Escurolles est une commune située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Vichy.

Géographie Localisation

La commune d'Escurolles est située en Limagne bourbonnaise, au sud du département de l'Allier., à de Gannat, de Vichy et de Clermont-Ferrand (par la route), entre les anciennes routes nationales 9 et 209. À vol d'oiseau, ces trois villes sont situées respectivement à au nord-est., à l'ouest. et au nord-nord-est..

Sept communes sont limitrophes d'Escurolles.

Géologie et relief Sa superficie est de , ou ; son altitude varie entre 287 et .. Au bourg, son altitude s'élève à .

Hydrographie Escurolles est traversée par l'Andelot, en rive gauche et bordée par l'Ancoutay, à l'ouest, et le Châlon, à l'est, tous deux affluents de l'Andelot.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charmes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Escurolles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vichy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,5 %), zones urbanisées (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Logement En 2012, la commune comptait , contre 327 en 2007. Parmi ces logements, 85,1 % étaient des résidences principales, 3,4 % des résidences secondaires et 11,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,4 % des appartementsLOG T2 – Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 70,8 %, en baisse par rapport à 2007 (73,5 %). La part de logements HLM loués vides était de 10,3 % (contre 6,9 %)LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation..

Voies de communication et transports Voies routières vignette|La traverse la commune. La commune est traversée par quatre routes départementales : la , axe est-ouest reliant le nord de l'agglomération vichyssoise (Vendat) et Saint-Pont à Saulzet ; la , axe nord-sud reliant Broût-Vernet à Biozat ; la , au sud-est de la commune, axe de la RD 215 à Monteignet-sur-l'Andelot ; la , reliant Espinasse-Vozelle au centre du village.

L'accès à l'autoroute A719, passant au sud de la commune, s'effectue par la sortie 15, située à l'est de Gannat. Elle permet de rejoindre Paris, Montluçon et Clermont-Ferrand par l'autoroute A71, ainsi que Vichy depuis le .

Transports ferroviaires Aucune ligne ferroviaire ne passe par la commune ; il a existé une gare, définie dans une nomenclature de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée de 1911, portant le nom de « Monteignet – Escurolles »., sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac et située sur la commune limitrophe de Monteignet-sur-l'Andelot. La gare ouverte au trafic voyageurs la plus proche est située à Gannat, desservie par des TER Auvergne-Rhône-Alpes à destination de Montluçon ou de Clermont-Ferrand.

Toponymie Le village est nommé Escurolas en bourbonnais du Croissant. La commune est située dans l'aire linguistique du Croissant, zone où la langue est de transition entre la langue occitane et la langue d'oïl..

Histoire Occupées par les Gaulois, les vallées de l'Andelot et du Châlon deviennent ensuite une terre d'élection des Romains, qui bâtissent dans ce terroir fertile de nombreuses villae, desservies par une voie menant de Vichy à Néris-les-Bains, via Chantelle-la-Vieille. Des fragments de tuiles à rebord, des tessons de céramique et quelques pièces de monnaie confirment cette présence.

Siège d'une viguerie, centre de circonscription administrative avant 984Vers le milieu du , la viguerie d'Escurolles est mentionnée dans une charte de Cluny (Chart. Clun., I, 562) à propos de terres données à Cluny in villa Lineraco, in vicaria Escurollas par Étienne et son épouse Aldéarde. Mais en juillet 984, une autre charte situe Escurolles dans la viguerie de Gannat : in pago Arvernico in vicaria Gatnacensi in villa Scuriolas., Escurolles acquiert une certaine importance sous la seigneurie de l'abbaye de Cluny.

Presque ruinée par les ennemis de Cluny, la ville fait appel à la protection de Philippe-Auguste. Le roi accorde à Escurolles en 1189 une charte de pariage et de coutumes, parmi les premières du Bourbonnais ; les habitants reçoivent les coutumes de Saint-Pierre-le-Moûtier, ils payent en retour un cens et la justice est partagée par moitié (« pariage ») avec les moines. Une enceinte enserre désormais la ville administrée par trois consuls. Nicolas de Nicolay, dans sa Générale description du Bourbonnais, mentionne Escurolles au nombre des villes closes.

En 1440, lors de la Praguerie, Charles VII s'empare de la ville qui a pris parti pour les Princes. En 1465, Louis XI, pourchassant des opposants, s'arrête le pour y passer la nuit.

Il existait une ancienne abbaye de Génovéfains.

Politique et administration Découpage territorial

La commune d'Escurolles est membre de la communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Pourçain-sur-Sioule (avant 2017, elle était membre de la communauté de communes du Bassin de Gannat). Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vichy, à la circonscription administrative de l'État de l'Allier et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'en , elle était chef-lieu de canton.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Bellerive-sur-Allier pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la troisième circonscription de l'Allier pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2026 est de 15.

Seul à se représenter, Bertrand Béchonnet (liste « Ensemble construisons l'avenir ») est réélu en 2026, avec un taux de participation de 52,66 %.. Le conseil municipal a réélu le maire et désigné quatre adjoints..

Chronologie des maires

Autres élections

Aux élections européennes de 2014, la liste FN dirigée dans la circonscription Massif central-Centre par Bernard Monot a recueilli 27,65 % des voix ; la deuxième liste est la liste UMP dirigée par Brice Hortefeux, qui a obtenu 22,12 % des voix. Moins d'un électeur sur deux a voté (44,84 % soit sur ).

L'ancien maire d'Escurolles, Jean-Jacques Rozier (DVD), a été réélu en 2004 et en 2011 dans le canton. D'ailleurs, dans la commune, il est arrivé en tête au second tour devant le socialiste Christian Trillet, avec respectivement 72,96 % et 70,90 % des voix. Les taux de participation s'élèvent à 68,91 % en 2004 et 60,83 % en 2011, scores supérieurs à la moyenne du canton (68,40 % et 48,99 %). Jean-Jacques Rozier s'est à nouveau représenté aux élections départementales de 2015, en binôme avec Isabelle Goninet (Union de la droite), dans le nouveau canton de Bellerive-sur-Allier. Ce binôme, élu au second tour avec 70,66 % des voix dans le canton, a recueilli 75,68 % des suffrages exprimés dans la commune. Le taux de participation s'élève à 54,39 %, légèrement inférieur à celui du canton (54,60 %). Le , il est élu du conseil départemental chargé ..

Aux élections municipales de 2014, tenues au scrutin majoritaire, 74,58 % des électeurs avaient voté.

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 33,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (29 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 26,7 % la même année, alors qu'il est de 35,6 % au niveau départemental.

En 2021, la commune comptait pour , soit un taux de 51,26 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,03 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Enseignement