Monique Rabin, née le à Laval (Mayenne), est une femme politique française, députée de la Loire-Atlantique sous l'étiquette du Parti socialiste de 2012 à 2017. Elue au conseil municipal de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu de 2001 à 2020, elle est maire de 2008 à 2014. Conseillère régionale en 2004, elle est vice-présidente du Conseil régional des Pays de la Loire de 2004 à 2012.
Biographie
Activités professionnelles Cadre de la fonction publique territoriale, elle exerce au syndicat départemental d’eau potable de Loire Atlantique, à la mairie de Nantes, à la ville de Rennes, et sur mise à disposition, au Conseil de Paris. Au cours de sa carrière, elle a également travaillé à la Chambre Régionale des Comptes des Pays de la Loire (1994-1997).
Monique Rabin est, avant d'exercer des fonctions électives, collaboratrice d'Edmond Hervé, député d'Ille-et-Vilaine, et maire de Rennes pendant 12 ans.
Engagements politiques Monique Rabin adhère au Parti socialiste (PS) en 1998, créant une section sur le canton de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Elle dira publiquement à de nombreuses reprises, que le fondement de son engagement a reposé sur 3 piliers : ses liens et sa formation auprès d’Edmond Hervé, la confusion politique engendrée par l’élection de Stéphan Beaugé, comme conseiller départemental de Loire-Atlantique en 1998., saluée à la fois par une droite extrême et une certaine gauche, et enfin un sentiment de redevabilité vis-à-vis de la société après le long parcours de survie de son conjoint grâce au service public hospitalier.
Fonctions électives
Maire À partir de 2008 et jusqu'en 2014, elle est maire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, en Loire-Atlantique). C'est la première femme et première édile de gauche depuis la création de la commune. Son élection donne lieu à un épisode politico-médiatique unique dans le Pays de Retz : Monique Rabin est élue Maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en avec seulement deux voix d'avance sur le maire sortant Yvonnick Gilet (DVD-UMP) qui n'a pas demandé le recomptage des voix. Un recours en annulation a pourtant été immédiatement déposé par Yvonnick Gilet et ses colistiers auprès du tribunal administratif de Nantes. Les élections du sont annulées par décision du tribunal administratif en raison d'erreurs d'émargements concernant les bulletins nuls. Les nouvelles élections qui se déroulent le voient la victoire de la liste conduite par Monique Rabin (59,23 %, soit 2 311 voix) face à celle de Yvonnick Gilet (40,77 %, soit 1 591 voix)..
En , Monique Rabin, candidate à sa succession à la mairie de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, est battue par Stéphan Beaugé, conseiller municipal UMP depuis 1998 et ancien colistier d'Yvonnick Gilet en 2008.
Elue régionale Conseillère régionale en 2004, elle devient vice-présidente en 2010..
Devenue députée le , elle démissionne de ses fonctions le ..
Députée A la tentative (2002, 2007 et 2012), Monique Rabin est élue députée à l’Assemblée Nationale le , dans la neuvième circonscription de la Loire-Atlantique, où elle succède à Philippe Boënnec (député sortant UMP) en le battant avec 53,26 % des voix.. C’est la première femme à avoir occupé cette fonction et c’est aussi la première personnalité étiquetée à gauche dans cette circonscription.
En , désireuse de remettre à leur juste place les corps intermédiaires, elle est à l’initiative d’un rapport n°3064 sur les chambres consulaires, leurs missions et leurs financements avec Catherine Vautrin, députée Les RépublicainsMonique Rabin, une députée en quête de sens, La Croix, Corinne Laurent, 30 juin 2016.
Au cours de la législature, en compagnie d’Éva Sas (EELV), elle tente d’imposer les nouveaux indicateurs de richesse, c’est-à-dire que soit évaluée la loi de finances à partir d’indicateurs sociaux et environnementaux partagés et mesurables à partir d’un rapport du gouvernement présenté chaque année en préalable de la discussion de la loi de Finances au même titre que le cadrage traditionnel du budget à l’appui de données comme le PIB. Cette proposition n’a pas eu l’écho escompté..
Sans être « frondeuse », elle prend progressivement une certaine indépendance vis-à-vis de son groupe politique : taxation des transactions financières pour financer de la loi croissance et activité l’aide au développement, combat contre la privatisation du laboratoire français du sang, intervention contre les tests osseux et gynécologiques infligés aux mineurs étrangers pour déterminer leur statut, combat contre la loi travail et la déchéance de nationalité. En fin de législature, elle interpelle le gouvernement sur les perturbateurs endocriniens et les néonicotinoïdes..
En circonscription, adepte d’une démocratie continue., elle réunit les électeurs chaque année pour un bilan de son action. Quatre fois par an, elle se déplace à l’occasion d’une "journée territoire" mettant en valeur les acteurs associatifs, économiques et politiques.. De plus, Monique Rabin a organisé plusieurs débats en circonscription, notamment un sur la loi pour le mariage pour tous, à Machecoul..
Elle intervient en soutien de l’accueil des migrants à Saint-Brevin-les-Pins en 2016.. Ce soutien lui vaut, comme à ses collaboratrices, des attaques répétées, des menaces de mort. De même, elle accueille à l’Assemblée Nationale un groupe des gens du voyage dans le cadre de ses engagements d’ouvrir à tous et toutes le siège de la République.. Cet accueil lui vaut de nombreuses critiques.
L'originalité de son mandat à l'Assemblée Nationale est d'avoir voulu se former en permanence, par immersion, aussi bien en passant 3 jours parmi les gendarmes, en découvrant toutes les facettes du métiers, que chez un paludier, ou dans au Port à sec de Saint-Brévin.. Elle a également fait 2 journées en immersion au tribunal de grandes instances de Nantes, découvrant l'implication des magistrats et greffiers face au manque de moyens.
Certains des combats de Monique Rabin n'ont pas abouti, comme l’instauration d’une réserve naturelle en bord de Loire, l’augmentation des moyens pour l’hôpital de Paimboeuf., et le soutien accru aux emplois des personnes handicapées dans les entreprises adaptées..
Candidate à sa réélection à la députation, elle est battue dès le premier tour le , ne réunissant que 13,3 % des suffrages exprimés et 7 % des inscrits, derrière Yannick Haury (LREM, 36,9 % des suffrages exprimés) et Claire Hugues (LR, 15,27 % des suffrages exprimés). Élu au deuxième tour le avec 65 % des voix, Yannick Haury lui succède à l'Assemblée Nationale..
Aux élections présidentielles de 2017, elle soutient Benoît Hamon, alors que, déçue par son mandat, avec un regard critique sur l’incapacité des députés à agir., et par la non prise en compte des évènements comme « nuit debout, » signe d’une démocratie abîmée, elle avait quitté le Parti socialiste.
Retrait de la vie politique Adhérente de Place publique depuis 2018, Monique Rabin y est co-animatrice du pôle des élu-es, investie dans la transmission de valeurs et de pratiques politiques.. Elle s’est engagée pour un candidat unique de toute la gauche aux élections législatives 2022. qui ont vu la réélection de Yannick Haury (Renaissance).
Récapitulatif des mandats Députée de la de la Loire-Atlantique de 2012 à 2017. Maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu de 2008 à 2014. Conseillère régionale des Pays de la Loire de 2004 à 2012. Vice-présidente du conseil régional des Pays de la Loire de 2010 à 2012. Membre du conseil municipal de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu de 2001 à 2020.
Notes et références
Liens externes
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