chevalier de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg Catégorie:Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand Catégorie:Décès en septembre 1874 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 74 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans l'Eure