Ary Chalus, né le à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est un homme politique français.

Il est député de 2012 à 2017 et président du conseil régional de la Guadeloupe depuis 2015. Adhérent à Guadeloupe unie, solidaire et responsable (GUSR), il est membre du bureau exécutif de La République en marche (LREM) de 2017 à l'été 2021.

Il est condamné en à quinze mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité pour « abus de confiance » et de « dépassement des plafonds des comptes de campagne » lors des élections régionales de 2015. La peine est confirmée en appel en , il décide de se pourvoir en cassation.

En , il est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour à deux ans de prison avec sursis et 5 ans d'inéligibilité, sans exécution provisoire. Il décide de faire appel.

Biographie Parcours politique Ary Chalus est élu maire de Baie-Mahault le . Il est également conseiller général de la Guadeloupe pour le canton de Baie-Mahault et vice-président du conseil général de la Guadeloupe entre 2004 et 2012.

Lors des élections législatives de 2012, il est élu député dans la de la Guadeloupe., en obtenant au second tour 51,2 % des suffrages exprimés.. Élu sous l'étiquette de l'Alliance démocratique., il se rattache financièrement à Guadeloupe unie, socialisme et réalités..

À l'Assemblée nationale, il siège d'abord en tant que député non-inscrit puis annonce le qu'il rejoint le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP).. Il est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation..

Il est l'un des deux députés du groupe RRDP, avec Thierry Robert, à voter contre le mariage pour tous.A.C. avec P.Th, « Mariage gay : le détail du vote des députés » sur Le Parisien, 23 avril 2013...

Lors des élections municipales de 2014, sa liste arrive en tête dès le premier tour avec plus de 80 % des suffrages. Il est ainsi réélu maire de Baie-Mahault.

Le , il annonce qu'il conduira une liste aux élections régionales de la même année en Guadeloupe.. Le , il remporte ces élections face à la liste de Victorin Lurel, à qui il succède le suivant comme président du conseil régional de la Guadeloupe. Le cumul des mandats électoraux étant prohibé, Ary Chalus quitte ses fonctions de maire de Baie-Mahault et est remplacé le par Héléne Molia Polifonte, qui était jusque-là sa , ainsi que du conseil régional...

Le , il dépose sa candidature à la présidence du conseil de surveillance de Guadeloupe Port Caraïbes. Il obtient huit voix contre neuf pour Philippe Kalil..

À l'occasion du conseil national de La République en marche de , il intègre le bureau exécutif du parti..

Le , Ary Chalus devient président du conseil d’administration du comité de tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG).. Il succède ainsi à l'ancien conseiller régional et maire de Terre-de-Haut Louis Molinié, condamné le par le tribunal correctionnel de Basse-Terre pour détournements de fonds publics.. Il démissionne de ses fonctions le et est remplacé par Sonia Taillepierre..

Lors des élections municipales de 2020 à Baie-Mahault, il figure en deuxième position sur la liste conduite par la maire sortante, Hélène Molia-Polifonte. La liste, qui ne reçoit pas l'investiture du GUSR., obtient 57,3 % des suffrages exprimés dès le premier tour.. À l'issue de ces élections, Ary Chalus devient de la communauté d'agglomération Cap Excellence..

Sa liste remporte les élections régionales de 2021 en Guadeloupe avec 72,4 % des suffrages exprimés, faisant de l'archipel la seule région remportée par La République en marche lors de ce scrutin en France..

Affaires judiciaires

Condamnation pour En , Ary Chalus est placé en garde à vue avec sa vice-présidente au conseil régional, Marie-Luce Penchard. Ils sont entendus à propos de Pascal Averne, directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard à la mairie de Basse-Terre mais également et simultanément inspecteur général des services au conseil régional de la Guadeloupe, concernant un soupçon d'emploi fictif quant à ce second poste...

Le , les médias locaux Guadeloupe La Première et Radio Caraïbes International révèlent l'ouverture d'une enquête portant sur les modalités de financement de la campagne électorale d'Ary Chalus lors des élections régionales de 2015... Il est soupçonné d’avoir dépassé de plus du double le plafond légal de dépenses et détourné des fonds d'une association qu'il présidait pour certaines dépenses. Seize prévenus sont mis en examen dans cette affaire, parmi lesquels Lucette Michaux-Chevry et Fred Madinécouty..

Le , Ary Chalus est placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire pour abus de confiance, complicité de détournement de fonds publics et financement illégal de campagne électorale.. Il est renvoyé le devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre..

Les enquêteurs ont identifié des dirigeants d’entreprises guadeloupéennes, sollicités par Ary Chalus en personne, comme étant derrière les financements occultes apportés à la campagne électorale. Par ailleurs, la communauté d’agglomération présidée par Lucette Michaux-Chevry a détaché à la permanence du candidat Ary Chalus et aux actions électorales, en violation du code électoral, au moins 26 employés. Enfin, l’enquête a révélé l'existence d'un système de contrôle des votes, passant par du pointage d’électeurs, des bons d’essence pour faciliter les allers-retours de personnes chargées d’amener les électeurs, ou encore un système de fausses adresses pour accroître le nombre de votants dans la ville de Basse-Terre. Lors de son audition, en , Ary Chalus nie les faits et affirment que des membres de son équipe électorale ont agi seuls, sans consigne. Ces derniers affirment avoir prévenus le candidat de leurs manœuvres..

Ary Chalus est condamné en pour pour et . L'élu est condamné par le tribunal correctionnel de Basse-Terre à quinze mois de prison avec sursis, 25 000 euros d’amende, 2 ans d'inéligibilité et à l’interdiction de diriger une association pendant trois ans.Le tribunal estime que les investigations ont démontré une infraction à la loi électorale et une « rupture d’égalité » entre les listes candidates lors du scrutin. Des faits relevant d’une « extrême gravité », selon la présidente du tribunal, conduisant à un « pacte social rompu ». Ary Chalus fait appel de cette décision.

La condamnation est confirmée le par la cour d’appel de Basse-Terre. Ary Chalus annonce son intention de se pourvoir en cassation.https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/05/21/le-president-de-la-region-guadeloupe-condamne-a-deux-ans-de-prison-avec-sursis-en-appel_6607636_823448.html.

Condamnation pour Le , un article du site d'informations Mediapart révèle qu'Ary Chalus est visé par une enquête du Parquet national financier (PNF) pour l'utilisation de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) en tant que député.. Ary Chalus rembourse les sommes détournées, échappant ainsi à des poursuites judiciaires pour détournement de fonds publics. mais le PNF ouvre malgré tout une enquête.

Le 24 juin 2026, Ary Chalus est jugé par la 32 chambre correctionnelle du tribunal de Paris. L’ancien député est notamment soupçonné d’avoir octroyé des emplois fictifs à des prochesAbdelhak El Idrissi, Ary Chalus, président de la région Guadeloupe, jugé pour détournement de fonds publics, lemonde.fr, 24 juin 2026. Le PNF requiert 3 ans d'emprisonnement avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Le , Ary Chalus est condamné à deux ans de prison avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans d'inéligibilité, sans exécution provisoire. L'élu décide de faire appel.

Détail des mandats et fonctions À l’Assemblée nationale – : député de la troisième circonscription de la Guadeloupe.

Au niveau local – : premier adjoint au maire de Baie-Mahault. – : maire de Baie-Mahault. 2004-2012 : conseiller général de la Guadeloupe (élu dans le canton de Baie-Mahault). 2004-2012 : vice-président du conseil général de la Guadeloupe. – : conseiller communautaire de la communauté d'agglomération Cap Excellence. Depuis le : président du conseil régional de la Guadeloupe. Depuis le : conseiller municipal de Baie-Mahault. – : président du conseil d’administration du comité du tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG).

Décorations () portant promotion et nomination..

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Conseil régional de la Guadeloupe Liste des députés de la Guadeloupe

Liens externes

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