Châtelperron est une commune française située dans le département de l'Allier, en région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.
Les découvertes préhistoriques qui y ont été faites lui ont valu de donner son nom à une période de la préhistoire, le Châtelperronien.
Géographie vignette|gauche|Vue sur Châtelperron.|alt= Localisation Longitude est : 03° 39′ 00″ (degrés-minutes-secondes) 3,65 degrés décimaux, 0,063705 radians Latitude nord : 46° 23′ 00″ (degrés-minutes-secondes) 46,3833 degrés décimaux, 0,809542 radians
Châtelperron est longée par la Besbre sur la limite occidentale de la commune et traversée par le Graveron, ruisseau qui se jette dans la Besbre en rive droite, à la pointe nord de la commune.
Ses communes limitrophes sontGéoportail (consulté le 26 mai 2017). :
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Châtelperron est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,4 %), terres arables (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %), forêts (12,2 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Toponymie
Histoire Préhistoire
La grotte des Fées sur Châtelperron a été occupée dans un premier temps au Moustérien, puis au Châtelperronien. Elle est le site qui a fait donner le nom du village à ce faciès culturel préhistorique.
Époque gallo-romaine Toujours dans la grotte des Fées, ont été trouvées quelques objets gallo-romains.
Moyen-Âge Le premier possesseur connu de la terre de Châtelperron est Guichard de Castro Petri qui reconnaît la détenir du seigneur de Beaujeu en 1132. En 1215, Étienne, fils de Régnier de Chastel-Perron est homme lige du sire de Bourbon.
vignette|gauche|Église. Litre funéraire aux armes des Charry des Gouttes.|alt=
En 1220, Vilhelmus de Castro Petri ou Castropertis est seigneur de Saint-Léon, Vaumas, Liernolles et Lenax.
En 1329, Châtelperron est rattaché, par le mariage d'Isabeau de Châtelperron à Robert Dauphin de Jaligny, à la terre de Jaligny. Il le reste jusqu'au début du et, après avoir été quelques années propriété de Claude Montaigu, il est vendu le à Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice, pour « neuf mille trois cents écus d'or vieil ».
Temps modernes vignette|redresse=.6|Famille de Charry des Gouttes.|alt= En l'an 1525, Marie de Melun d'Epinoy, dame de La Palice et dame des baronnies de Montmirail , d'Authon-du-Perche et de La Bazoche-Gouet en Perche-Gouët , veuve en 1525 du maréchal Jacques II de Chabannes de La Palice, reçoit en douaire cette seigneurie où elle se retire et décède le 10 octobre 1553 après un veuvage de 28 ans.
C'est à cette période qu'auraient été percées les fenêtres à Meneaux de l'époque renaissance supplémentaires sur la façade principale du château. A l'étage se distingue encore dans la chambre de la Maréchale, sur le linteau de la grande cheminée gothique, les armoiries de la Maison de Chabannes, ponctuée de cordelières propre aux veuves de grands dignitaires.
À l'extinction des Chabannes, le fief – avec le reste de leurs biens – va à la famille de Tournon puis, en 1571, à la famille de La Guiche. Châtelperron est vendu en 1682 ; puis de nouveau en 1685, cette fois à Gabrielle de Marmande. Après avoir été une possession d'Antoine de Charry des Gouttes, ce qui subsiste de la propriété – le château, quelques maisons du bourg et quatre domainesEn Bourbonnais, le vocable « domaine » désigne une exploitation agricole. – est racheté en 1803Jean-Baptiste Collas achète la propriété le cinquième jour complémentaire de l’an XI. par Jean-Baptiste Collas, qui réussit à reconstituer presque entièrement l'ancienne terreCette famille devient par la suite les « Collas de Chatelperron »..
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Pierre vignette|gauche|Chapelle latérale nord.|alt=
: Comprise dans l'ancienne enceinte du château, elle appartenait à sa première construction. Elle se compose d'une seule nef, dont les arcades sont à plein-cintre et le mur latéral droit décoré d'arcades appliquées, et de deux chapelles latérales, de chaque côté du chœur, formant un transept de taille réduite ; celle de gauche a été entièrement reconstruite au par la famille Collas de Chatelperron. Les trois autels – dont le maître-autel en marbre du pays – sont d'un travail postérieur à l'édifice. Le portail est orné d'un tympan en bâtière, de grès fin rouge, représentant en bas-relief l'Agneau pascal, entouré de motifs végétaux, posé sur une croix pattéeCertains ont voulu voir dans cet emblème la preuve de la présence d'une commanderie de Templiers. Une telle présence aurait été incompatible avec celle, au même endroit et à la même période, du seigneur attesté de ces terres, Vilhelmus (Guillaume) de Castro Petri.. Ce fronton est soutenu par six colonnes dont cinq ont été remplacées, dans la seconde partie du par des colonnes de grès rose, sous l'égide de Marcel Génermont, architecte des Monuments historiques et président de la Société d'émulation du Bourbonnais.
Le portail est classé monument historique depuis le . Le reste de l'église a été inscrit à l'inventaire supplémentaire le .
Château
: Ce qui reste du bâtiment d'origine est du . Il avait, à l'origine, la forme d'un parallélogramme flanqué de quatre tours. Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le .
Site préhistorique de la grotte des Fées
La grotte des Fées est située à environ au nord du bourg, sur la rive gauche du Graveron (03° 03’ 18”E, 46°24’42”N), à 5 ou au-dessus du niveau du ruisseau. C'est au site de la grotte des Fées ( - ans av. J.-C.) que le « castelperronien » ou « châtelperronien » doit son nom. Les résultats des fouilles ont notamment alimenté la controverse sur la cohabitation ou non entre les hommes anatomiquement modernes et les Néandertaliens.
Ce site a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles aux , entamées, pour les premières, lors de la construction du chemin de fer devant relier les mines de Bert à Dompierre-sur-Besbre.
Autres vignette|Seigneurs des Escures.|alt= Château de Chassimpierre, . Les EscuresLes seigneurs des Escures étaient seigneurs de Pontcharraud, de La Tour-du-Bois, de Gincay, de Brulle, de Lesparre, de La Vernède, de Plaisance, de Sauzat, de La Vivère, de Marcellange, du Reray et de Prabillard., maison forte, pied-à-terre de Jean II le Bon : vestiges de la chapelle () et une pierre héraldique taillée aux armes de Jean de Bourbon, de Jean II de Bourbon après son mariage avec Jeanne de France, fille de Charles VII, et de Charles III, connétable de Bourbon. Demeures des (Les Gondeaux, Bellevue...). Les carrières de marbre : leur exploitation, commencée à l'époque romaine, a duré en jusqu'en 1924. Elles étaient exploitées à ciel ouvert sur différents sites : la Grande Loge, le Colombier, le Tureau noir. Ce marbre a été utilisé pour la construction de la façade du Théâtre des Champs-Élysées. La tradition locale le dit employé pour le pavé du chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris et les colonnes de l'église de la Madeleine. Le monument aux morts de la commune est en marbre blanc de Châtelperron, ainsi que, dans l'église Saint-Pierre, le maître-autel et le bénitier. En 1925, avait été ouverte une carrière de porphyre noir.
Personnalités liées à la commune Henri Delporte : préhistorien, auteur de recherches sur le site de la grotte des Fées.
Héraldique
Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références Site de l'Insee
Autres sources
Voir aussi
Bibliographie H. Delporte, F. Surmely, A. Urgal, Châtelperron : un grand gisement préhistorique de l’Allier, Moulins, Conseil général de l’Allier, 1999, 48 p.
Articles connexes Liste des communes de l'Allier Châtelperronien
Liens externes
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