Beynes (Beinas en occitan vivaro-alpin) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Beynois..

Géographie Le vieux village est situé à d’altitude., dans un vallon affluent de l’Asse, dans le massif du Montdenier. Il se trouve à environ 12 km (à vol d'oiseau) au sud de Digne-les-Bains.

thumb|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|left|Beynes et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Beynes sont Entrages, Chaudon-Norante, Senez (enclave du Poil), Estoublon, Mézel, Châteauredon.

Hameaux : Creisset Palus les Guberts Saint-Pierre

Relief vignette|gauche|Montagne de Beynes, au fond (). Sommets et cols : montagne de Beynes () ; col de la Croix () entre Palus et Majastres.

Environnement La commune compte de bois et forêts, soit 28 % de sa superficie.

Transports vignette|Route départementale RD 17 de Beynes à Majastres.

Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Mézel auquel appartient Beynes est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Beynes est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation (dans la vallée de la Bléone), mouvement de terrain : la commune est concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Beynes est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD 907 (ancienne route nationale 207) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle en 1994 pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jurs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Beynes est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,3 %), prairies (1,8 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200 (de Bezenas, ou Bedenis). Selon Charles Rostaing, le nom est formé de la racine oronymique (désignant une montagne) * BeD, qui s’est appliqué à l’éperon rocheux sur lequel le village est construit, racine qui serait antérieure aux Gaulois. Ernest Nègre lui attribue la même racine, sans lui donner de sens particulier. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in ..

Le nom de l’ancienne commune de Creysset (citée en 1274, de Greissello, est issu du nom préceltique *kr-isc-ellu, désignant un terrain caillouteux et celui de Trévans (de Trevano, cité en 1157) est formé sur la racine oronymique préceltique.

Histoire Les territoires de Creysset et de Beynes ont été occupés très tôt, comme l’attestent les nombreux vestiges datant de l’âge du fer retrouvés.

De la période de présence romaine datent quelques vestiges. En 1981, des travaux ont mis au jour un four de potier à canaux latéraux..

Au Moyen Âge, les deux communautés de Creysset et de Beynes relevaient de la viguerie de Digne. Le hameau de Saint-Pierre, situé près de la clue de Chabrières, peut correspondre à un prieuré Saint-Pierre-d’Arcançon.

Les ligueurs assiègent le château en 1591, avant qu’il soit démoli.

Un marquisat de Beynes est créé en 1673 pour Pierre de Castillon.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : de Beynes sont traduits devant la commission mixteHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 72..

Comme de nombreuses communes du département, Beynes et Creisset se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, Beynes en possède deux, installées au chef-lieu et au hameau de Palus, et Creisset possède aussi la sienne, qui dispensent une instruction primaire aux garçons.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de , ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à , ne concernent les deux communes. La commune de Creisset profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école, et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles des deux communes sont régulièrement scolarisées.

La commune de Creisset est absorbée par celle de Beynes en 1925. La communauté de Creisset est signalée au , sous le nom de Creissellum. Elle comptait 21 feux en 1315 et 6 après la crise du (peste noire et guerre de Cent Ans) ; en 1765, sa population était de .

La libération de Beynes a lieu lors du passage d’une colonne de la d’infanterie (US), le matin du , sur la route nationale 207. Mais, venant de Riez et se dirigeant sur Digne, elle n’est pas passée au village.

Jusqu’au milieu du , la vigne était cultivée à Beynes, Saint-Pierre, et Creisset. Le vin produit, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée..

Héraldique

Politique et administration vignette|La mairie (une partie du bâtiment sert de logements). Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Beynes, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Sylvain Flores, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 54,63 %. Sylvain Flores est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal. Liste des maires

Intercommunalité vignette|Fontaine-lavoir du vieux village (1871). Beynes a fait partie, de 2005 à 2012, de la communauté de communes de l'Asse et de ses Affluents, puis de 2013 à 2016 de la communauté de communes Asse Bléone Verdon. Cette dernière a fusionné avec d'autres communautés de communes pour constituer la communauté d'agglomération Provence-Alpes Agglomération, existant depuis le .

Démographie

L’histoire démographique de Beynes, après la saignée des et le long mouvement de croissance jusqu’au début du , est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes-de-Haute-Provence depuis le début du . », Provence historique, tome 21, 85, 1971, 287.. Le mouvement de baisse ne s'interrompt que dans les années 1970. Depuis, la population a plus que doublé.

Économie Aperçu général En 2009, la population active s’élevait à , dont neuf chômeurs. (huit fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (31 sur 50) et travaillent majoritairement hors de la commune (37 actifs sur 50). Plus de la moitié des établissements de la commune se trouvent dans l’agriculture (15 sur 28 en 2010).

Agriculture Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait actifs au sens de l’Insee et un emploi salarié.

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en légère augmentation dans les années 2000, passant de 11 à 12, essentiellement des élevages ovins (sept). La polyculture a disparu de la commune dans les années 2000, les exploitants restants pratiquant soit les grandes cultures, soit le maraîchage. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a augmenté, de à , alors que le nombre d’exploitations baissait (de 15 à 11). Cette augmentation de la SAU a continué lors de la dernière décennie, pour arriver à .

Industrie