Le Soleil d'Orient (appelé parfois Soleil de l'Orient ou l'Orient) est un navire de commerce construit pour la Compagnie française des Indes orientales par le maître charpentier hollandais Anton Looman et lancé à Port-Louis en 1671.
Histoire Le Soleil d'Orient est le premier grand bateau réalisé au chantier naval de Lorient d'où sort au cours du une série de vaisseaux destinés au commerce des Indes et de la Chine.
En , Colbert donne l'impulsion de ce qui devient au mois d'août la Compagnie française pour le commerce des Indes orientales, enregistrée au parlement en . Le Havre étant trop près de l'Angleterre, et Bayonne, trop près de l'Espagne, le choix de l’implantation se porte finalement sur Port-Louis, en Bretagne sud, plus protégé, et plus précisément sur la presqu’île du Faouëdic, avec ses tirants d'eau nécessaires et suffisants. La décision est prise en et l'acquisition des terres envisagées actée par le . Dès ce moment, il fallut préparer le chantier pour les navires qui devaient prendre la mer dès le printemps 1667, réédition éditions de la Tour, 1994..
Par ailleurs, rapidement, les employés de la compagnie s'approprièrent l'endroit en lui donnant un nom, inspiré par la compagnie elle-même, dont le nom communément utilisé était la «compagnie d'Orient ». Un acte de naissance d' inscrit à la paroisse de Ploemeur indique que les parents travaillent à « Loriental ». Rapidement, le chantier qui naissait fut appelé « lieu d'Orient ». Des actes d'achat, des contrats, des actes chez le notaire du Port-Louis ( Hamonic) le confirment. Ces dénominations sont antérieures au baptême du Soleil d'Orient en 1671, chapitre VIII, notamment ..
Premier voyage Le Soleil d'Orient quitte Lorient le , mais il démâte au large de La Rochelle et, ayant laissé passer la saison propice, ne part pour les Indes que l'année suivante, le et atteint Surate en . Lors du voyage de retour, en 1673, le navire est contraint de s'arrêter au Mozambique car de nombreux marins sont malades du scorbut ; sur les du départ, seuls sept survivent. Après avoir complété son équipage, le navire atteint La Rochelle en Affichage sous la maquette du Soleil d'Orient au musée de la compagnie des Indes à Port-Louis.
Second voyage et naufrage Le Soleil d'Orient quitte Lorient en 1679 pour son second voyage. Il repart le de Bantam, avec à son bord l'ambassade du roi de Siam auprès de : vingt mandarins chargés d'une précieuse cargaison de plus de d’étoffes de coton, de soie, d’épices, d’or, d’argent, de pierres précieuses et des trésors des pagodes du Siam, destinée au « roi d'Occident ». Le Soleil d'Orient aurait jeté l'ancre le dans le port Bourbon (île de la Réunion) pour faire le plein d'eau douce et de gibier puis fait naufrage un mois plus tard vers le au large de Madagascar, attaqué par des Hollandais ou des pirates côtiers ou alors coulé par une tempête tropicale de grande ampleur.
Le naufrage alimente toujours régulièrement la curiosité des chercheurs d'épavesArticle d'Herodote.net sur l'archéologie sous-marine.
Caractéristiques techniques Dimensions
Le vaisseau a un volume de .
Armement Le vaisseau est équipé de 60 canons.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie
Patrick Villiers, Les Saint-Philippe et les vaisseaux de rang de Louis XIII à Louis XIV, Ancre, Nice, 2019, 186 p. Histoire générale des voyages ou nouvelle collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre, Volume 9 - 1751. Yann Lukas, Lorient, Histoire d'une ville, Plomelin, éditions Palantines, 1997. Didier Guivarc'h, Gérard Le Bouëdec, article Lorient dans Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Rennes, éditions Apogée, 2000.
Articles connexes Lorient
Liens externes Page du site Patrimoine de Lorient consacrée au vaisseau Page d’une entreprise lorientaise consacrée au vaisseau
Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Bateau des années 1670 Catégorie:Trois-mâts Catégorie:Bateau de la Compagnie française des Indes orientales Catégorie:Navire construit à l'arsenal de Lorient Catégorie:Navire coulé au XVIIe siècle Catégorie:1681