Ali Atmane, né en 1947 près de Midelt, est un militaire marocain, capitaine et pilote de chasse des Forces aériennes royales marocaines et ancien prisonnier de guerre du Front Polisario durant 26 ans, du au sur le territoire algérien, en grande partie à Tindouf.

Retraité depuis sa libération, il a publié à compte d'auteur notamment deux ouvrages : le premier sur la grammaire berbère, fruit d'un travail mené pendant ses années d'emprisonnement, et l’autre autobiographique, où il témoigne de sa période d'emprisonnement.

Biographie Originaire de la tribu des Aït Hdiddou, Ali Atmane naît le dans le Moyen Atlas, à BerremBerrem est une localité se trouvant dans la commune d'Aït Izdeg. Cf. , près de Midelt, au sein d'une famille modeste : son père est un paysan berbère et sa mère une femme au foyer, qui décède quand il a deux ans.

Il poursuit des études supérieures en classes préparatoires à Dijon, à l'Académie royale militaire de Meknès, à l'École royale de l'air de Marrakech, où il appartient à la première promotion d'officiers pilotes de chasse, et enfin à la base aérienne 705 Tours.

Dans le cadre de la guerre du Sahara occidental démarrée en 1975, les hostilités s'intensifient durant l'année 1976 entre le Maroc et le Front Polisario, notamment lors des batailles d'Amgala. En , Ali Atmane est nommé chef de détachement F5 en zone sud aux commandes d'une patrouille de pilotes de chasse. Le , alors qu'il effectue un vol en remplacement d'un pilote indisponible, son avion est touché par un missile SAM 7. Il quitte en parachute son avion en feu et tombe entre les mains du Polisario.

Sa libération en 2003 ainsi que celle de ses camarades de détention surviendra avec la contribution notamment de l'Association des Fils des Martyrs et des Disparus du Sahara Marocain (AFMDSM) qui a sollicité l'attention de Danielle Mitterrand sur les conditions de détention des prisonniers de guerre marocains à Tindouf. La Fondation France Libertés diligente en une mission d'enquête sur les conditions de vie des prisonniers de guerre marocains en terre algérienne. Le résultat et les conclusions de cette mission sont consignés dans un rapportLes conditions de détention des prisonniers de guerre marocains détenus à Tindouf (Algérie).

Le Ali Atmane fait partie d'un groupe de 243 prisonniers de guerre marocains rapatriés vers AgadirSahara Occidental Actualités hebdomadaires 14.08.2003. En 2009, il publie son autobiographie en langue françaiseDe A à Z, puis en espagnol et en anglais.

Ouvrages sur www.attalib.org (article de La Nouvelle Tribune). Consulté le 24 juin 2012sur Google Livres sur Google Livres (préf. Abdellatif Mansour) Traductions de Prisonnier de guerre dans les bagnes de l'Algérie et du Polisario :

Notes et références

Voir aussi Liens externes Une réponse au déchainement des médias espagnols contre le Maroc entretien Le-temoignage-du-capitaine-Ali-Atmane Pilote de l’armée de l’air marocaine, Ali Atmane fut séquestré pendant 26 ans

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