Braize est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation vignette|gauche|Aperçu du relief de la commune. D'une superficie de , comptant environ dans sa plus grande dimension, de la limite du département du Cher jusqu'au rond Raffignon, la commune de Braize s'étend de part et d'autre d'un vallon orienté est-ouest de La Pacaudière vers Les Ris. Souvent marécageux, notamment aux Étangs Roux, ce vallon est drainé par le ruisseau dit « de l'Église » ou « des Mailleries » qui a toujours alimenté de nombreux étangs. Sur la carte de Cassini, on relève déjà ceux de La Pacodière (Pacaudière), de Pouvereux (Pouveux), de Laleu (Lalœuf) avec son moulin , de La Martinière, Duri (Les Ris) ils se sont multipliés au cours de la dernière décennie. C'est à l'extrémité ouest de ce vallon qu'on trouve les points les plus bas de la commune, avec des cotes avoisinant ( mini au Ris). vignette|gauche|« le parrein qui était meusnier à la leû »

Au sud, il est bordé par les premiers contreforts de la forêt de Tronçais, dominés par quelques buttes près du Rond du Haut du Parc ou vers Puy Aigu, pour culminer, non loin de Montaloyer à la cote , indiquée par une borne IGN.

Au nord, on remonte en pente douce vers l'emplacement du bourg actuel, avec la présence remarquable de l'ancienne motte féodale, dite « Le Mamelon », près de la ferme de la Commanderie. Au nord-est de Baignereau, la ligne de partage des eaux vers la rivière Sologne, peu marquée, avait donné naissance à une série de « Pâturaux » humides, connus sous le nom de leur propriétaire « les Pâturaux de Untel… » ; c'était des terrains incultes, fermés de haies bordées de fossés, avec une mare au coin de chaque parcelle, adaptés aux petits élevages des « locatures » de la commune. Les mares ont été comblées, les haies arrachées.

Au-delà du village, jusqu'aux limites de la commune, un plateau faiblement ondulé conduit au « Vignoble de Verneuil », dont ne subsiste qu'une seule parcelle encore exploitée. À La Cornille, dans une haie bordant une vigne, une borne trapézoïdale marquait autrefois « le point culminant, hors forêt domaniale » à , borne brisée lors des travaux de remembrement et restaurée en 2012. Quelques taillis suggèrent l'étendue de la forêt primitive : Flambert ou celui des Champs de Balais qui courait autrefois de la route de Charenton à celle d'Ainay-le-Château. Le toponyme « Champ de balais » nous rappelle aussi la présence des nombreuses friches de genets que les « chaveurs de balais » arrachaient alors dans les terrains ingrats de la commune.

Six communes sont limitrophes de Braize, dont deux dans le département limitrophe du Cher. Couches « Photographies aériennes », « Carte IGN » (opacité 50 %) et « Limites administratives » activées. :

Transports Le territoire communal est traversé par les routes départementales 28 (reliant Ainay-le-Château à Meaulne) et 250 (reliant la limite départementale du Cher à Coust à l'ouest et Saint-Bonnet-Tronçais à l'est). Au sud, la , passant dans la forêt de Tronçais, longe la frontière communale avec Vitray.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Isle-et-Bardais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Braize est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,9 %), forêts (36,4 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,3 %), terres arables (3,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,4 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie

L'origine du nom de la commune a fait l'objet de diverses interprétations, fondées sur la topographie des lieux ou sur l'étymologie : de l'ancien français brai, vraisemblablement d'origine gauloise bracus « boue, marais ». Le gaulois *bracu ( plus exactement *brakus, brakōs) a d’abord désigné un « fond de vallée humide » puis un « marais »..

On retrouve ce toponyme « les Braizes » « Chemin des Braizes » à Monestier, en Bourbonnais ; il est également fréquent en Normandie, renvoyant à des lieux marécageux, des cours d'eau (la Braize est un affluent de la rivière Sée, dans la Manche).

Histoire

Selon une légende : le village aurait été reconstruit sur les ruines d'une cité dévastée par un incendie et le cadastre napoléonien de 1834 situe le « Village de » (ainsi orthographié) dans la vallée, autour de son église et comportant une seule maison, celle de la cure, alors que le bourg actuel est toujours nommé « La Bruyère ».

Époque romaine En forêt de Tronçais, vers Puy Aigu, on a reconnu les vestiges de tumuli, dont certains déjà « visités ».

vignette|gauche|Objets trouvés près de l'église de Braize.

La voie romaine de Drevant à Bourbon-l'Archambault, arrivant par « Le Pilori » (Coust), passait à La Bruyère (le bourg de Braize actuel), Beauregard, en direction de l'étang de Saint-Bonnet ; le toponyme « Maison rouge » (Puy Aigu sur la carte d'état-major actuelle) en est peut-être un jalon intéressant. L'occupation gallo-romaine sur le site de la commune est attestée par la mise au jour d'objets ou de monnaies, sans omettre les trouvailles de bûcherons chargés d'arracher les souches des arbres abattus dans les parcelles voisines de l'ancienne voie ; de plus, lors de la création plus récente des étangs voisins de l'église, de nombreux fragments de tuiles romaines, de poteries diverses furent trouvés, ainsi que des traces de fondations, indiquant la présence probable d'un habitat gallo-romain dans ce vallon.

vignette|Chemin des Templiers.

Une autre voie, connue sous les appellations « voie romaine » ou « chemin des Templiers », est encore facilement repérable en forêt près du Chêne de Montaloyer, sous la forme d'une allée large d'une dizaine de mètres et bordée de deux fossés ; on peut la suivre facilement en direction du nord jusqu'à une parcelle presque entièrement déboisée, ou, au sud, sur un tracé moins net vers le hameau des Arpents. La rue des Orfèvres descendait de La Bruyère vers le vallon et la rue des Maréchaux remontait en pente rude de l'église vers l'école.

Époque médiévale Au temps des sires et des ducs de Bourbon, La Bruyère était rattachée à la châtellenie d'Ainay-le-Château. Dans la Description générale du Bourbonnais en 1569 de Nicolas de Nicolay, parmi les paroisses et collectes de la chastellenie d'Aynay le Chastel, on peut noter : . est mentionnée justice vassale de ladicte Chastellenie d'Aynay, alors que ne sont que vassaux non ayant justice, tous deux en la paroisse de Saint Bonnet du Désert et, … La Leu ou Lalœuf était un fief exempt de redevances seigneuriales.

vignette|gauche|Chêne de Montaloyer.

La légende du chêne de Montaloyer, selon laquelle une statue de la Vierge serait protégée dans son tronc, vient nous rappeler les épisodes des Guerres de religion (Nicolas de Nicolay écrit : ) puis la présence des troupes du prince de Condé au château de Montrond durant la Fronde, d'où elles effectuaient de nombreuses incursions vers Ainay ou Hérisson. Ce chêne, né vers 1630, est l'un des neuf arbres choisis à la fin du pour conserver le nom des anciennes gardes de la forêt de Tronçais.

Sur le Sommier des Fiefs du duché du Bourbonnais, vers 1788, on relève pour la paroisse de Braize : « La Brière de Braize - au Sieur Nicolas Daubigny, Ecuyer à Braize par succession de son père ( de revenu) » et « La Pacaudière - au Sieur Augustin Thomas Nicolas Denise, Receveur des Tailles à St Amand ( de revenu) - Date des actes de féodalité : Aveu du , , ».

Les Templiers et les Hospitaliers