L'hôpital Nord Franche-Comté (abrégé HNFC) est un centre hospitalier non universitaire français situé dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Le pôle logistique est activé en 2015 puis le bâtiment hospitalier ouvre en 2017 sur le territoire de la commune de Trévenans, entre Belfort et Montbéliard. Cette position géographique est induite par le fait qu'il remplace à la fois le centre hospitalier de Belfort et le centre hospitalier André-Boulloche de Montbéliard. Ces deux établissements qui ont fusionné administrativement en 2000 ont physiquement fermé leurs portes deux mois après la mise en service du nouveau site de Trévenans.
Il traite des patients en provenance de trois départements : le Territoire de Belfort, l'agglomération de Montbéliard située dans le Doubs et le Pays d'Héricourt en Haute-Saône qui forment le pôle métropolitain Nord Franche-Comté.
L’HNFC est constitué également de structures annexes dont des Soins de suite et de réadaptation (SSR) et des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) situées au MITTAN à Montbéliard et à Pont-de-Roide-Vermondans ainsi qu'à Bavilliers.
Localisation et accès L'hôpital Nord Franche-Comté est implanté sur le territoire de la commune de Trévenans dans le sud du Territoire de Belfort, aux confins du Doubs et de la Haute-Saône. Il est situé à l'extrémité nord-est de la région Bourgogne-Franche-Comté et au cœur du pôle métropolitain Nord Franche-Comté..
vignette|centre|redresse=1.5|Carte du pôle métropolitain Nord Franche-Comté au centre duquel se trouve notamment l'hôpital de Trévenans.
L'hôpital, situé dans une zone faiblement urbanisée, est accessible uniquement via la route départementale 25, qui fait la liaison entre le village de Trévenans au sud et la - au nord. Cette dernière rejoint l' via l'échangeur de Sevenans. La gare de Belfort - Montbéliard TGV est située à quatre kilomètres. Au moment de l'ouverture du centre hospitalier, la assure un arrêt tous les quarts d'heures entre le site et la ville de Belfort. Du côté de Montbéliard, la société Keolis n'assure qu'un passage par heure. Enfin les habitants d'Héricourt disposent seulement d'une navette à la demande nécessitant une réservation à l'avance..
Histoire La fusion des hôpitaux de Belfort et de Montbéliard
Les deux sites hospitaliers de Belfort et de Montbéliard sont distants de . De taille identique et situés respectivement dans le Territoire de Belfort (90) et dans le département du Doubs (25), les deux établissements desservent un bassin de population de constitué autour de Belfort, Montbéliard et Héricourt (Haute-Saône).
Les objectifs de cette fusion sont notamment de dynamiser l’offre publique de soins pour mieux répondre aux besoins de santé de la population ; d'éviter la dispersion de certaines activités ; de mettre en commun des moyens (humains et équipements lourds) afin de faire face au contexte budgétaire.
Dès , le directeur et l'équipe de direction sont communs aux deux sites. L'Agence régionale de santé (ARS) signe l'arrêté de fusion en . La fusion administrative effective débute le . Les établissements disposent désormais d’un budget unique et d’instances communes : Conseil d'Administration, Comité Technique d'Établissement, Commission médicale d'établissement..
Projet d'établissement commun et central En 2004, le projet d’établissement, voté par les instances, prévoit la construction d’un nouvel hôpital. Un positionnement central entre les villes de Belfort et Montbéliard est privilégié..
En 2005, la localisation sur la commune de Trévenans (Territoire de Belfort) est validée. Ce choix s’est constitué sur le critère d’égalité de temps d’accès entre les centres-villes de Belfort et de Montbéliard ; sur la proximité de l’accès à l’autoroute A36, à la RN 1019, à la gare TGV Belfort-Montbéliard.
Chantier En , les de terrain acquis par le Conseil général du Territoire de Belfort sont cédés à l’Hôpital Nord Franche-Comté pour l'euro symbolique.. Cette cession fait l’objet d’une convention signée entre Yves Ackermann, président du Conseil général du Territoire de Belfort, et Jean Schmid, Directeur de l’hôpital.
Le début des travaux de terrassement est officiellement lancé le par Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé.
Pendant , de terres de roches ont été extraites des douze hectares que représente la surface à construire.. La construction débute effectivement en pour le bâtiment hospitalier et en avril de la même année pour le pôle logistique. Le chantier est inauguré le par deux ministres en fonction : Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la santé et Pierre Moscovici, Ministre de l'économie et des finances...
Les travaux de construction de l'HNFC sur le site de Trévenans comprennent la réalisation d’un pôle logistique relié au bâtiment principal type monospace hospitalier. qui regroupe les activités de médecine, chirurgie et obstétrique.
Le chantier s'achève fin 2016 après six ans de travaux impliquant le travail simultané de 30 à différentes et . La livraison était initialement prévue en 2015...
Mise en service et inauguration vignette|redresse=1.1|Carte du nouveau site de Trévenans avec les aménagements successifs.
Le pôle logistique d'une surface utile de est mis en service le , il comprend notamment la blanchisserie, la pharmacie centrale, la cuisine centrale, le magasin et les transports externes. Le bâtiment comprend une part d'automatisation qui améliore l'efficacité et le confort des salariés, mais a engendré la suppression d'une douzaine d'emplois. Il répond aux besoins du centre hospitalier de Belfort et du centre hospitalier André-Boulloche de Montbéliard, encore en activité pour deux ans mais aussi du site du Mitan et du centre hospitalier du Chénois à Bavilliers. Le pôle logistique est inauguré le , sa construction représente un investissement de d'euros. La même année, les travaux de la crèche débutent...
Les cadres de santé et les chefs de services ont reçu les clés de leurs nouveaux locaux dans l'hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans fin . Le déménagement complet de deux hôpitaux distant de au sein d'une entité unique est perçu comme un évènement . Entre le 12 et le , les services administratifs et techniques sont les premiers à déménager...
Le bâtiment hospitalier ouvre au public le avec l'accueil du premier patient en médecine nucléaire. L'ensemble de services des deux anciens hôpitaux déménagent les uns après les autres jusqu'au mois de mars suivant. Le laboratoire de biologie médicale est transféré avant le .. Les consultations externes sont ouvertes le . Le transfert des patients hospitalisés démarre quant à lui le suivant. (notamment du service de soins et réanimation) ; après le déménagement des blocs opératoires, de la stérilisation, des services d'imagerie, d'endoscopie et de l'unité de chirurgie ambulatoire entre le 25 et le . Le transfert des patients nécessite la mobilisation d'une flotte de véhicules de secours, de véhicules médicalisés et d'un minibus. Les directions fonctionnelles, la médecine préventive, les équipes opérationnelles d'hygiène, les psychologues, le service diététique et le service social sont mutées entre le 16 et le .
Les urgences sont activées le mercredi .. Les urgences du centre hospitalier de Belfort ferment à minuit et sont déménagées en une quatorzaine d'heures à Trévenans. Pendant ce lapse de temps, les urgences de tout le Territoire de Belfort sont brièvement assurées par le Centre hospitalier André-Boulloche de Montbéliard qui est renforcé pour l'occasion. avant que celle-ci ferment à leur tour pour rejoindre le nouveau site le . Les deux maternités, les urgences gynécologiques et pédiatriques sont transférées par étapes entre le 19 et le sur le nouveau site de Trévenans. Les urgences gynécologiques et pédiatriques ferment d'abord à Montbéliard et c'est l'hôpital de Belfort qui assure temporairement le relais.. La gériatrie de Montbéliard, dernier service de l'hôpital André-Boulloche est transféré le .., tous les services ont terminé leur transfert ce même mois. Les deux anciens sites de Belfort et Montbéliard sont alors désaffectés et le foncier est revendus pour accueillir d'autres activités.
Les crèches, le standard et le centre de réception des appels sont les derniers services transférés. Le calendrier du déménagement progressif a été respecté..
La crèche de et ouvre fin , elle est réservée aux enfants du personnel..
L'hôpital est inauguré le vendredi par Olivier Véran, ministre de la santé pendant la pandémie de Covid-19..
Critiques Le nouvel hôpital a connu plusieurs critiques de la part des usagers lors de sa mise en service quant au manque de stationnement (notamment dû à un retard de chantier lié aux intempéries), de transport en commun ainsi qu'un manque d’écoute de la part du personnel qu'un syndicat justifie par un manque d'effectif..
Le Docteur Christophe Prudhomme, syndicaliste membre de la direction de la CGT Santé et porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France, a critiqué les regroupements d'hôpitaux en sites médians et en particulier le projet de Trévenans en notamment en raison de problèmes de transports, il se positionne pour le maintien et la rénovation des hôpitaux en cœur de ville..
La CGT Santé dénonce également le financement public-privé du pôle logistique. Selon ce syndicat, le loyer que l'établissement hospitalier paye au groupe privé ayant construit et gérant le bâtiment est trop élevé est multiplierait par trois le coût de l'infrastructure ( à payer sur 25 ans contre pour le coût des travaux)..
Architecture et caractéristiques à l'ouverture Le pôle logistique mesure de long. Le bâtiment principal est un monospace hospitalier de de long et 90 de large. Percé d'une dizaine de patios, il est construit sur cinq niveaux dans un vaste terrain de avec des pentes marquées. Le bâtiment hospitalier propose de surface utile. La structure est de type sans murs porteurs pleins, ce qui permet à la fois d'obtenir de grandes surfaces vitrées au niveau des façades et d'avoir une grande flexibilité de transformation et réaménagements futures de locaux uniquement agencés en cloisons légères afin de s'adapter aux évolutions et aux besoins des services dans le temps.
L'hôpital dispose de dont 80 % de chambres individuelles. Le plateau technique comprend de bloc opératoire, une salle pour les césariennes, quatre salles d'endoscopie, quatre salles de cardiologie, une salle hybride, une salle de coronarographie, une salle d'arithmologie et une salle de traitement des calculs par ondes de choc. La maternité possède huit salles de naissances. Les consultations dispose de et l'exploration fonctionnelle de . Enfin le bâtiment est surmonté d'une hélistation connecté aux urgences par un ascenseur direct..
Le matériel jugé trop obsolète n'est pas déplacé des deux anciens hôpitaux vers le nouvel édifice. La totalité du matériel du laboratoire de biologie médicale, d'imagerie médicale (notamment les trois appareils d'IRM et les trois scanners pour huit millions d'euros), de stérilisation, d'éclairage de bloc opératoire, les respirateurs ainsi que les tables d'opération sont neufs. Le budget s'élève à d'euros pour le bâtiment seul et pour le matériel et les équipements.