Richard Ferrand (prononcé : ), né le à Rodez (Aveyron), est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale du au et président du Conseil constitutionnel depuis le .

Membre du Parti socialiste (PS) de 1980 à 2017, il est élu conseiller général du Finistère en 1998, conseiller régional de Bretagne en 2010 et député en 2012. À l'Assemblée nationale, il est notamment rapporteur général de la loi Macron. Après avoir appartenu à l'aile gauche du PS, il se rapproche alors d'Emmanuel Macron. En 2016, il devient secrétaire général du mouvement de celui-ci, En marche, par la suite renommé La République en marche (LREM).

Il est ministre de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe, de mai à . Alors qu’il est impliqué dans une affaire judiciaire, il quitte le gouvernement et devient président du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

L'année suivante, en 2018, il succède à François de Rugy à la présidence de l'Assemblée nationale. À nouveau candidat dans la sixième circonscription du Finistère aux élections législatives de 2022 sous l’étiquette Ensemble, il est battu par Mélanie Thomin (NUPES-PS), et quitte en conséquence la présidence de l'Assemblée nationale. À cette occasion, il est le troisième président sortant d'une chambre basse française de l'histoire à échouer à se faire réélire député, subissant ainsi le même sort que ses prédécesseurs Raymond Forni en 2002 et Armand Marrast en 1849.

En 2019, il est mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire dite « des Mutuelles de Bretagne », issue de révélations par la presse à partir de 2017, qui se conclut par un abandon des poursuites en 2022 lorsque la Cour de cassation confirme la prescription des faits.

En 2025, il est proposé comme président du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron. Ce choix est hautement contesté par le Parlement, mais sa nomination est approuvée de justesse en raison de l'abstention de députés d'extrême droite.

Situation personnelle Famille et formation Richard Ferrand naît le à Rodez du mariage de Colette Higounenc, commerçante et Jacky Ferrand, artisanWho's Who in France, édition 2020, .

Après des études secondaires au collège Joseph Fabre de Rodez, au lycée de Bünde en Allemagne, puis au lycée Saint-Sernin de Toulouse, il poursuit des études supérieures à l'université Paris-Descartes où il étudie le droit durant deux ans sans obtenir de diplôme..

Il épouse l'artiste plasticienne Françoise Coustal. De ce mariage naît un fils. Le couple divorce en 1994. Le , il se pacse avec l'avocate Sandrine Doucen. ; cette dernière est impliquée dans l'affaire de prise illégale d'intérêts des Mutuelles de Bretagne. Il a également deux autres enfants.

Carrière professionnelle De 1981 à 1990, il est journaliste. Il collabore à Centre Presse, Auto Moto, Circuler, Vie publique, La Dépêche du MidiLe Canard enchaîné, 10 mai 2017, ., et Le Monde..

En 1989, il est directeur associé d'une agence de graphisme de presse qu'il dirige jusqu'en 1990, date à laquelle il crée une société de conseil en communication et devient administrateur d'une agence de graphistes associés.

En , il devient conseiller en communication de Kofi Yamgnane., secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Intégration..

Il demande en 1992 à Kofi Yamgnane s'il peut . L'épouse de Kofi Yamgnane lui trouve une maison à Hanvec, où il s'installe en famille.

Battu aux élections législatives de 1993, Kofi Yamgnane fait entrer Richard Ferrand aux Mutuelles de Bretagne, via un de ses amis qui en est président.. Richard Ferrand devient directeur général des Mutuelles de Bretagne en 1998. En mars de la même année, il obtient son premier mandat politique en étant élu conseiller général du Finistère dans le canton de Carhaix-Plouguer.

Élu député en , il quitte la direction des Mutuelles de Bretagne, mais conserve un poste de chargé de mission auprès de cet organisme.

Battu lors de l'élection législative de 2022, il fonde sa société de conseil, le , baptisée Messidor, dont l’objet social permet de fournir un large spectre de prestations de conseil et d'assistance auprès d’acteurs du privé comme du public..

Il est nommé Président du Conseil de surveillance d'Elsan le .

Parcours politique Débuts en politique Richard Ferrand prend sa carte au PS à l'âge de ., par admiration pour François Mitterrand. Lors de la primaire présidentielle socialiste de 1995, il soutient Henri Emmanuelli, ce qui conduit à le situer à l'aile gauche du parti ; plus tard, il présentera ce dernier comme n'étant , mais un ..

Il entame son premier mandat électoral en 1998 comme conseiller général du canton de Carhaix-Plouguer (Finistère). Réélu en 2004, il est alors désigné vice-président du conseil général du Finistère, chargé de l'insertion, de l'économie sociale et solidaire et délégué pour le pays Centre Ouest Bretagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 2011. Avec Yves Morvan, Richard Ferrand contribue à la fondation du garage solidaire de Carhaix.. Cette structure, lancée en 2007, se distingue d'un garage classique : elle vise à insérer professionnellement et à proposer les prix les plus bas aux démunis pour réparer ou louer un véhicule...

Candidat aux élections municipales de 2001 et à celles de 2008 à Carhaix, il est battu par Christian Troadec, futur porte-parole du mouvement des Bonnets rouges., obtenant la seconde fois 31 % des voix..

En 2008, il prend position pour la fusion de l'hôpital de Carhaix, menacé de disparition, avec le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest. Ce rapprochement, effectif en , permet de conserver un accès aux soins à proximité, avec notamment des activités d'urgence et le maintien de la maternité à Carhaix....

Lors des élections régionales de 2010, il est candidat sur la liste finistérienne du PS conduite par Marylise Lebranchu. Aux côtés de Jean-Yves Le Drian, il devient conseiller régional de Bretagne, le , puis préside le groupe socialiste et apparentés du conseil régional de Bretagne..

En 2007, il se présente aux élections législatives dans la : il obtient 49,8 % des voix au second tour, étant battu par Christian Ménard (UMP).. Aux élections législatives suivantes, en 2012, il est élu député dans cette circonscription, avec 58,4 % des voix au second tour..

Il soutient Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011.. Libération le présente comme Lui indique que .

Député de la thumb|redresse|gauche|Richard Ferrand en 2007. À l'Assemblée nationale, Richard Ferrand est membre du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) et siège à la commission des Affaires sociales. Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire, il est co-président du groupe d'études Industries agroalimentaires et filière agricole. Il s'implique particulièrement sur les questions liées à la protection sociale et au dumping social..

Mediapart indique que : il s’abstient au moment du vote du projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, en , puis de celui sur le « pacte de responsabilité et de solidarité », en .. Il justifie cette dernière position dans les médias, notamment dans une tribune publiée sur « Le Plus » du Nouvel Obs..

À la commission des Affaires sociales, il a notamment été rapporteur de la résolution de la directive de l'Union européenne concernant le détachement de travailleurs alors en négociation à Bruxelles. Dans son rapport, il pointe notamment le fait que le détachement des travailleurs européens est à l'origine de situations « d'optimisation sociale » et de « dumping social » qui mettent en danger tout à la fois les acteurs économiques locaux, le financement de la sécurité sociale mais aussi le « vivre-ensemble » européen. Pour y remédier, il prône la mise en place de mesures de nature à encadrer plus strictement le détachement de travailleurs.

Après s'être opposé aux manifestations du mouvement des Bonnets rouges contre la taxe poids lourds, héritée du gouvernement Fillon et reprise par le ., il prend finalement position contre ce projet, comme les autres députés socialistes bretons. Il souligne la complexité du dispositif et la nécessité de prendre en considération les spécificités territoriales de la Bretagne. Il soutiendra des amendements afin d'aménager son application. À la suite du report de l'entrée en vigueur de la taxe poids lourds, il intègre la mission d'information mise en place par l'Assemblée nationale sur ce sujet. À cette occasion, il plaide, avec ses collègues parlementaires bretons, et dans le sens de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, pour une remise à plat du dispositif.

Le , le Premier ministre Manuel Valls le nomme en mission temporaire auprès d'Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, sur la réforme des professions dites réglementées du droit et de la santé. Dans le cadre d'une concertation sur le sujet, il est chargé « d'étudier les conditions dans lesquelles pourrait s'effectuer la modernisation du cadre juridique des professions concernées », afin de permettre le développement de leur activité, tout en portant une attention particulière sur les enjeux de maillage territorialVoir sur richardferrand.fr.. Le , il remet un rapport dans lequel il souligne notamment que réformer les professions réglementées est indispensable mais que réformer n'est pas casser, c'est optimiser les atouts d'un modèle qui a fait ses preuves et en corriger sans craintes les défauts évidents. Dans cette perspective, il émet vingt-huit propositions qui visent en particulier à promouvoir l'accès des jeunes aux professions, à conforter le maillage territorial et à garantir l'accès aux services par des prix justes et transparentsVoir sur economie.gouv.fr..

La réforme des professions réglementées, abondamment amendée par les parlementaires, cristallise une partie du débat politique et fait l'objet d'une forte opposition des lobbies des organisations concernéesVoir sur lemonde.fr.. Richard Ferrand est rapporteur général de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dite « loi Macron »., présentée en Conseil des ministres le . Sa nomination vise, selon Christophe Castaner, à . Il devient alors l'un des plus proches soutiens d'Emmanuel Macron.

Secrétaire général d'En marche Richard Ferrand est le premier parlementaire à rejoindre Emmanuel Macron lors de la constitution de son parti En marche. Il est nommé secrétaire général du mouvement en .. Il devient ainsi le bras droit du candidat Emmanuel Macron.. En , les conseillers socialistes de Bretagne, réclamant une , poussent Richard Ferrand à se mettre en retrait. provisoire de la présidence du groupe PS et apparentés au conseil régional de Bretagne« Région : le bras droit de Macron poussé à quitter la présidence du groupe PS », Le Mensuel de Rennes, 21 novembre 2016..

Dans une tribune publiée dans Le Monde du , Richard Ferrand affirme que la Russie essaie de pénaliser son parti En Marche notamment en attaquant son site internet, tandis que Mounir Mahjoubi, responsable numérique de la campagne d’Emmanuel Macron, déclare qu’il y a un doute sur l’origine des cyberattaques.....

Le , Richard Ferrand annonce les critères de moralité imposés aux candidats d'En marche pour les élections législatives notamment par ..

Durant le Penelopegate, celui que des médias nomment le .. de Macron, a lancé des critiques à l'égard de François Fillon, comme en témoignent les déclarations du , sur Radio Classique, où Richard Ferrand affirme que .. Ou encore le , sur France Inter, Richard Ferrand déclare au sujet du Penelopegate que ..