Le billet de () est un des billets de banque en circulation en Colombie. Il mesure et la couleur prédominante est le violet. L'écrivain colombien Gabriel García Márquez et un colibri butinant une fleur sont représentés sur le recto. Les représentations de la Cité perdue, du pic Cristóbal Colón et du pic Simón Bolívar figurent sur le verso. Une première série de billets de pesos est émise de 2000 à mi-2016. Cette version mesure , avec pour couleurs prédominantes le violet, le vert et le jaune. Son dessin a été réalisé par Óscar Muñoz dans un format vertical. Il représente l'écrivain et poète Jorge Isaacs (1837-1895) sur le recto et son hacienda El Paraíso sur le verso.
Mis en circulation pour la première fois le , il possède de nombreuses caractéristiques de sécurité telles qu'un filigrane, de l'encre ultra-violette, un fil de sécurité et des micro-impressions, qui certifient de son authenticité. La Banque de la République de Colombie estime, qu'à la fin de l'année 2018, millions de pesos colombiens en billets de sont en circulation dans le pays. Malgré des campagnes menées par la Banque de la République de Colombie afin que les citoyens puissent repérer les contrefaçons, de faux-billets ont été plusieurs fois saisis. Fabriqué à 100 % en pure fibre de coton, il a une durée de vie moyenne de 34 mois à compter de sa mise en circulation.
Histoire Jusqu'en 1870, il n'existe pas de banque en Colombie, l'Église et les principaux commerçants dominant alors le marché du crédit. Des monnaies en or, argent, nickel et cuivre circulent mais aucun billet de banque n'est encore émis par le système monétaire encore peu développé de ce pays. La Banque de Bogota () est la première banque privée à être fondée en 1870 en Colombie. À partir de 1871, en vertu de la loi 35 de 1865, des billets émis jusqu'en 1886 par trente-six banques privées commencent à coexister avec la monnaie métallique et sont rachetables par cette dernière. En 1886, le président de la Colombie, Rafael Núñez, établit le cours forcé du billet de la Banque Nationale () fondée en 1880, mettant fin à l'émission de papier-monnaie par les banques privées sur le long terme. Le décret 260 de 1885 suspend la convertibilité des billets en monnaie métallique. La loi 87 de 1886 prescrit le caractère de monnaie légale de la République au billet de la Banque Nationale qui devient obligatoire pour le paiement des revenus et contributions publiques, tout comme dans les transactions entre particuliers. Par ailleurs, il est dorénavant interdit de stipuler toute autre espèce monétaire dans les contrats.
Après sa création en 1923, la Banque de la République () est instituée comme étant la banque des banques et la seule à pouvoir émettre de la monnaie. Ainsi, entre 1923 et 1931, des coupures de 1, 2, 5, 10, 20, 50, 100 et 500 pesos entrent en circulation. Ces billets sont échangeables en or et en dollars. Après la crise mondiale des années 1930, ils cessent d'être convertibles en or et circulent en tant que moyen légal de paiement jusqu'au milieu des années 1970 où ils sont remplacés par des pièces de monnaie en cuivre et en nickel de valeur équivalente. Ces pièces sont fabriquées jusqu'en 1991 par le Trésor Général de la Nation et non par la Banque de la République. À compter de 1991, cette dernière émet la monnaie métallique, mettant un terme à la dichotomie dans l'émission monétaire en Colombie.
Éléments graphiques Première série (2000-2016)
L'imprimerie de billets de la Banque de la République de Colombie (), qui est inaugurée officiellement le , prépare le billet de avec l'aide de l'imprimerie anglaise Thomas De La Rue en 2000. Il s'agit alors du billet avec la valeur la plus élevée en circulation en Colombie, mesurant , les illustrations étant présentées dans un format vertical. Il est fabriqué entièrement en pure fibre de coton. Le design a été réalisé par un artiste originaire de Popayán, Óscar Muñoz. Tout comme les autres billets colombiens en circulation, il rend hommage à une personnalité du pays.
Sur le côté recto de ce papier-monnaie dont les couleurs principales sont le violet, le vert et le jaune, la figure de l'écrivain et poète Jorge Isaacs est incorporée dans un paysage du Valle del Cauca traversé par le río Cauca. L'héroïne de son roman y est également représentée, l'image de María étant inspirée du monument public créé par le sculpteur Luis A. Parera. Par ailleurs, le chiffre « 50 » est écrit en braille pour les personnes aveugles et malvoyantes. D'autres éléments graphiques sont également présents tels que le nom de la monnaie (), celui du pays () ainsi que celui de la banque centrale (). Enfin, chaque billet porte les signatures du directeur général et du directeur exécutif de la Banque de la République de Colombie qui sont en poste au moment de son édition.
Un caractéristique à la région du Valle del Cauca et l'hacienda El Paraíso, achetée en 1854 dans les environs de Buga par l'écrivain qui y passa son adolescence, est représenté sur le verso dont les couleurs prédominantes sont le violet et le jaune. Le logo de la Banque de la République de Colombie est également présent, en bas à gauche du billet. Deux palmiers sont également imprimés sur un texte, qui s'avère être un fragment du roman , dans lequel Jorge Isaacs décrit l'atmosphère d'une soirée dans le département colombien du Valle del Cauca :
Deuxième série (depuis 2016)
Le billet de , dont la couleur prédominante est le violet, mesure . Sur le côté recto de ce papier-monnaie, le portrait de l'écrivain Gabriel García Márquez, qui a remporté le prix Nobel de littérature en 1982, est représenté à droite. Il y a deux bandes composées d'ovales de chaque côté de ce portrait. Celle de droite, de couleur violette, comprend le texte en majuscules « cincuenta pesos » tandis que celle de gauche, aux tonalités bleues, inclus l'inscription en majuscules « Gabriel García Márquez premio Nobel de literatura (1982) ». Au centre du billet, on voit également l'écrivain entièrement debout. Un escargot imprimé partiellement et un colibri butinant une fleur sont représentés à gauche du corps de García Márquez. Le numéro de série, composé de deux caractères alphabétiques et de huit chiffres, est situé dans le coin inférieur droit du billet. Les signatures du directeur général de la Banque de la République de Colombie et du directeur exécutif ainsi que les noms de la banque centrale () et du pays () sont situés en bas à gauche.
Au centre du verso du billet, on peut voir les terrasses de la Cité perdue ainsi que les pics Cristóbal Colón et Simón Bolívar, localisés dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Deux indigènes et, en arrière-plan, des habitations indigènes de la Sierra Nevada sont présents dans la partie de gauche du billet. Le logo de la Banque de la République de Colombie est situé en haut à droite. La valeur du billet est placée dans le coin supérieur gauche sous l'intitulé et dans le coin inférieur droit sous l'intitulé . Un extrait du discours prononcé par García Márquez lorsqu'il a reçu son prix Nobel, intitulé , est imprimé en relief sur la droite du billet.
Pour les déficients visuels, le nombre 50 est écrit en braille dans la partie inférieure centrale du billet. Par ailleurs, des marques tactiles, composées de six lignes en diagonale et parallèles entre elles, se trouvent sur les bords latéraux du recto du billet.
Caractéristiques de sécurité Première série (2000-2016)
Les billets de sont protégés de plusieurs façons. Ainsi, ils ont deux fils de sécurité, le premier étant une bande opaque tandis que le deuxième, qui peut être vu à la lumière et sur lequel apparaît le texte « 50 MIL PESOS COLOMBIA », est composé de cinq segments argentés. Par transparence, un filigrane représente le visage de Jorge Isaacs avec, à sa droite, l'inscription « 50 MIL ». Il existe également plusieurs impressions en relief sur le recto et sur le verso du billet. Grâce à la lumière ultraviolette, par exemple, la partie supérieure de l'arbre au verso devient orangée et des fibrilles jaunes apparaissent des deux côtés du billet. Il est également protégé grâce à un numéro de série, par diverses micro-impressions et par une encre à couleur changeante utilisée sur le recto pour le chiffre 50, ce dernier, de couleur dorée, devenant vert lorsque le billet est incliné. Enfin, des deux côtés du billet, il existe un motif représentant un livre avec des zones blanches et de couleur. Lorsque le billet est regardé par transparence, il s'avère que ces zones coïncident parfaitement avec celles apparaissant sur l'autre côté du billet. Cette technique, appelée « » en espagnol, est un effet de transvision, comme celui utilisé sur les billets de banque en euros pour faire apparaître leur valeur faciale.
Deuxième série (depuis 2016) Les billets de de cette deuxième série sont protégés de plusieurs façons. Ainsi, ils ont un fil de sécurité, brillant et de couleur cuivre. Lorsqu'on bouge le billet, une partie de ce fil de sécurité vire au vert. Le texte et la silhouette d'un escargot sont également visibles par transparence sur ce fil de sécurité. Un filigrane représente le visage de Gabriel García Márquez ainsi que le numéro « 50 ». Il existe également plusieurs impressions en relief sur le recto et sur le verso du billet. Grâce à la lumière ultraviolette, la surface du billet apparaît opaque à l'exception, par exemple, du numéro de série au recto qui affiche une fluorescence jaune, de micro-textes et de l'escargot qui deviennent vert ou orange tandis que des fibrilles jaunes ou rouges apparaissent des deux côtés du billet. Il est aussi protégé grâce à un numéro de série, par diverses micro-impressions et par une encre à couleur changeante utilisée sur le recto pour le colibri butinant une fleur, de couleur verte, qui devient bleu lorsque le billet est incliné. Enfin, il est protégé par des effets de transvision. Ainsi, en examinant le billet par transparence, un escargot et le texte réalisés pour partie au recto et pour partie au verso sont restitués dans leur intégralité. Des lignes fines, de couleurs différentes, forment également plusieurs combinaisons de motifs. Sur le recto, à gauche du portrait de l'écrivain, une image latente représentant le texte peut être observée lorsque le billet est presque à l'horizontal.
Production et stockage Entre 1960 et 2010, sur millions de billets produits par la Banque de la République de Colombie, sont des billets de pesos colombiens, sachant que ces derniers sont mis en circulation pour la première fois à partir du avec comme date d'édition le .
En , le coût de production d'un billet de pesos colombiens est estimé à . En comparaison, un billet de pesos coûte . Cette différence s'explique par le fait que plus le billet a une valeur élevée, plus des dispositifs de sécurité y sont insérés, engendrant par conséquent des coûts plus importants. En 2012, plus de 60 % du coût de production sont pour les caractéristiques de sécurité telles que les filigranes, les fils de sécurité ou les fibrilles et près 20 % sont octroyés aux encres spéciales qui apportent un niveau de sécurité additionnel de par leur résistance à divers agents chimiques, à l'eau et à la chaleur. + Production annuelle de billets de colombiens (en millions) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 40 57,50 20 29,90 109 - 84,90 107,90 171 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 192,80 150,40 220,50 176,70 207,90 273,60 250,40 259,20 250,50