La reconnaissance internationale du Conseil national syrien (CNS) est minimale puisque le conseil n'est actuellement reconnu que par 7 membres de l'ONU et l'Union européenne comme représentant légitime du peuple syrien au milieu de la guerre civile syrienne, dont trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Seule la Libye reconnaît le CNS comme le gouvernement légitime de la Syrie.

Position et reconnaissance internationales Le Conseil national syrien a demandé à être reconnu au sein de la communauté internationale, mais il ne veut pas non plus être considéré comme un gouvernement en exil.

Au , le Conseil national syrien est reconnu ou soutenu officiellement par 12 États membres de l'ONU, dont trois des membres permanents du Conseil de Sécurité : la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Bulgarie, la Tunisie, mais aussi le Conseil national de transition libyen. La Belgique, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Turquie ne reconnaissent pas encore le CNS comme étant au moins un interlocuteur légitime, bien que le Conseil ait reçu le soutien du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan. Les ministres des Affaires étrangères du Portugal, de la Russie et de la Norvège ont rencontré des représentants du CNS, mais ne l'ont pas encore reconnu ou soutenu officiellement à quelque titre que ce soit, ni n'ont rejeté le gouvernement Assad.

Le , les Amis du peuple syrien reconnaissent le CNS comme « représentant légitime » des SyriensCNS, représentant légitime des Syriens, Le Figaro, 1er avril 2012..

États non membres de l'ONU : Le , le ministre des Affaires étrangères de la République du Kosovo déclare que le gouvernement et le peuple kosovars soutiennent « les efforts du peuple syrien alors qu'il lutte pour la liberté et la démocratie ». Il ajoute : « La République du Kosovo rejoint tous les pays démocratiques pour s'opposer à la violence et la répression contre les manifestants syriens. En ordonnant la répression de son propre peuple par des actes violents qui ont entraîné de nombreux morts, le président Assad a perdu le droit de gouverner le pays. Les Syriens ont le droit de mener leurs vies librement, en s'exprimant librement, et avec la garantie que les droits de l'homme seront respectés par le gouvernement. Le gouvernement de la République du Kosovo appelle à la fin de la violence contre les manifestants pacifiques en Syrie et soutient pleinement l'engagement des nations démocratiques à offrir un soutien au peuple syrien pour surmonter cette situation et réaliser ses aspirations à la liberté et à la démocratie » Ministry of Foreign Affairs condemns the violence in Syria, Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Kosovo, 23 août 2011.

Régions autonomes Kurdistan irakien : Le , le président Massoud Barzani rencontra une délégation du CNS et .

Organisations internationales : le , l'UE a officiellement annoncé son soutien au CNS et « salué leurs initiatives », mais sans reconnaissance. Plus tard, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE le à Bruxelles, l'UE a officiellement reconnu le Conseil national syrien comme en plus de l'annonce de nouvelles sanctions contre le gouvernement Assad. Le CNS a salué l'initiative dans un communiqué de presse le . Le , l'UE reconnut officiellement le Conseil national syrien comme représentant légitime du peuple syrien. Ligue arabe : Le , une résolution de la Ligue arabe appelant à fut adoptée. : le , Youssef al-Qaradâwî, président de l'IUMS, reconnut le CNS comme le seul représentant de la Syrie.

Partis politiques : le , Abbassi Madani, président du Front islamique du salut en Algérie reconnaît le CNS comme le seul représentant de la Syrie. : le , le Conseil des Représentants de Bahreïn vote pour demander au gouvernement de reconnaître le Conseil national syrien comme représentant du peuple syrien. : le , l' (le plus grand bloc politique) a affirmé son soutien au Conseil en tant que représentant légitime du peuple syrien. : le , le Front islamique d'action, branche politique des Frères musulmans en Jordanie, reconnaît le CNS. : le , l'Assemblée nationale du Koweït demande au gouvernement koweïtien de reconnaître le CNS comme le seul représentant légitime du peuple syrien. Le , l'émir du Koweït Al-Sabah dissout l'assemblée. Cependant le , le parlement suivant vote à 44 voix contre 5 (dont le vote favorable de tous les membres du gouvernement) d'approuver une nouvelle résolution non contraignante pour demander que le gouvernement reconnaisse le SNC. : L'opposition de l'Alliance du 14-Mars "has praised" la « Lettre ouverte au peuple libanais » du Conseil national syrien du . En outre, les deux plus grands partis organisés formant la coalition ont exprimé des réactions positives au communiqué du CNS : Courant du futur : le plus important parti d'opposition du Liban réagit positivement aux propositions du CNS de revoir tous les actuels accords libano-syriens et la démarcation de la frontière entre les deux pays une fois au pouvoir. . Forces libanaises: le président du parti, Samir Geagea, observe que Geagea a poursuivi en critiquant la façon dont le gouvernement libanais manipule le soulèvement syrien, notant en particulier que le ministre des Affaires étrangères Adnan Mansour . Il appelle le gouvernement à de violations des droits par les autorités de sécurité syriennes et a demandé au gouvernement de : le , Jamaat-e-Islami reconnaît le CNS et demande au gouvernement pakistanais et aux pays islamiques de faire de même.

Voir aussi Reconnaissance internationale du Conseil national de transition

Références

Catégorie:Politique étrangère de la Syrie