La ligne 2 du tramway de Nice, appelée T2, est une ligne de transport en commun en site propre du tramway de Nice exploitée par la régie Ligne d'Azur. Parcourant un tracé est / ouest, elle relie d’un côté le port et d’un autre côté le terminal 2 de l’aéroport de la commune de Nice.

Historique : mise en service entre Magnan et CADAM. : mise en service entre Grand Arénas et Aéroport Terminal 2. : mise en service entre Magnan et Jean Médecin.. : mise en service entre Jean Médecin et Port Lympia.. : la branche reliant Grand Arénas au CADAM est détachée de la ligne 2 pour créer la ligne B.

Naissance du projet À la suite du succès de la ligne 1 du tramway, le maire de Nice, Jacques Peyrat, décide de créer une nouvelle ligne traversant la totalité de Nice d’est en ouest. Cette ligne permet de desservir tout le quartier ouest de la ville qui représente environ personnes, de transporter plus de passagers (environ ) qu’avec les bus (environ ) ainsi que d’alléger le trafic routier..

Premier projet Créé par Jacques Peyrat entre fin 2007 et début 2008, le premier projet de la ligne devait être entièrement en surface pour relier le port à l’aéroport en utilisant les voies de transport en commun en site propre des bus. Arrivé à la fin de son mandat en , l’élection de Christian Estrosi met un terme au projet.

Second projet

Réalisation Le , Christian Estrosi annonce que la ligne 2 sera construite sur la Promenade des Anglais, ce qui aurait permis de réduire les coûts et de construire la ligne plus rapidement dans la mesure où il n’y aurait eu que peu voire pas de travaux préparatoires à faire. Les rames devaient être alimentées par le sol afin d’éviter qu’une ligne aérienne de contact ne détériore le cadre..

Le projet de passage sur la Promenade, controversé, a finalement été abandonné. Le , le maire de Nice a annoncé que la ligne 2 du tramway sera construite en centre-ville, abandonnant le tracé passant par la Promenade des Anglais... Le nouveau projet prévoit que la ligne 2 sera longue de dont en tunnel. La ligne desservira en surface l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, la future gare multimodale Saint-Augustin (correspondance avec la SNCF, le futur TGV et la future ligne 3 du tramway) puis passera par l’avenue René-Cassin, l’avenue de la Californie et la rue de France. À partir de l’intersection avec le boulevard François Grosso, le tracé deviendra souterrain avec les stations Alsace-Lorraine, Musiciens, Place Wilson (proche de la future nouvelle mairie de Nice), Garibaldi, Île de Beauté (port de Nice) et Place Arson. Le tracé retrouvera alors la surface jusqu'à son terminus, la gare SNCF de Nice-Riquier..

Le planning des travaux est alors estimé à une mise en service en 2016. : 2011 : travaux de prolongement de la ligne 1 vers l’hôpital Pasteur 2 ; 2013 : percement du tunnel en centre-ville pour la ligne 2 ; mise en service de la ligne 1 jusqu’à l’hôpital Pasteur 2 ; travaux de la ligne 3 dans la plaine du Var ; 2015 : mise en service de la ligne 3 de l’aéroport à l’Allianz Riviera ; 2016 : mise en service de la ligne 2 de Saint-Augustin au port.

vignette|droite|alt=Informations sur les travaux.|Informations sur les travaux.

C’est en que la communauté urbaine Nice Côte d’Azur, qui est le maître d’ouvrage, attribue le marché de maîtrise d’œuvre, estimé à 47 millions d’euros, au groupe Essia (Egis Rail, STOA, Pierre Schall Architecte, Ingérop et Atelier Villes & Paysages) ainsi qu’aux entreprises Razel-Bec, Eurovia, TP Spada et STCM...

En , Christian Estrosi modifie de nouveau le tracé de la ligne 2, stoppée à la place Île de Beauté, au port de Nice. En revanche, il n’a pas été décidé si le tramway allait s’arrêter en surface ou en souterrain. Christian Estrosi apporte alors une solution alternative en proposant l’arrêt en extérieur directement sur le quai Cassini.. Le début des travaux est prévu pour 2013 et le coût total de la ligne est estimé à 758,7 millions d’euros (montant de 2009).

Des sondages géotechniques sont effectués en par Ginger CEBTP dans le but d’effectuer des mesures géophysiques et des diagraphies sismiques afin de déterminer le comportement dynamique des sols..

Après avoir mené pendant trois mois une enquête publique entre et puis la diffusion des résultats en mars.., des changements apparaissent sur la ligne... : le quai Cassini pourrait accueillir le terminus à l’est au lieu que ce soit sur la place Île de Beauté en surface comme en souterrain ; une nouvelle station au niveau de l’église Sainte-Hélène est créée, le nombre de stations passe donc de dix-neuf à vingt ; un dédommagement pourrait être donné pour la perte de chiffre d’affaires des commerçants pendant toute la durée des travaux.

À la suite de cette enquête, le préfet des Alpes-Maritimes a donné son accord pour le lancement des travaux de la ligne.. Cependant, certains problèmes peuvent apparaître sur le tronçon souterrain du fait de la nature géologique du sous-sol (un substrat mélangeant sable, galets et argile devenu friable par les nappes phréatiques) et du surcoût engendré...

En 2013, la ligne est découpée en deux tronçons. La première partie doit être mise en service en 2017 mais uniquement entre les stations / Aéroport – Terminal 2 et Jean Médecin. La mise en service de la seconde partie entre les stations Jean Médecin et Île de Beauté, à savoir les deux stations souterraines Durandy et Garibaldi et du terminus situé sur le quai Cassini, doit être effective à partir de 2019.....

Le coût des travaux est estimé à 770,7 millions d’euros dont 758,7 millions défini en 2009 plus 12 millions à la suite des modifications apportées par l’enquête publique et est financé en partie par l’État (52,8 millions), le conseil général des Alpes-Maritimes (50 millions), le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (26 millions), les fonds européen de développement régional (3 millions) et la société aéroportuaire (entre 10,2 et 12,6 millions).

Le planning des travaux est défini en plusieurs étapes : Juillet 2010 : sondages géotechniques ; Décembre 2011 – : enquête publique ; Mi-2012 : travaux de diagnostics archéologiques ; Mi-2013 : travaux de terrassement des stations ; Mi-2014 : percement du tunnel en centre-ville ; 2015 : fin des travaux de surface au niveau des stations enterrées ; 2015 : début des travaux sur l’avenue de la Californie ; Fin 2017 : mise en service de la ligne entre / Aéroport – Terminal 2 et Jean Médecin ; 2019 : mise en service de la ligne entre Jean Médecin et Île de Beauté.

À l’ouest, les travaux commencent à la mi-2013 avec des déviations de réseaux et la démolition des bâtiments du marché d’intérêt national qui sera, à terme, transféré vers la plate-forme agroalimentaire de La Gaude. dans le but de construire un pont ferroviaire sous la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille au croisement du boulevard René-Cassin et de l’avenue Lindbergh.. À l’est, les travaux préparatoires sur la rue Catherine-Ségurane débutent le , initialement prévus pour début 2013, avec la reconnaissance et la déviation des réseaux et les diagnostics archéologiques pour une durée de huit mois..

Le marché du tunnel urbain, long de avec quatre stations enterrées et estimé à 270,9 millions d’euros, est attribué par la métropole Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage, le au groupement d’entreprises Thaumasia (Soletanche Bachy, CSM Bessac, Systra, Colas Midi Méditerranée, SNAF Routes et Garelli) piloté par Bouygues Travaux Publics... alors en concurrence deux ans plus tôt avec Eiffage Travaux Publics, Pizzarotti et Ghella..

Les travaux préparatoires (reconnaissances des réseaux et diagnostics archéologiques) au centre de Nice sur la rue de France débutent le pour une durée de deux mois et demi.

vignette|droite|alt=Tunnelier ayant servi pour la ligne B du métro de Lyon.|Tunnelier ayant servi pour la ligne B du métro de Lyon.

C’est à partir du que les travaux souterrains commencent.., l’objectif étant la construction d’un puits d’entrée pour le tunnelier de de diamètre et de longueur. C’est le même type d’outil ayant servi au métro de Lyon en 1984 pour la ligne D et en 2010 pour le prolongement de la ligne B. Les stations seront, quant à elles, faites en parois moulées..

Afin de réaliser cet ouvrage, les parois moulées sont excavées jusqu’à de profondeur dans lesquelles sont glissées des cages d’armature au moyen d’une grue puis remplies de béton. Le terrassement a lieu puis un premier lit de butons est fixé, la dalle de couverture est alors posée en laissant des ouvertures avec l’extérieur et en retirant les butons. Le terrassement continue sous la dalle en fixant un deuxième puis un troisième lit de butons. Une fois au fond du puits, un radier est coulé et tous les butons sont retirés. Dès lors, le tunnelier est descendu en pièce détachées et assemblé au fond du puits afin de commencer le creusement.

En , le planning est rallongé d’une année. Les travaux de construction du tunnelier ne commençant pas avant 2016, la mise en service est retardée d’une année et le premier tronçon de la ligne, de l’ouest jusqu’à Jean Médecin, ne devrait donc pas être mise en circulation avant 2018. Les fouilles archéologiques entreprises en même temps que les travaux ne devraient pas retarder le planning et devraient permettre de découvrir un mur de fortification, partant de la tour du Barri Vieil plus au nord, perpendiculaire à la ligne du tramway et traversant la rue de France.. Du côté des caractéristiques techniques, le tramway devrait circuler à une vitesse de au niveau du port, en souterrain et enfin en surface jusqu’à l’ouest de la ville. L’alimentation électrique des sections en plein air doit se faire soit via des batteries embarquées soit via une alimentation par le sol..

Une enquête est lancée du au afin de déterminer les espèces d’arbres qui seront placés le long du tracé. Le résultat de l’enquête donne entre autres l’orme de Sibérie, le charme-houblon et l’aulne.

Le , le tunnelier, mis en place sur la rue Catherine-Ségurane, est baptisée du nom de « Catherine » en référence à Catherine Ségurane. Le début du creusement commence à la mi- pour une durée de onze mois environ. Ses caractéristiques sont une moyenne d’avancement de , un diamètre de creusement de , une profondeur moyenne de creusement de et un volume de déblais évacués par barge de ..

Le financement du coût des travaux, initialement prévu en 2012 comme cité plus haut, est financé en partie par l’État (52,8 millions), le conseil général des Alpes-Maritimes (50 millions), le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (50 millions), les fonds européen de développement régional (3 millions), la ville de Nice (50 millions sous forme de fonds de concours à la métropole Nice Côte d’Azur par délibération du conseil municipal du ), le commissariat général à l’investissement (4,69 millions via l’opération d’achat du matériel roulant et, plus particulièrement, sur la partie « optimisation énergétique liée au matériel roulant du tramway » dans le cadre de la seconde tranche de « Ville de demain » dans une lettre du ), la société aéroportuaire (entre 10,2 et 12,6 millions), la banque européenne d’investissement (250 millions via un contrat de financement signé le ) et la caisse des dépôts et consignations (250 millions via un contrat de prêt signé avec la métropole le )..

Le , le chantier du tunnel se termine en ressortant sur la rue de France..

Mise en service

La mise en service est faite le entre le et la station Magnan. Le voyage est gratuit jusqu’au . La ligne connaît une première extension en jusqu'au terminal 2 de l'aéroport : le , la branche sud est inaugurée pour une ouverture le . En , la ligne est de nouveau prolongée jusqu'au port..

Présentation vignette|droite|alt=Carte géographique.|Accès à la station Jean Médecin. vignette|droite|alt=Carte géographique.|Intérieur de la station Jean Médecin.

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